François Maspero, ce résistant

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François Maspero est décédé, samedi 11 avril, à son domicile parisien. Il avait 83 ans et, derrière lui, une vie d’éditeur, de libraire, d’écrivain et de traducteur. Une vie de résistance surtout, aux injustices comme aux impostures. Pour Mediapart, dont il a inspiré le logo, c’est plus que la perte d’un ami, celle d’une figure tutélaire, protectrice et inspiratrice.

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François Maspero est mort le jour du soixante-dixième anniversaire de la libération de Buchenwald, ce camp de concentration où son père, le sinologue Henri Maspero, s’est éteint, le 17 mars 1945. François avait l’habitude d’écrire et de dire que sa seconde naissance remontait au 28 juillet 1944, jour de l’arrestation par les nazis de son père et de sa mère, Hélène – la seule à être revenue. « Oui, mais d’une seconde naissance à la mort. J’avais douze ans et demi », insistait-il, fin 2014, dans l’un de ses derniers entretiens.