A Gennevilliers, «le risque, c'est l'état d'exception permanent»

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Mardi 12 janvier, le député PS Alexis Bachelay avait invité des habitants de Gennevilliers (Hauts-de-Seine) à débattre de la déchéance de nationalité et de l'état d'urgence. La plupart de gauche, et très déboussolés.

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Il y aura peu de monde ce soir, alors on a placé les chaises en demi-cercle : comme au coin du feu, en beaucoup moins confortable. À la Bourse du travail de Gennevilliers (Hauts-de-Seine), discret bâtiment caché au milieu d’immeubles d’habitation, seules une vingtaine de personnes sont venues discuter mardi 12 janvier attentats, terrorisme, état d’urgence et déchéance de nationalité. Le député socialiste de la circonscription, Alexis Bachelay, avait lancé les invitations sur Internet et les réseaux sociaux. Dans l’assistance, on trouve des militants socialistes, des sympathisants, des citoyens qui penchent vers la gauche. En ces temps d’état d’urgence, ce genre de rencontres est assez rare pour être signalé. « Tout ne peut pas passer par la télé. Il faut se donner le temps de se retrouver pour débattre, de discuter », dit Alexis Bachelay pour lancer la soirée.