Les mails qui ont envoyé Adlène Hicheur en «préventive»

En détention provisoire depuis plus de deux ans à Fresnes, Adlène Hicheur, franco-algérien, physicien, pourrait être jugé fin mars par un tribunal correctionnel. Seuls éléments dont disposent les juges antiterroristes, des échanges de mails avec un cadre d’Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi), dans lesquels le jeune scientifique aurait, selon eux, envisagé de « constituer une cellule opérationnelle dont l’objectif était la commission d’actions violentes en Europe et plus précisément en France ».

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En détention provisoire depuis plus de deux ans à Fresnes, Adlène Hicheur, chercheur franco-algérien en physique des particules, pourrait être jugé fin mars 2012 devant un tribunal correctionnel pour « association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste ».
Il est principalement reproché à ce brillant scientifique de 35 ans d’avoir, au cours d’échanges électroniques avec un cadre d’Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi), envisagé de « constituer une cellule opérationnelle dont l’objectif était la commission d’actions violentes en Europe et plus précisément en France », indiquent les juges d’instruction dans leur ordonnance de renvoi du 29 décembre 2011.
Cette accusation repose presque exclusivement sur une trentainede courriels échangés sous divers pseudonymes de janvier à juillet 2009 entre Adlène Hicheur et un homme rencontré sur un site djihadiste francophone. Ce dernier, arrêté en Algérie janvier 2011, sera ensuite identifié comme Mustapha Debchi, un membre d’Aqmi vivant alors dans la clandestinité.

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