Guy Wildenstein dans l'étau de la justice et du fisc

Par
Visé par plusieurs plaintes, le collectionneur doit être entendu la semaine prochaine par la police. Selon nos informations, l'administration fiscale instruit elle aussi le dossier de présomption de fraude fiscale à grande échelle. Proche de Nicolas Sarkozy, membre du Premier cercle des donateurs de l'UMP, le célèbre marchand d'art ne semble plus profiter de la quasi-immunité que lui offrait sa proximité avec l'Elysée.

La lecture des articles est réservée aux abonnés.

L'étau de la justice mais aussi du fisc se resserre autour de Guy Wildenstein. Visé par plusieurs plaintes pour « abus de confiance, organisation frauduleuse d'insolvabilité, blanchiment d'argent, recel d'abus de confiance, recel de blanchiment d'argent, faux en écriture privée, usage de faux en écriture privée », il doit être entendu la semaine prochaine par la police, dans le cadre de l'instruction conduite par deux juges, Guillaume Daieff et Serge Tournaire. Dans le même temps, selon de très bonnes sources auxquelles Mediapart a eu accès, l'administration fiscale instruit elle aussi le dossier fiscal. C'est donc un tournant dans l'affaire Wildenstein, car longtemps il était reproché au ministère des finances une très choquante inertie au motif supposé que Guy Wildenstein, élu UMP de la circonscription de Washington à l'Assemblée des Français de l'étranger, membre du Premier cercle des donateurs de l'UMP (la structure créée autour d'Eric Woerth pour financer la campagne de Nicolas Sarkozy), était un proche du chef de l'Etat. Mais voilà que cette protection n'en est pas une – ou n'en est plus une.