MediapartLive «hors les murs» avec ceux qui veulent sauver l’hôpital public

Par
Cet article est en accès libre. L’information nous protège ! Je m’abonne

Mediapart fait le choix d'un participatif sans modération a priori, merci de respecter notre charte. La rédaction peut mettre en valeur certains commentaires et se réserve le droit de supprimer tout commentaire hors sujet, répété plusieurs fois, promotionnel ou grossier.

Tous les commentaires

Avec des écouteurs c’est audible.

Idem... Avec ce bruit de fond, impossible d'entendre les interventions même avec un casque.

++++++

Et oui! Et pendant qu'on voit partout Griveaux qui s'est pignolé, une infirmière en psychiatrie est morte sous les coups d'un patient...

?!

Quel est le rapport avec le son du direct ?

C'est vrai... Votre remarque est juste! Mais je suis un râleur indécrottable... Alors...wink

tract Hôpital tract Hôpital

 

 

 

merci +++ pour cette référence, ça a l'air hyper intéressant, une réflexion sur le fond → oui il y a un envahissement de l'hosto par notamment des " cadres " dit(e)s     de santé - déjà, dès l'appellation, ça coince : ça fait celui/celle qui encadre alors qu'ils/elles sont complètement déconnecté(e)s des soins, choisi(e)s parmi les    moins motivé(e)s par l'humain et même nul(le)s rien que dans l'aspect purement technique de leur métier de base ... par ex. les surveillantes étaient choisies parmi les infirmières qui travaillaient le moins bien, mais bien sûr pour leur soumission à la direction, devaient produire des rédactions comme à l'école - et si c'était suffisamment mièvre, elles étaient promues (et bien payées)

mais il y a beaucoup beaucoup d'autres problèmes, l'inflation de spécialités et de sous-spécialités (lucratives et " prestigieuses ") qui éloignent les médecins des          " patient(e)s " : plus de trajets fatigants ni à se coltiner les souffrances et le quotidien des malades, découpé(e)s en pathologies qui doivent donc déboucher        sur des actes rentables (même les généralistes sont devenu(e)s des " spécialistes    en médecine générale " pour se sentir au-dessus de tout ça), la technologie prise  pour une fin en elle-même (avec des " procédures ", un flicage, et des violations massives du secret médical " justifiées " par l'informatique ... secret médical qui est opposé au/à la malade, en plus) ...

bref, toutes les valeurs sont retournées, les éléments de langage venant après pour tout colmater, empêcher tout vrai partage et surtout toute saine critique, tout ce qu'ils/elles font dans les hostos est récupéré pour en faire du fric et le sens en est complètement perverti ...

Je me sens dévalorisée et humiliée par votre commentaire injuste. Après huit années de fonction d'infirmière, ,j'ai passé un an en école de cadres et je considère avoir pratiqué ma fonction dans l'intérêt des patients. Et, je l'ajoute, dans le respect et la valorisation des soignants que j'accompagnais. J'ai conservé toutes les lettres de remerciements des familles que j'ai aussi accompagnées et, poussée au départ par l'arrivée d'un "management" gestionnaire proprement inhumain, j'ai eu à surmonter un état dépressif dû à l'abandon que je me reprochais de l'équipe que j'encadrais.

Je considère votre commentaire comme inutilement insultant, même s'il est vrai que les "surveillantes" actuellement -et j'en ai malheureusement fait l'expérience- sont devenue des gestionnaires et sont poussées au "flicage" de leurs collaborateurs. Mais c'est l'époque qui veut ça et des choix politiques qu'il fallait refuser.

ce texte très honnête, très courageux, sans langue de bois (tiens ! c’est rare) ni auto-congratulations/lamentations sur soi-même à tout bout de champ on a de la « souffrance du/de la soignant(e) » qui expliquerait tout → même par exemple d’opératrices du SAMU, audiblement ravies de l’aubaine, qui ricanent allègrement d’une agonisante et lui raccrochent au nez, répond à une question que je (me) posais récemment dans un autre commentaire, sur la proportion de gestionnaires par rapport à ceux/celles qui soignent vraiment → en 40 ans, le nombre de médecins a augmenté de 150 %, alors que le nombres d’agents administratifs intermédiaires, lui, a ... progressé de ... 3200 % ⇒ ainsi, la novlange managériale et la gestion sont hissées au rang de [discours] politique, et le/la gestionnaire prétend [tout] administrer ... au détriment de tout ce qui fait sens (et les malades, là-dedans, on en fait ... ce qu’on veut, bien sûr - ils/elles n’ont d’importance que comptable)

nombres sans s, encore que ...

... j’ai eue la chance de réussir à m’hospitaliser moi-même, ayant faite une urgence médicale en fait, vitale, « connue » pour être une des plus graves (une des seules où l’on doit mettre le traitement en route sans avoir eu les résultats de la prise de sang - la seule, du reste, que j’aurais eu peur de recevoir quand je bossais aux urgences, tellement on nous en parle comme d’une catastrophe dans nos cours) en appelant l’hosto → mon appel a été transféré tout de suite, encore une aubaine aux cadres du se(r)vice dédié qui ne connaissaient même pas le nom de cette urgence, donc la plus grave de « leur » spécialité  qui à trois ou quatre se sont immédiatement mises à quasiment, hurler de rire parce que je me présentais comme toubibe au contraire de leur confortable anonymat, m’ont mise sur haut-parleur pour que tout le monde en profite, ont grossièrement plus que sous-entendu/voulu me faire avouer que « je buvais de l’alcool » le refrain actuel, avec « les patient(e)s sont agressifs » et    « les gens abusent des soins »  et à ce titre uniquement m’ont dégotée immédiatement une chambre - dans un service au tiers vide où tous les jours, malgré le diagnostic établi par moi ...  tout le monde et n’importe qui est venu jouer au Docteur, [essayer de] violer ma vie privée/professionnelle, ricaner/se moquer, espérant me voir reluquer souffrir (et que je boive pour assister à un « beau » delirium tremens, classique), me traiter mais donc d’alcoolique ou/et de                       " dépressive " ... sous prétexte « d’empathie » bien sûr

les médecins là-dedans nivelé(e)s par le bas et l’inertie n’ayant quasiment plus aucun pouvoir décisionnel, pour la plupart d’ailleurs ayant laissé tomber visiblement depuis longtemps, faisant de la figuration, n’en ayant plus rien à faire des degrés d’urgence ou des complications possibles ... le seul vrai « pouvoir » qui leur reste est de frimer aussi devant les malades et de les écraser de leur « supériorité » aussi

la cheffe de se(r)vice, à qui je demande hyper poliment (pour ne pas la traumatiser...) au bout d’une semaine si elle a trouvée une étiologie, qui me répond, (déjà) épuisée oui : «  oh vous savez, si on devait rechercher une cause à tout ... » ⇒ et ce seraient les malades les dépressifs/ves ! (projection, projections ...)

bon, enfin, j’en ai amusé du monde, au moins ... encore que déçu(e)s quand même, parce qu’ayant pas réussi, malgré toutes leurs tentatives, à me (sou)tirer assez pour en faire des ragots suffisamment croustillants à partager aux cafés après

dans le dernier hosto où je bossais donc 120 h/semaine pour 900€ par mois, y avait 5 [cinq] cadres qui déambulaient toute la journée enfin de 10 h 30 à 15 h 30 avec deux heures à midi au self pour dispatcher les derniers ragots en grandes blouses immaculées de Docteurs, oui papotaient avec les familles, lisaient les dossiers des malades, assistaient aux entretiens médicaux, faisaient irruption dans les salles d'examen pour défendre les infirmières qui reluquaient et me surveillaient en groupe prendre la tension aux deux bras et torse nu qui devait être obligatoirement à 12/8 parce que la tension doit être à 12/8 - refusaient plus d'une surveillance de malade pour tout le bâtiment (qui consistait à passer ... prendre la tension sinon elles passaient pas une fois par jour dans la chambre) et exigeaient leur transfert en médecine intensive car c'était trop de travail

même chose côté " patiente " aux urgences, entretiens obligatoires " médicaux " policiers  d'admission toujours avec la grande blouse blanche anonyme par des cadres (avec secrétaires    " médicales " aussi tendant leurs longues oreilles) donnant leur avis éclairés genre      « ça va aller ma p'tite dame, ça fait juste un peu bobo » « y a plus grave que ce qui vous arrive » « si vous saviez comment les gens nous arrivent » « ahlala les gens viennent pour rien » « les malades coûtent cher à la sécu » venant discuter/faire salon/papoter dans le meilleur des cas empathie, empathie dans les boxes « la p'tite dame qu'est-ce qui lui arrive ? » et me reluquer si possible à poil ... t'as une péritonite c'est pas grave, on (en) discute ... de toute(s) façon(s) les gens abusent des soins

quand on voit le scandale de ce qui se passe à l’hôpital, et l’incompétence - proportionnelle aux ingérences - de tou(te)s ces gestionnaires grassement payé(e)s avec plein de « formations » et séminaires financés, plans de carrières, CP et mutuelles hospitalières qui sont en plus automatiquement dégagé(e)s de toute responsabilité qui est royalement laissée par ex. aux internes qui tournent eux/elles jours et nuits sans récupérations pour des salaires de misère tout en en profitant bien pour dire et répéter appartenir aux équipes « soignantes » et souffrir, on a [presque] envie qu’il n’y ait plus aucun médecin ... pour voir comment ils/elles se débrouilleraient tou(te)s seul(e)s ... 

les gens que je connais et qui travaillent vraiment bien (... d'aide-soignante à toubib(e) → mais les toubib(e)s, c'est quasiment 24 h/24) c'est-à-dire qui s'intéressent aux malades et non pas exclusivement, qu'à eux-mêmes et à leurs petits statuts travaillent la/les nuit(s) ... pour justement, ne pas avoir les cadres dans les pattes, qu'on ne voit partout que la " journée " c'est connu

la vertu est sa propre récompense ... sinon, évidemment, on « souffre » ...  (et Narcisse finit par se noyer)

autre problème de fond : si on voulait (re)centrer l'hôpital sur sa mission qui est de soigner les malades, et non pas de " garantir le bien-être des équipes ", qui accepterait d'embaucher l'armée de gestionnaires et de cadres, et sous-cadres et para-cadres, vivant superbement et tenant à leurs multiples avantages donc payé(e)s au moins trois fois plus que les internes, avec des horaires souples, jamais la nuit et très rarement le WE/samedi, des carrières assurées, des " formations " gratuites/tous frais payés et ... inutiles, plus des CP, primes et arrêts de travail ... ainsi que visites médicales régulières/couverture santé en béton garanties aussi (tout ce que n'ont pas les internes) - ils/elles ne peuvent régner que parce que les " équipes " sont de vrais paniers de crabes et qu'in fine, les malades mais aussi les internes surutilisé(e)s (et abusé(e)s) comme des esclaves en vertu de leur statut d'étudiant(e)s, leur jeunesse /soumission et leurs connaissances au top et bien sûr, pour prendre toute la responsabilité n'ont pas le choix, sont vulnérables et ne peuvent pas se défendre - les internes croulant sous le nombre et les ingérences des surveillant(e)s


oui, qui financerait et chouchouterait ces " managers " surnuméraires dont l'existence et l'inflation ne se justifie QUE par eux/elles-mêmes - ne sachant faire aucun soin mais proclamant faire partie des " équipes soignantes ", montant procédure sur procédure inutile aux malades comme aux médecins récupérant et utilisant des éléments de langage " médical " auxquels ils/elles ne comprennent rien pour se cacher derrière, déjà une foule d'anonymes œuvrant caché(e)s et ne rendant de comptes à personne, donc, dégagé(e)s de toute responsabilité et de travail direct et dont les salaires plus tout ce qu'ils/elles coûtent pour ne rien produire en matière de soins sauf des contraintes et pour les malades grèvent bien les budgets des hôpitaux?

qui embaucherait à prix d'or et où iraient travailler, à quoi pourraient se(r)vir autant d'incompétent(e)s et d'irresponsables, 20 fois plus nombreux que les médecins et ne pouvant même pas bosser comme infirmier(e)s, qui n'ont aucun contact direct avec les malades (et ne le désirant pas) mais s'ingérant dans/régentant le travail des autres et/ou produisant des discours dessus, nivelant tout par le bas via des protocoles abscons censés tout colmater et vidant le réel travail de son sens [humain] ?

un exemple concret : en neurologie, probablement à la demande des " équipes " aussi qu'on entendait rire toute la journée à leurs cafés, désolée, les cadres avaient monté un protocole en deux pages affichées sur les portes, établissant que " l'hygiène était à la charge des patient(e)s " " de LEUR responsabilité " - je cite texto !!! que les soins techniques infirmiers étaient réservés aux Infirmier(e)s Diplômés d'Etat ... que le lavage des sols était de la responsabilité des Assistant(e)s du service Hospitaliers mais attention, on ne va pas daigner passer un chiffon sur ta main si tu as renversé ta lavasse à toi → en dehors de l'attachement aux titres, de la paresse, voire du sadisme inconscient,      je n'ai [presque] jamais rien vu d'aussi ridicule - un sommet : expliquer à des malades paralysé(e)s coincé(e)s dans leurs lits en l'affichant sur la porte à 5 mètres comment ils/elles devaient se laver eux/elles-mêmes, faut le faire ... enfin, au moins, dans ce se(r)vice, ça réfléchissait

oui, où iraient, que pourraient faire tou(te)s ces " gestionnaires " ???

précisions 

je m’occupais et avais la responsabilité des 4 étages du bâtiment la journée, pendant que les cadres refusaient plus d’une surveillance de malade par semaine pour tout le bâtiment (signalée à la DRH comme du « harcèlement des équipes infirmières » de ma part) - et la nuit, des urgences, du SMUR, et du reste des urgences-problèmes de tout l’hôpital en général (mais là, à partir de 16 h max disons, y avait plus aucune cadre ... ceci dit, les « équipes » sont suffisamment nombreuses pour refuser des soins et se relaient pour te surveiller) 

sinon, entendu donc comme patiente des bouches des (multiples) cadres aux urgences (la « journée ») venant reluquer et donner leurs avis : « c’est probablement juste un petit nerf qui est coincé » « vous venez pour être rassurée » « je n’ai jamais vu ça de ma carrière » «  on ne voit pas souvent ça » « elle va me dire ce qu’elle a ??? » « il faudra surveiller vos affaires de valeur » « ne respirez plus, on va vous piquer » « ça va s’arranger, ça ne fait pas si mal, vous allez sortir » « vous n’avez pas le droit de sortir, c’est sous NOTRE responsabilité » « si vous avez des nausées, on peut vous mettre de la glace sur la tête » « vous devez avaler ce Doliprane » « elle est pas encore paralysée ??? » « ce n’est pas bien de fumer des cigarettes, vous en avez fumé combien» « elle a signé sa décharge ? »

Les managers ont sévi dans l'univers médical, je les ai connus à la Poste ces véritables calamités. Ils ne connaissent rien au boulot et ce sont eux qui prétendent juger de tout, tout organiser avec les fameuses méthodes manageariales qui impliquent la compétition entre équipes, qui organisent le travail seulement avec des objectifs de rentabilité et qui comme vous le dites font du flicage avec leur fameuse "gouvernance" 

A mes yeux le jugement d'un "manager" n'a aucune valeur, cependant il faut les subir et bien sûr c'est plus difficile dans le domaine médical qu'à la Poste même s'ils y sont aussi pénibles

 

D epuis les années 2000 environ l'engence manageariale s'est surmultipliée ils sont à peu près partout avec leur formation au baratin même pas gestionnaire, plutôt brasseur de vent. Avec eux il n'a a que la rentabilité et la compétition qui font sens Tout le reste les valeurs d'un métier telles que le service public, le travail bien fait, l'attention aux "usagers" mais un managers ne parle pas d'usagers ni de malades mais de clients , il faut que ça sente le fric.

Je ne crois pas que Macron va nous débarasser de ces comptables même s'il n'est pas le seul à les avoir mis en place, il a la même culture qu'eux .

oui, Macron avec sa maman médecin-conseil aussi il est bien dans les protocoles ...

sans compter qu’au niveau de l’échelon de base, du se(r)vice, c’était en principe(s)  à ces cadres de gérer les stocks (mais c’est plus marrant de papoter de dossiers médicaux ou d’aller expliquer aux malades qu’ils/elles doivent « surveiller leur état d’hygiène », on comprend) ... de toutes façons, maintenant y en a une majorité en arrêts de travail - pardon, en arrêts « maladie » aux frais de la princesse → ils/elles vont revenir en pleine(s) forme(s) après 

et maintenant on va avoir des " médecins " (zélés) délateurs, la médecine générale réduite au rang de dénonciateurs aux bottes de "  gestionnaires de crise " avec tout ce que ces cadres adorent : violations du secret médical à gogo(s) et exclusion mais rentabilisation des malades  → un Covid = 55 € dans la poche du/de la généraliste qui cafte + de 2 à 4 € par " contact " dénoncé avec « brigades sanitaires » intervenant aux domiciles pour violer le reste des vies privées des gens (ils/elles excellent en la matière), apprendre aux gens la distanciation sociale, bref les exclure de la société - et à se laver les mains ... la " médecine " de demain d’aujourd’hui : flicage, profit(s), et exclusion des malades - tout ça enrobé dans des éléments de langage et protocoles préformatés qui ne signifient plus rien

arendt-vide-pensee-3-10-18

... ah oui, j'oubliais, l’irresponsabilité (couverte par les " procédures ")

Vive les vidéos reporters professionnels et leurs reportages PAYÉS ! Je ne comprends pas pourquoi Médiapart résiste à ça !!!!! On a pas besoin de présentatrices en plus !!!!!

oui c'est inaudible 

je suis sourd appareillé . A la rigueur, je peut "reregarder "ce live avec sous titres

mais là ce soir j'ai "zaper" toutes les "scenes" de rues. je ne comprenais absolument rien aux propos tenus et c'est bien regretable

""

 

C'est Ruffin qui s'y intéresse. Hors de la FI, qui en parle ?

Courrier adressé aux députés de mon département.

il faudrait une véritable expertise indépendante du « système » de santé money-mouth et pour commencer de la réalité de ce qui se passe quotidiennement aux urgences/à l’hôpital pas uniquement sous le prisme de la « souffrance » des  « soignant(e)s » → la consigne de faire du pognon avec tout a libéré l’exercice surtout des plus bas instincts par tout le monde et n’importe qui, des dirlos jusqu’aux secrétaires « médicales » et femmes de ménage, en passant bien entendu par les médecins ... on a déjà atteint des            « sommets » d’incurie : plus rien n’a d’importance sauf les petits égos qui surnagent - après, ceux/celles qui en sont tout aussi « responsables » peuvent TB aller se plaindre d’en « souffrir » sur la place publique devant des gens qui ne les ont pas vu(e)s travailler et qui ne connaissent pas le milieu, se poser en uniques victimes, dire et répéter que ce n’est que le manque de moyens qui les empêche de bien travailler, qui ira les contredire ? ... les malades, insulté(e)s, mal-traité(e)s, viré(e)s, abandonné(e)s à leur sort, détruit(e)s, tué(e)s et qu’en plus, on accuse préventivement d’être agressifs/ves et d’abuser des soins ? ... dans cette « société » si solidaire avec les plus faibles ? 

Vous n'êtes pas prêt à vous taire et ça fait du bien de vous lire. J'aime votre expression médecin mercenaire, et je crois que j'aurais aimé travailler avec vous. En attendant que nos "élites" se réveillent, bien à vous.

La situation actuelle n'est pas de la seule responsabilité de ce gouvernement actuel

Le début de la destruction programmée de notre système de santé a commencé avec le numérus clausus aggravé par le sieur Juppé .... Il n'était pas seul  !!!!

Que dire du comportement de l'ordre national .... un gâteau à partager avec moins de convives

Que dire du comportement des syndicats ... étrangement muets

Sauf que les tables démographiques, elles, parlent et le baby boom des années 50 donne un papy boom en 2015 .... superbement ignorées par nos génies de la politique de haut vol !!!

Il y  a nombre de médecins députés mais qui ont oublié qu'ils le sont, sagement et confortablement assis dans un fauteuil très très bien rémunéré et pour le plus longtemps possible .... alors la désertification ................... Alzheimer sort de ces corps !!!!

Pour avoir participé pour mon association à l'assemblée nationale à 1 des 3 réunions de commission sur les problèmes de la désertification médicale (avec Que Choisir) force est de constater que les médecins députés présents n'en ont rien à cirer .... idem pour les deux autres réunions auxquelles je n'ai pas pu participer nous proposons un conventionnement sélectif, comme pour les pharmaciens, afin d'harmoniser le réseau médical de proximité .... les pharmaciens n'en sont pas morts ....

Idem sur la radio d'Etat France-Inter ! Tout sur Griveaux, pas un seul mot sur l'hôpital...

Hélas, il en va de la casse l'hôpital public comme de celle de l'assurance chômage. Tout le monde espère n'être jamais ni malade ni au chômage. Donc on se contente de la réflexion à courte vue et on occulte une réalité qui certes dérange mais à laquelle on espère n'être jamais confrontée. Une sorte de déni inconscient. Par contre pour les retraites, tout le monde sait (ou espère) y arriver. D'où une mobilisation bien plus conséquente.

perso, que les maladies deviennent des marchandises je ne pourrai jamais l'admettre, ni pour les autres, ni pour moi-même → hélas, effectivement, les gens ne s'en rendent compte qu'une fois confrontés au problème et il est trop tard ... et même ceux/celles qui sont dans le milieu " tombent de haut " ... si ce qu'ils ont est rentable, ils seront éventuellement soignés (par ordre d'arrivée-selon le taux de remplissage des carnets de RDV, selon leurs moyens, peu importe le degré d'urgence, sans même parler des conséquences sur leurs vies sociale, professionnelle etc. ...) → si ce            n'est pas rentable, pas entrable dans des protocoles/logiciels, étant devenus vulnérables, ils auront droit souvent à un déferlement de haine, à la vengeance en cascades de plein " d'intervenant(e)s " s'étant soumis(es) - de gré ou de force - à un système qui avilit tout le monde 

j'essaie également d'en discuter autour de moi, vu qu'individuellement nous ne pourrons pas changer grand chose ⇒ peu de réactions en effet, une majorité veut aussi/toujours croire qu'elle sera bien soignée ... que par ex. une grosse urgence sera toujours [bien] prise en charge (je peux donner une multitude d'exemples du contraire, hélas)

Tellement vrai. Je colibrise avec vous.

C'est dingue ! Quatre mois pour trouver un ophtalmologue, 24 heures pour trouver un ministre de la santé. Qu'est-ce qui ne va pas dans cette putain de société...?

Imaginez,

Mais imaginez une seule seconde ce qui pourrait se passer si ce virus chinois sévit en France, ce pays au "meilleur système de santé ..."

Dans les services d'urgences des centaines de personnes, chaque jour qui passe, trainent des jours entiers sur des brancards dans les couloirs où ils peuvent même mourir ... imaginez une ruée de contaminés

Imaginez des services d'urgence surchargés qui expédient des nourrissons en détresse se faire réanimer à 200 km de leurs parents

Où sont donc les lits d'hospitalisation ?????? Imaginez ce qui va se passer si par miracle le patient obtient un lit avec en tout et pour tout, la nuit, une seule et unique infirmière et un aide soignant pour une trentaine de lits ...

Ce n'est pas de la science fiction .......

Mais heureusement j'ai été "rassuré" par les déclarations radiophoniques du nouveau ministre de la santé qui assure que la situation est maitrisée ... Il est vrai qu'il n'est pas candidat aux municipales, lui ..... Il sera peut être là, lui ...

Quand à "maitriser" la situation ....

J'espère que cette affaire soit exclusivement un machin politico-économique contre la Chine et non un réel problème de santé publique ....

Sinon ......

Nous l' AVANT du jour d'après . 

Nous proposons et nous agirons en responsables , pour la défense du bien commun , mais aussi pour le personnel hospitalier, pour les patients .

https://lafranceinsoumise.fr/2020/03/20/coronavirus-11-mesures-durgence/

Pas de mobilisation sans confiance
Pas de confiance sans vérité
Soutenez-nous