Après l’attaque raciste de Beaune, les habitants demandent justice

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Après la fusillade qui a fait sept blessés à Beaune, beaucoup d’habitants du quartier Saint-Jacques ne comprennent pas pourquoi il a fallu tant de temps pour reconnaître le caractère raciste des faits. « On veut être considérés comme des victimes et pas comme des coupables », affirme à Mediapart un des blessés. « C’est une double violence, après celle de l’attaque dont ils ont été victimes », juge Dominique Sopo, de SOS-Racisme.

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Beaune (Côte-d’Or), de notre envoyé spécial. - Nadège était l’une des premières à arriver sur les lieux du drame, lors de cette nuit du dimanche 29 au lundi 30 juillet, lorsque sept jeunes ont été blessés, visés au fusil de chasse lors d’un rodéo raciste qui a traumatisé le quartier Saint-Jacques de Beaune. « C’était des cris, des larmes et du sang, se souvient-elle. Je ne souhaite à personne de vivre ça. »