François Maspero est mort le jour du soixante-dixième anniversaire de la libération de Buchenwald, ce camp de concentration où son père, le sinologue Henri Maspero, s’est éteint, le 17 mars 1945. François avait l’habitude d’écrire et de dire que sa seconde naissance remontait au 28 juillet 1944, jour de l’arrestation par les nazis de son père et de sa mère, Hélène – la seule à être revenue. « Oui, mais d’une seconde naissance à la mort. J’avais douze ans et demi », insistait-il, fin 2014, dans l’un de ses derniers entretiens.