La fabrication parisienne des élites

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Jamais les classes préparatoires des lycées de la capitale – et de Versailles – n'ont empli à ce point les grandes écoles de la République.
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Les résultats aux concours 2011 des classes préparatoires du lycée public Louis-le-Grand et du lycée privé Sainte-Geneviève dessinent la géographie des très grandes écoles. A ses 105 polytechniciens, le lycée "LLG", situé dans le Ve arrondissement, ajoute 80 admis dans les Ecoles normales supérieures (ENS), 60 à Centrale et 142 aux Mines. Privilège presque indécent, parmi eux, seuls 30 iront dans les ENS, 38 à Centrale et 15 aux Mines... Les autres ayant réussi dans d'autres concours ou parce qu'ils préfèrent tenter l'X à nouveau l'année suivante. En classe prépa aux écoles de management, sur 45 candidats, 20 s'offrent un ticket pour HEC, 5 pour l'Essec et 6 pour l'ESCP.

À Sainte-Geneviève, plus connue sous le nom de "Ginette", les résultats sont aussi décoiffants. «Nous plaçons en moyenne 80 étudiants à Polytechnique, 15 à l'ENS, entre 50 et 60 à Centrale et une vingtaine aux Mines. Notre repère, c'est que la moitié de la promo intègre l'une de ces quatre écoles. En management, entre 70 % et 90 % de nos étudiants sont reçus dans les six parisiennes, avec en général la moitié à HEC et l'Essec», rappelle Jean-Noël Dargnies, le proviseur. Les polytechniciens ne se recrutent pas dans "40 maternelles", comme l'avait affirmé Jacques Attali il y a quelques années. Mais ils passent par une poignée de lycées parisiens.

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