La Parisienne Libérée: «La petite guerre humanitaire»

Cette semaine, la Parisienne Libérée met en musique les efforts présidentiels pour passer sous silence les intérêts français en Centrafrique.

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Depuis une semaine, François Hollande répète sur tous les tons que l'intervention militaire en Centrafrique n'a pas d'autre but que de sauver des vies (voir ici ou ). Cette doctrine vient de franchir une nouvelle étape avant-hier lors du discours prononcé à Bangui, dans lequel le président a déclaré aux soldats : « La France vient défendre, avec vous, la dignité humaine » (voir ici à 7'40). Après une guerre contre le mal sur le théâtre malien, c'est donc une guerre humanitaire qui semble s'engager en Centrafrique.
Au passage, le président omet d'expliquer que la Centrafrique est un territoire stratégique pour la France : même si l'exploitation des mines d'uranium chèrement acquises par la France semble pour l'instant compromise (infrastructures inexistantes), on ne peut pas écarter l'existence d'intérêts liés à ces fortes réserves de minerai. Par ailleurs, la présence militaire française en Centrafrique n'est ni récente ni exceptionnelle, le pays ayant longtemps abrité d'importantes bases militaires. L'année dernière, tout en annonçant sa décision de ne pas intervenir dans les affaires centrafricaines, la France justifiait la présence de 200 soldats par la nécessité de protéger ses ressortissants et ses intérêts.
Si, comme l'affirme François Hollande, l'époque de la Françafrique est « terminée », le moins que l'on puisse dire c'est qu'elle a laissé une forte empreinte mélodique dans la parole de l'actuel chef de l'État !

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