Nucléaire : la commission Besson veut interdire les fermetures administratives des centrales

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Au nom de la chasse au gaspillage « d’énergie, d’argent, de compétences humaines », le rapport Energies 2050 prône le prolongement de la durée de vie des centrales nucléaires françaises au-delà de 40 ans. Pourtant, rien ne garantit que la sûreté des réacteurs français puisse être garantie à ces échéances.

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Au nom de la chasse au gaspillage «d’énergie, d’argent, de compétences humaines», le rapport Energies 2050 rendu lundi matin au ministre de l’industrie, Eric Besson, prône le prolongement de la durée de vie des centrales nucléaires françaises. Ce n’est pas une surprise, Mediapart avait déjà largement révélé (voir ici notre article) le contenu de ce document, commandé pour préparer la programmation pluriannuelle des investissements énergétiques qui doit être votée l’année prochaine. «Fermer tout ou partie du parc nucléaire français avant 2030 reviendrait à détruire l’investissement que la France a consenti depuis plusieurs générations» (du moment que l’autorité de sûreté – ASN – autorise l’allongement de la durée de vie des réacteurs), a déclaré Eric Besson. Il souhaite donc que les tranches nucléaires restent en service au-delà de 40 ans, alors que la durée de vie théorique des réacteurs était estimée à 30 ans lors de la création du parc.