A Grenoble, une démarche inédite sur les discriminations à l'école

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Rire ... d'après ce que j'ai compris, mais rien n'est sûr... on veut venir à bout du favoritisme et du chouchoutage ... ou inversement de la disparition des "têtes de turc" ... c'est pas gagné !

 Heureusement que nous sommes présentes sur ces sujets capitaux !

+ 1000, comme on dit en ces lieux! Cela dit, des enseignants racistes, j'en ai connu, mais c'est heureusement une très faible minorité (je me permets cette généralisation pour avoir enseigné dans de multiples établissements, j'ai commencée comme TZR - remplaçante, pour les non-initiés à notre jargon). Et ce n'est pas avec ce genre de... euh... bidule qu'on les fera changer.

Quant aux réformes, il en faut, mais des vraies (cf les rythmes scolaires Clin d'œil) et pas lancées n'importe comment uniquement pour marquer son territoire de nouveau ministre et faire des économies budgétaires : depuis que j'enseigne je n'ai vu que des âneries en la matière, et les élèves traités en cobayes... au mieux!

Anne Troncal,

Entièrement d'accord avec votre synthèse.

- Dire je cite : "Qu'il y a un préjugé qu’à résultats égaux, ils n'auront pas la même capacité à réussir selon qu'il soit noir, blanc ou jaune", sont déjà des propos racistes qui n'ont pas leur place au sein de l'Education Nationale qui se trompe de démarche puisqu'il n'y a pas de discrimination à l'école.

- Ce n'est pas dans la tête des élèves qu'il faut chercher les origines du racisme bien au contraire, l'école à cette qualité majeure de les amener à se côtoyer en toute simplicité rigoler ensemble, se faire des copains et découvrir un multiculturalisme positif.

- Ce sont chez les parents, leurs aînés et dans la société en générale que l'on trouve les racines de ce sentiment plus ou moins réprimé ou affiché, souvent stigmatisé, voire médiatisé, de ce racisme tangible et pourtant si mal vécu ou  trop ressenti par tant d'autres.

- Tout comme les médecins soignent, les enseignants instruisent sans la moindre notion de différence culturelle ou raciale.

- Le problème des enseignants ne se situe absolument pas à ce niveau, mais sur la remise en cause permanente de leur autorité à l'égard de leurs élèves qui ne respectent plus la discipline ni la moindre punition et se targuent de la protection parentale omniprésente.

- Cette dérive subjective des parents est l'aveu patent de la confiance retirée au corps enseignant depuis des lustres au prétexte que la parole de l'enfant revêt désormais un statut qui serait de nature à rivaliser avec l'autorité du professeur.

- L'Education Nationale ne doit pas se tromper de cible, elle doit en premier lieu restituer et asseoir l'autorité du corps enseignant par une règlementation générale définissant les rapports entre :

* Etablissement et Parents

* Professeurs et élèves

* Respect

* Discipline

* Punitions

Sorte de code de bonne conduite qui se doit chaque année être signé par les parents, l'enfant et l'établissement.

Vous avez parfaitement analysé Lise,

"Cette dérive subjective des parents est l'aveu patent de la confiance retirée au corps enseignant depuis des lustres au prétexte que la parole de l'enfant revêt désormais un statut qui serait de nature à rivaliser avec l'autorité du professeur"

Dans le même temps il est curieux de voir les parents considèrer l'éducation comme est une des fonctions de l'école ... tout en mettant en cause en permanence l'autorité des maîtres.

D'accord avec vous Fabrizia. Un peu d'agitation décalée. Pourtant.... (voir mon intervention plus bas)

A jip11

Je ne suis pas d'accord avec la totalité de votre intervention plus bas...  En l'état en tout cas. Mais nous sommes là pour discuter, et nous (vous, moi ou d'autres) discuterons sereinement, d'autant plus que dans cette discussion l'avenir d'aucun élève n'est en jeu immédiatement.

Je constate tristement que les jugements des lecteurs de Médiapart sur ce projet sont sévères et un peu simplistes. 

Il faut bien comprendre que les jugements discriminatoire sont bien souvent automatiques et inconscients. Ils ne sont pas que le fait d'idéaux politiques ou de valeurs morales. Par exemple, certainement toutes les personnes ayant fait des commentaires du type "on sait si on est raciste ou pas" en réaction à cet article font des jugements discriminatoires toute la journée. Les choses ne sont pas si simples. Ils sont parfois mêmes appliqués à soi même. Dans ce cas c'est ce qu'on appel de l'auto-catégorisation. 

Je vous donnes quelques exemples : 

1- Sur l'auto-catégorisation parce que c'est le premier qui me vient : 

Si on demande a des élèves noirs ou basanais (par exemple) d'indiquer quelle est la couleur de leur peau avant de répondre à un test de connaissance il réussiront moins bien que qi on ne leur demande pas. 

Comme il y a certainement quelques blondes parmi les personnes qui ont laissé des commentaire, je prend un autre exemple. Il a été montré dans un article récent (chercheuse : C. Bry) qu'exposées au stéréotype des blondes, des étudiants réussissent moins bien à un test de connaissance générale. 

 

2 - Sur les jugements envers les autres : 

Il est fort possible, par exemple, que nous réalisions le biais de jugement suivant : 

Un étudiant black ou habillé en banlieusard a un comportement agité pendant les cours. Vous attribuerez peut être ce comportement à des causes internes (comme la personnalité par exemple) et sous estimerez des causes externes (tel que son environnement social) parce qu'il est constant dans ce comportement. Votre réponse éducative sera inadaptée. Pire ne pensant pas pouvoir changer son comportement vous ne tenterez même pas une réponse éducative. 

Un étudiant blanc ou habillé en bobo est agité pendant les cours. En constatant que les gens habillés en bobo sont généralement moins agités que les autres vous aurez peut être tendance à surestimer les éléments externes dans l'explication de ce comportement. 

L'inverse peut être vrai aussi. 

 

Cette initiative peut être utile à plusieurs égards :

- D'abord il peut permettre de faire prendre conscience aux personnels de mécanismes de discrimination qu'ils ont automatisé. Le travail d'enseignant est comme un autre travail quand on a peut de moyens. Pris dans la routine et dans la cadence on met en place des automatismes pour faire face à certaines question réccurentes.

- Ensuite des conclusions scientifiques claires et robustes faites sur le terrain (ce qui n'est pas chose courante dans les écoles parce qu'il faut le concours des gens sui y travail) permettent de mettre en lumière ces mécanismes sans qu'on puisse réellement les remettre en cause (au niveau politique au moins) et donc de légitimer le financement de projets souvent couteux.

Par exemple si on se rend compte que le manque de moyens provoque des automatismes de jugement alors cela légitime un peu plus l'augmentation des effectifs. 

 

Enfin je ne m'éttend pas plus mais ne soyez pas trop sévères. on ne fait pas d'avancés significatives uniquement avec des grandes idées et des grands principes. 

 

bonne journée. 

 

Désolé pour les fautes. Pas le temps de corriger

A Youri Gentet

Si on demande a des élèves noirs ou basanais (par exemple) d'indiquer quelle est la couleur de leur peau avant de répondre à un test de connaissance il réussiront moins bien que qi on ne leur demande pas.

C'est fort possible, et même probable. Mais ça se pratique, ça? Où?

 

Youri, votre intervention est intéressante car elle permet d'aborder cet article avec un autre angle de vision.

La plupart des enseignants savent très bien faire la différence entre un agité notoire et un gamin sapé à la mode banlieue un peu turbulent ... entre un enfant en détresse et un "fouteur de merde" même si parfois les deux ont des comportements identiques ... et qu'importe sa couleur de peau. Cela s'appelle l'expérience du terrain au fil des années ...

Comme les enseignants sont aussi des humains, avec un vécu et une culture, il arrive qu'ils se plantent.. ils leurs arrivent aussi un jour "sans" de faire une remarque à un gamin pour laquelle ils ne prennent pas aussitôt la mesure de l'impact ...c'est une chose qui n'évoluera pas, car elle touche à la réaction spontanée !

Maintenant je ne me souviens pas avoir entendu dans ma carrière un seul enseignant demander à un gamin s'il était blanc ou noir avant interrogation ... ni formuler la moindre remarque sur une tête blonde ...

Je reste comme Fabrizia très dubitative sur l'intérêt réel de cette étude et ses répercutions dans le futur...

 

J'espère que ça ne se pratique pas. En réalité je décris là les résultats et la méthode utilisée dans une expérience en psychologie sur l'auto-catégorisation.  

Il s'agissait juste d'illustrer que les jugements discriminatoires (ou stéréotypés) sont bien souvent inconscients et automatique et que si nous les appliquons à nous même alors nous devons bien les appliquer aux autres. Les valeurs ou l'éducation encouragent ou réduisent certainement ces biais de jugement et en particulier ceux basés sur des caractéristiques physiques mais cecis restent toujours présents et ils ne sont finalement pas déterminés uniquement par des préjugés racistes ou sexistes ou autres. En d'autres termes, il ne suffit pas de savoir que la couleur de peau ou la provenance géographique à moins à voire avec le comportement d'une personne que les déterminismes sociaux pour ne pas émettre des jugements biaisés. 

 

L'intérêt réel de cette étude est à minima d'exister. On ne règle pas les problèmes sans se poser de questions. Sans doute servira-t'elle plus dans un premier temps l'équipe de chercheurs l'ayant engagée que les enseignants et personnels y participant (même activement). C'est de la recherche et l'intérêt de la recherche est à long terme. 

 

Comment arriver à comprendre que l'école, dans sa forme actuelle, ne réduit pas les inégalités mais les reproduits ? Certainement pas seul face à soi même. 

De mémoire un des termes employés par le sociologue ayant initié cette recherche est de "légitimer par le bas" l'importance de ce questionnement sur les discriminations. Montrer qu'elles existent. En établir les causes (certainement pas au niveau des personnes - c'est humain de juger - mais au niveau de l'organisation, des méthodes). Puis agir sur ces causes pour réduire ces inégalités. Bien entendu la première des causes est le manque de moyen. Avec des effectifs de 5 élèves par classe et donc une attention supérieure par élève, ces problèmes seraient sans doute réglés. 

En attendant, je trouve très intéressant de pouvoir répondre à cette question posée par les chercheurs : "A note égale on ne propose pas le redoublement à tout le monde, pourquoi ?" Et il y a fort à parier que la réponse ne se trouve pas (que) dans des préjugés relatifs à des caractéristiques physiques. 

 

Pour être un peu provoc (même s'il ne s'agit sans doute pas de la même chose). Je suis sûr que ceux qui regardaient partir Darwin en voyage autour du monde se demandaient quel était l'intérêt réel de ce voyage et ses répercussions dans le futur... ;)

 

 

Merci d'insister ! 

En lisant les remarques des internautes ce que je trouve intéressant c'est justement de constater les crispations.

Bien entendu qu'à EN, les enseignants sont dans leur écrasante majorité sensibles aux facteurs de discriminations et luttent contre. Pour autant, faire intervenir des chercheur favorise les démarches réflexives et permettent de mieux faire. Quand le sociologue en est vraiment un et vraiment un chercheur (j'ai un souvenir effroyable d'IUFM su ce point particulier avec angélisme stupide et culpabilisation des enseignants contre productive à souhait ...... et le psychologue était pire encore ..... mais c'est une mauvaise expérience et non les outils qui sont à remettre en question). Le dispositif adopté à Grenoble me semble montrer un écueil souligné dans l'article : l'équipe a du mal à s'approprier des démarches qui pourraient encore et encore les culpabiliser ............ les internautes reflètent une crispation inquiétante du terrain.

J'en déduis forcément que la question est bonne, peut - être mal posée et peut - être sur un dispositif peu convainquant mais la question est bonne. 

Oui c'est très provoc d'invoquer Darwin...

Ce qui est curieux c'est que je suis en accord avec votre vision ... finalement un reflex professionnel, vient sans doute perturber le tout !

j'adore cette bonne conscience et ce déni chez des enseignants  ! pourtant la discrimination existe, la discrimination économique et culturelle : les enfants d'enseignants ont bien plus de chance de réussir dans le système tenu par leurs parents que les autres enfants, ensuite viennent les enfants des classes supérieures (se croyant moyennes) et bien derrière : les pauvres, quelques soient leurs "origines" - savoir si l'"origine" est surhandicapante est cependant aussi intéressant, et s'en interdire l'étude sous le prétexte que : "ya pas de ça chez nous" est vraiment navrant !

Allez les autruches ! restez la tête dans le sable, et continuez à favoriser vos enfants sans même vous en rendre compte !

"les enfants d'enseignants ont bien plus de chance de réussir dans le système tenu par leurs parents que les autres enfants"

Voilà une phrase qui prouve que vous connaissez bien mal le milieu ... ceci dit votre réponse n'est pas fausse mais ce n'était pas le sujet de l'étude qui s'adressait davantage aux enseignants dans la classe...

Un gamin immigré, noir ou basané, issu des "cités" aura plus de mal à gravir les échelons, personne ne le nie ... mais là ça dépasse le stade de l'école, du collège ou même du lycée

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  • 14/06/2012 15:32
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@ Lucie Delaporte

Je n'ai vu aucune référence aux billets du collectif du lycée Mounier se battant pour rester ouvert et résister aux programmes immobiliers envisagés par la mairie de Grenoble en prétextant sa vétusté avec l'accord du conseil régional de Rhône Alpes.

Votre article témoigne de la qualité et de l'engagement d'une équipe éducative qui a été sauvée de la mauvaise volonté des élus, dont une adjointe au maire de Grenoble qui siège aujourd'hui au gouvernement.

Cela montre l'importance de la mobilisation citoyenne contre les appareils politiques et les bienfaits d'une telle vigilance.

Je pense que Lucie Delaporte n'y fait pas référence parce que cette étude sur les discriminations est déconnectée de l'affaire Mounier : la 1ère réunion sur ce thème a en effet été organisée au lycée en décembre 2009 alors que l'annonce de la fermeture de l'établissement n'est elle survenue qu'en septembre 2010.

Il est toutefois certain que ce travail a été fortement affecté par le contexte exceptionnel traversé par l'établissement, qui, au prix d'une lutte acharnée de la communauté éducative, a finalement échappé à la fermeture, mais a vu ses effectifs réduits de façon drastique (3 secondes à la rentrée 2011 au lieu de 7 en 2010) pour de pseudo raisons de sécurité.

Par ailleurs avait lieu aujourd'hui à Lyon une audience de la Cour administrative d'appel de Lyon, pendant laquelle le rapporteur public a demandé le rejet de l'appel du ministre contre les jugements de novembre 2011 ayant annulé les décisions du recteur et de l'inspectrice d'académie, qui sont donc bien juridiquement liées au décisions illégales du président de Région Queyranne.

Sujet moins attirant effectivement que les conneries de l'aut'naze twiteuse apparemment :-)
Pas assez people ! C'est terrible.

Stigmatiser la twitteuse paraît être une erreur.

Ne doit-on pas chercher un peu plus loin que les apparences quand l'auteur du twitt est titualire d'un DESS de communication politique et sociale de l'université Paris-1 Panthéon-Sorbonne ?

Le twitt semble plutôt alerter sur le comportement du PS à l'égard de François Hollande et de Ségolène Royal.

Ce n'est qu'un point de vue.

Pitié, assez avec ce twitt (je ne sais même pas comment ça s'écrit) ! J'eusse souhaité que la presse n'en fît pas une affaire nationale, surtout, il y a quand même plus important en matière de politique intérieure !

Je ne dis pas cela pour vous agresser, hein, mais ce n'est pas la question sur ce fil... Cordialement.

oui sorry Sourire

 A goucyloun

C'est à POJ que je m'adressais, mais qu'importe (et je ne cesse de demander à Mediapart d'indiquer quel message répond auquel, pour la clarté des discussions...), ne soyez pas sorry (ni POJ d'ailleurs), je deviens un peu vive sur le sujet DU twitt qui me sort par les yeux! Sourire Aussi.

Les enfants entre eux ne font pas de différence , la couleur de peau et la nature des cheveux ne les intéresse pas jusqu'au moment où ils entendent "les autres" les caractériser en tant que "noir" "maghrébin" "polonais" ou "marseillais".

 

Le racisme s'acquière sans que l' on y prenne garde, par habitude, par fainéantise intellectuelle, et les enfants captent bien le modèle que sont  les adultes de la famille, dans leur quartier, à l' école ou ailleurs dans la société et ce qui se dit dans les média. Les stéréotypes et les préjugés (quand ils sont intériorisés) vont bon train comme allant de soi ou comme quelque chose de naturelle pour un individu normalement constitué et pas méchant pour un sou.

Il est nécessaire effectivement pour s'en rendre compte de prendre du recul et analyser notre façon de voir, d'entendre, de comprendre mais je crois que c'est valable pour tout le monde envers tout le monde pas seulement envers les minorités visibles, ou les quartiers populaires.

A Bernadette Lafourcade-Azarian

Votre témoignage est très intéressant, mais faut-il un "projet" de relativement grande ampleur (et auquel je n'ai toujours pas compris grand-chose) pour s'interroger sur ses pratiques d'enseignant, et pour en parler avec les collègues? S'interroger sur ses pratiques, normalement, on le fait tous les jours, non ? Et ce que vous racontez, il suffit de le raconter en salle des profs pour que tout le monde soit instruit de la chose, il me semble.

Je doute par ailleurs qu'un élève souffre de discrimination parce qu'il baisse les yeux parce qu'on le gronde, ou alors on est vraiment tombé sur la tête, ce qui n'est pas impossible, notez.

 

Ce qui ressort de l'article c'est l'apparente impossibilité à collaborer entre enseignants et chercheurs. On pourra donc continuer à reprocher à ces derniers de brasser du vent sur des questions auxquelles ils ne sont pas confrontés sur le terrain mais refuser d'envisager l'intérêt des outils de la recherche pour aller plus loin que les simples conversations en salle des profs n'aidera pas non plus.

Concernant l'anecdote que vous évoquez, elle ne cherche évidemment pas à simplement dire que c'est une preuve d'une discrimmination, mais à éclairer sur l'importance d'une réflexion et d'une formation des enseignants sur ce sujet des différences culturelles.

L'absence des enseignants n'était pas liée à un manque d'intérêt de leur part mais au contexte de lutte décrit dans le commentaire plus haut. Cdt.

D'accord avec vous Bernadette au sujet des certitudes des enseignants.

Cette histoire africaine est réelle j'en témoigne. Si le professeur ne le sait pas il ne comprend pas l'élève.
En même temps l'élève doit s'adapter aux usages locaux.

Je ne cherchais pas à donner un exemple de discrimination. Cette anecdote, parmi tant d'autres que j'aurais pu évoquer, voulait insister sur le fait que des rencontres ou des actions de formation avec des spécialistes comme les éthnopsychiatres me semblent non seulement utiles mais aussi indispensables, puisqu'il a été mis fin prématurément à la réflexion engagée, certains collègues refusant de s'interroger sur des pratiques sur lesquelles ces ethnopsychiatres (d'origine africaine : un camerounais, une kabyle) avaient "l'outrecuidance" de porter un regard non occidental. Ce rejet de l'autoanalyse m'avait choqué à l'époque (on était encore sous le gouvernement Jospin). Voilà tout ! 

Tout à fait d'accord avec vous. Lorsque je suis arrivée en lycée professionnel j'ai été confrontée de manière bien trop brutale à des milieux sociaux, des histoires, des parcours bien trop éloignés de mes expériences précédentes. L'appui des collègues c'est bien mais il faut aussi un regard distancié, d'autres approches pour trouver l'équilibre

D'accord avec vous Gilles.

Si chacun ne s'élève pas au-dessus de son rôle pour essayer de voir globalement les enjeux, chacun reste tout petit.

Sujet intéressant mais à coté de la plaque,  à mon humble avis: le problème n'est pas la couleur de la peau, mais les enjeux autour de la maitrise de la langue.

< les sociologues tels que Bourdieu et Passeron ont préféré expliquer l’avantage des "héritiers" par l’"inégale distance" entre le parler scolaire et le parler prévalant dans les différents milieux sociaux, avec en arrière-plan une théorie de la domination sociale dont le langage et plus largement la culture valorisés à l’école étaient les vecteurs.:  http://www.inegalites.fr/spip.php?article235

à propos de la "domination sociale " et de la "culture valorisée":  concernant les enfants dont les parents n'ont pas le français pour langue maternelle , des chercheurs allemands ont démontré que les enfants dont les parents s'adressaient dans leur langue maternelle à leurs enfants réussissaient beaucoup mieux que ceux dont les parents parlaient la langue du pays d'accueil à la maison, croyant "faciliter" ainsi l'intégration de leurs enfants. http://www.dw.de/dw/article/0,,15753337,00.html ; ref:  article "la langue maternelle a la cote"   C'est également ce que démontrait le livre "l'enfant bilingue" .

Cependant, trop peu d'enseignants français sont familiarisés avec ces questions, et trop souvent ils s'insurgent chaque fois à l'idée qu'une autre langue soit parlée à la maison, craignant une aggravation des difficultés sauf si la langue en question est l'anglais ou l'allemand, ou à la rigueur une langue européenne

idées reçues-sur-le-bilinguisme: /http://www.bilinguisme-conseil.com/le-bilinguisme/id%C3%A9es-re%C3%A7ues-sur-le-bilinguisme/

il y a également, dans l'enseignement en France mais aussi en Allemagne,  une sorte de hiérarchie _ plus ou moins consciente _qui s'établit: des langues "nobles" et valorisantes pour le devenir scolaire et des "sous-langues" dangereuses pour la scolarité,  si elles sont parlées à la maison.  En soutien scolaire, une jeune fille française dont les parents étaient marocains, me déclarait "l'arabe ne sert à rien" . et s'acharnait sur l'apprentissage de  l'espagnol après l'anglais, sans pouvoir atteindre la correction nécessaire à la réussite scolaire dans son expression française.

Pourtant " le Professeurr Andreas Rohde de 'université de Cologne souligne que les enfants qui maitrisent bien leur langue maternelle, apprennent même plus facilement les autres langues que les autres, car ils maitrisent les stratégies d'apprentissage dont ils ont besoin. Dans les écoles cependant, ces recherches ne jouent encore pas grand role. "

Les travaux menés en Suède montrent également l importance capitale de la maîtrise de la langue maternelle. Le système scolaire en a donc fait une stratégie.

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  • 14/06/2012 18:38
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Vous progressez Mme Delaporte, vous n'avez même pas cité Dubet cette fois ! Bon, vous l'avez remplacé par un autre sociologue (qui, au moins, a le mérite d'aller sur le terrain, lui) mais c'est un bon point pour vous. Encore un effort et vous parlerez des vrais sujets.

S'il vous faut absolument un sociologue, essayez Nathalie Bulle plutôt que vos donneurs de leçons ordinaires. C'est beaucoup plus instructif !

La discrimination a l'ecole mais tous les léve en profite : 

T'es redoublant, toute l'année on va te le dire en classe devant tes camarades . Si tu as une bonne note : "c'est normale tu redoubles", si c'est une mauvaise , "c'est pas normale t'es un feignant : tu redoubles"

Les notes et l'evaluation par l'erreur aide bien les profs a garder leurs pouvoir (sur des enfants , gros courage) , et les eleves a se sentir sur le dui vive ou a avoir honte .

A Quand des evaluation où ce qui est reussit est souligné et ce qui est faux ou mal fait est expliqué. On ne progresse que sur nos acquis pas sur un image de sois discredité .

Veuillez m'excusez, mais vous sortez ça d'où?

La discrimination a l'ecole mais tous les léve en profite : 

T'es redoublant, toute l'année on va te le dire en classe devant tes camarades . Si tu as une bonne note : "c'est normale tu redoubles", si c'est une mauvaise , "c'est pas normale t'es un feignant : tu redoubles"

Si je sais qu'il existe de (rares) enseignants racistes, des trucs pareils, je n'en ai jamais entendu parler depuis que j'enseigne ! Du reste à notre époque ça ferait scandale (donc ça se saurait, de toute façon tout se sait dans un établissement scolaire : les élèves parlent à d'autres professeurs qu'à ceux qui éventuellement les briment, aux CPE, à leurs camarades qui eux-mêmes en parlent), et à juste titre ! Il faudrait arrêter de régler ses comptes, peut-être fantasmés, avec son propre passé scolaire, en tapant sur les enseignants, quand on est adulte ! Ce genre de commentaire a peut-être eu cours - je ne parle pas de votre commentaire mais de ceux prêtés aux enseignants - mais ce n'est heureusement plus possible!

On ne progresse que sur nos acquis pas sur une image de soi discreditée .

C'est vrai Delphine : merci de cette intervention. Sourire

Oh, que de réactions sur la défensive ! Intéressant : ce billet semble fâcher beaucoup de monde. Les enseignants font globalement un travail formidable, mais on peut effectivement avoir des principes anti-racistes et discriminer sans s'en apercevoir. Oui, beaucoup d'entre ceux qui s'indigneraient d'une phrase ouvertement raciste... réagiraient instinctivement en limitant les chances d'un élève au moment d'une orientation. Il me semble très, très intéressant d'avoir le courage de se pencher sur ses propres pratiques, et interroger ses propres représentations. Nous avons TOUS besoin d'interroger nos représentations.

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  • 14/06/2012 20:45
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Aujourd'hui conseil de classes de sixièmes.

Nous abordons le cas d'un élève en grande difficulté. Il se trouve qu'il est hyperactif (vraiment), sous traitement médicamenteux, qu'il faut (la médecine) toujours ajuster entre l'excitation et le surdosage qui le rend éteint.

Là où nous avons trois classes de sixième avec à peine 20 élèves chacune, nous aurons l'année prochaine deux cinquièmes à 29.

Vient le moment pour le conseil d'examiner l'orientation de cet élève : passage en 5e ou redoublement 6e.

Une professeure (de français) défend ardemment le redoublement, au motif que dans les classes surchargées de l'année prochaine ce ne sera pas possible pour la classe, que déjà cette année les bons élèves ont souffert de ne pas avoir pu progresser comme ils l'auraient pu...

J'explique que l'orientation est une affaire individuelle liée à l'élève et non à son environnement ; je demande l'avis du conseil, c'est partagé 50/50.

Ainsi va la vie des élèves et des collèges. Tentation est forte d'en vouloir aux enseignants qui ne voient pas suffisamment l'élève. Pourtant il faut penser au groupe.

En même temps cet élève est grand, l'école est une souffrance pour lui et certains proposent qu'il y passe une année de plus que prévu !

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Pour mon compte je crois fermement, et j'ai des billes pour cela, qu'il faut se débarrasser du collège unique pour adopter le collège pour tous. Voyez un de mes billets sur mon blog, ce n'est pas une formule qui ronfle pour cacher la réalité, non ce collège n'est plus possible, il a été conçu pour l'élite et ne tient pas compte de l'élève de 2012.

Dans un collège rénové, avec des enseignants bivalents (enseignant deux matières) et présents bien plus largement qu'actuellement, leur regard ne pourra qu'évoluer favorablement.
La question de la discrimination ne peut ête traitée indépendamment de celle, plus large, que j'ai évoquée ci-dessus.

Jip11, principal de collège après avoir été directeur d'école, plus de 50 ans.

 Qu'est-ce que la bivalence (et encore faut-il bien maîtriser les deux matières qu'on enseigne, et plus les élèves sont en difficulté, plus c'est vrai!) va apporter, à votre avis ?

La bivalence est à associer à la disparition de la vie scolaire, c'est à dire à la prise en charge de l'éducatif par d'autres acteurs que les enseignants.
À peu près partout à l'étranger, on s'interroge sur ce système français bien curieux.

Ce qui ressort est qu'en France, au niveau collège, chaque enseignant s'occupe des acquisitions dans sa discipline, sans se préoccuper globalement de l'élève. C'est à l'opposé de ce qui se passe en primaire, où l'enseignant le prend globalement en charge.

Cette segmentation des enjeux et des acteurs nuit aux élèves qui ne sont plus ceux relevant de la population, favorisée, prise en charge au moment des CES (modèle du lycée napoléonien) avant 1975, alors que les autres fréquentaient le CEG (modèle de l'école fondamentale).

Sous Giscard avec le ministre René Haby a été retenu pour le collège unique le modèle du CES, donc du lycée. En résumé, un cours, un professeur, une salle, une heure. L'agitation de Fort-Boyard pour l'école... Déçu
Erreur funeste, jamais corrigée depuis.

Je ne crois pas qu'on puisse, ni qu'on doive, se préoccuper globalement de l'élève. Un enseignant n'a pas à être psycho-socio-je ne sais quoi. Surtout pas, même, dirais-je. En revanche, que l'on ne considère que sa propre discipline pour jouer un rôle dans l'orientation est évidemment absurde. Quant à la bivalence... soit, mais encore faut-il être pointu dans les deux matières (il faudra envisager une petite augmentation du temps d'étude et de formation, et de salaire... y sommes-nous prêts?), et plus les élèves ont de difficultés, plus c'est important, pas pour les écraser de notre savoir, mais pour pouvoir répondre à leurs questions d'une manière pertinente (et non pédante : de toute manière, être pédant avec un élève de sixième, c'est stupide. C'est stupide à tout niveau, d'ailleurs).

Les problèmes comportementaux que vous évoquez sont un autre problème, et je ne crois pas que la bivalence ait à voir avec cela.

Je vois à vos remarques que vous êtres proesseur du second degré, dans une logique de laquelle vous ne parvenez pas à sortir.

Vous faites fausse route, j'en suis totalement certain.

Déclarer qu'il ne faille pas se préoccuper globalement de l'élève est une façon de nier la personne humaine, je suis objectivement scandalisé.

Quant à être pointu dans deux disciplines, vous ne faites que reprendre ici le serpent de mer des professeurs qui empêchent l'évolution. C'est évidemment totalement faux puisqu'encore une fois je vous parle du collège.
Les professeurs ont désormais bac + 5 et ne sauraient pas enseigner deux disciplines alors que moi j'ai bac + 2 et ai su les enseigner toutes ?
Alllons !

PS : Dans mon collège intervient cette année une canadienne québécoise titulaire d'un diplôme d'enseignement bivalent français + histoire-géographie. Auriez-vous l'idée de dire que les élèves du québec seraient moins bien formés que les français ? Je vous invite à consulter les évaluations Pisa.

A Jip11

Oui, je suis professeur du second degré, et ne l'ai jamais caché, sans jamais nier l'importance du premier, de degré!

Et si votre seule base de réflexion, ce sont les données PISA, extrêmement contestées bien qu'ayant leur intérêt...

Si vous ne me répondez pas sur le fond on arrête.

Marre des discours hypocrites.

Nous allons arrêter pour ce soir, oui : j'étais en train d'essayer de compléter mon message - c'est ma manière d'écrire, et ce, pas pour piéger l'interlocuteur.

Je vous le livre en entier:

A Jip11

Oui, je suis professeur du second degré, et ne l'ai jamais caché, sans jamais nier l'importance du premier, de degré (au contraire, d'ailleurs)!

Et si votre seule base de réflexion, ce sont les données PISA, extrêmement contestées bien qu'ayant leur intérêt...

Sur ce, j'étais en train de vous répondre que plus les élèves ont de difficultés, plus il faut maîtriser ce qu'on enseigne, et ce dès le collège, pour pouvoir lui répondre de manière pertinente et ce sans être pédant ou péremptoire. De plus, personne n'a à juger de manière globale des capacités d'un élève (et en ce sens, au lieu d'aller vers la bivalence en collège, on ferait mieux de ne pas confier les classes de primaire à une seule personne), parce que personne n'en est capable, ni vous, ni moi. En outre les problèmes comportementaux n'ont rien à voir, je crois, avec le nombre de matières que chacun enseigne.

(Je m'aperçois que je me suis répétée, mais je ne modifie plus rien!)

Cordialement et bonsoir.

Et bien oui et non ........ parce que lettres, histoire, géographie et, puis, et, pour enfin enseigner l'histoire des arts ..... il faut donner des limites. Et surtout construire de véritables formations continues qui véritablement répondent aux besoins des enseignants. Pour enseigner en lycée professionnel, je peux témoigner que l'on ne peut pas tout faire aussi bien que nous le souhaiterions. Mais oui parce que cela favorise les pédagogies de projet.

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  • 14/06/2012 20:47
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Doublon, voir ci-dessous, merci.

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  • 14/06/2012 23:03
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Une étude de l'IREDU (*) de Bourgogne qui a déjà 25 ans montre qu'il y a une différence de 2 points de moyenne pour avoir la même probabilité de réussite scolaire dans le secondaire entre un enfant issu des classes soxiales favorisées et un autre issu des classes les plus défavorisées : bref les orientations que Jérémie obtient avec 9 de moyenne il faut 11 à Yasmina pour avoir les mêmes chances de les obtenir.

Ce sont différents facteurs qui agissent, dont un fondamental  qui est que pour obtenir une orientation il faut d'abord oser la demander et ensuite savoir la défendre. :

1 / Oser ce qui veut dire assumer une prise de risque et les familles les plus défavorisées sont sensibles plus que les autres aux risques d'échec scolaire et donc osent moins demander des orientations "ambitieuses"

2 / Savoir défendre, ça veut dire connaître les codes de la "maison éducation" et les milieux défavorisées les connaissent évidemment moins 

Illustration : lorsque le Ministre Chevénement avait lancé le fameux "80 % niveau bac pour une classe d'âge, beaucoup d'enseignants ont été dubitatifs... comment était-ce possible ? Il m'arrivait de leur rappeler que c'était sans doute possible puisque que déjà 95 % des garçons et 98 % des filles dont les parents étaient enseignants atteignaient le niveau bac !

Les enseignants osent demander et savent défendre leur demande. 

(*) IREDU institut de recherche en Education, étude sur une cohorte de 6000 élèves de collége. 

Je soutiens cette approche collective qui tend à comprendre les catégories majoritaires et minorisées  - reconnaître l'existence de ces catégories ne revient pas à les créer, et en outre il ne s'agit pas d'en faire une grille unique d'analyse, et sans se focaliser sur la couleur de peau.

 

Une remaque me pose problème : " « On peut être profondément anti-raciste et discriminer tous les jours, souligne Fabrice Dhume. "

Cela ressemble plutôt à un déni, et peut-être le sociologue entend dire par là que proférer des accusations de racisme est contre-productif, mettant les gens sur la défensive car ils n'ont pas conscience du racisme inhérent à la discrimination.

 

Comment peut-on accomplir une « démarche sur » quelque chose ? Jargon journalistique encore ?

L'initiative est intéressante , mais "n'attire pas grand monde" .

J'y vois une raison de taille : elle émanerait des enseignants et se limiterait aux enseignants , ou avec ceux qui travaillent à leurs côtés ça fonctionnerait .

Mais une fois de plus à l'EN il faut toujours faire intervenir des "spécialistes" , diplômés, de l'extérieur .

Autrement dit l'aspect hiérarchique est très présent et fausse tout .

L'enseignant de base étant toujours l'individu immature qu'il faut enseigner .

Quand j'entends le nouveau ministre qui parle de discussions avec les commissions théodules et spécialistes qui trustent et envahissent  le ministère et l'administration de l'EN ,  je pense qu'il n'a pas tout compris : ces gens, ces commissions , ont le chic pour imposer des avis en dehors de la réalité du terrain ...

Mais c'est certain : pourquoi demander l'avis de ceux qui enseignent pour améliorer l'institution ?

Depuis trop longtemps les enseignants sont juste bons à être manipulés, controlés et obéir aux circulaires .

Pourtant ce type de réunions "institutionnelles"existent dans plein de secteurs , quand les acteurs de terrain sont amenés à se poser des questions sur leur pratique .

Je pense par exemple aux groupes Balint qui réunsissaient des praticiens médecins volontaires pour s'interroger sur leurs pratiques ...

Mais c'est tellement évident et simple que ça doit être ça qui cloche .

Et puis les "spécialistes" faut bien qu'ils justifient de leurs salaires .

Je ne peux pas suivre votre ton aigre mais par contre je suis tout à fait ce que vous pointez : un travers particulièrement contre - productif de l'EN, le descendant à tout prix ! Les IEN sont de plus en plus moins diplômés que les enseignants, alors trouver les les biais avec les chercheurs ..... autant dire qu'ils finissent parfois par produire plus de rejet qu'ils ne font avancer. Et plus haut, quand le projet politique prime sur toute autre considération, on trouve quelque chercheur arriviste pour expliquer qu'après tout mettre 20 ou 40 gamins dans une classe c'est la même chose.

Les questions, si elles ne sont jamais ascendante....... ne servent certainement pas aux élèves. C'est d'autant plus scandaleux, que de nombreux enseignants peuvent tout à fait avoir envie de passer de leurs Master II à de la recherche et donc entrer dans un travail de thèse avec un labo.

Un bel article relayant les mots d'ordre de la hierarchie... Du blabla... Il s'agit de culpabiliser le corps enseignant (4 enseignants, nous dit-on, participant au "projet", mot de la novlangue s'il en est)... La hierarchie bien payée et à l'abri se donnant le beau rôle... 

Je ne pense pas que ce soit l'intention ni de la collègue citée ni celle de Lucie Delaporte. Cf commentaire plus haut explicitant le contexte exceptionnel dans lequel ce travail se trouve avoir être mené au lycée Mounier de Grenoble. Cdt.

http://blogs.mediapart.fr/blog/jerome-soldeville/160612/communique-de-presse-suite-laudience-de-la-cour-administrative-da

je suis heureux que vous fassiez preuve d'autant de persévérance pour valoriser ce type d'expérience (quel mot affreux)...

en tout cas, ne pas considérer les choses comme allant de soi , naturelles, nous ressaisir collectivement de la nécessité de faire avec les autres, les ados, mérite  mon respect et mon salut amical.....

je pense que le travail de ce lycée est un pare feu nécessaire et fragile contre l'extrémisation de la société. (mais il doit marcher lentement et vivement à la fois et ça doit être dur aussi) 

bravo pour ce dernier commentaire. Travailler réfléchir , et non pas seulement réagir.. observer ses pratiques, voir et chercher les points aveugles, les fausses évidences . Echanger , travailler ensembles. Toutes choses difficiles , plus difficile que travailler dans son coin .

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