Municipales : notre baromètre pour comprendre les résultats de dimanche

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MediaPart a sélectionné pour vous les 35 villes à regarder à la loupe, pour comprendre qui de la gauche ou de la droite aura gagné dimanche.

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C'était le 18 mars 2001. Au soir du second tour des élections municipales, les ténors du Parti socialiste sont rayonnants sur les plateaux de télévision. Grâce à leurs listes plurielles, ils ont ravi Paris et Lyon à la droite. Du coup, la quarantaine de villes moyennes perdues passe quelque peu aux oubliettes. Les analyses à chaud des médias n’évoquent pas un vote sanction contre la gauche, préférant retenir, comme Ouest-France, la perte symbolique des deux métropoles comme« événement majeur des municipales ».
L’arbre Paris-Lyon cache la forêt, car ce sont bien 40 villes de plus de 20. 000 habitants et 35 de plus de 30. 000 que vient de perdre la gauche. Et si Lionel Jospin mène correctement sa barque à Matignon, sur le terrain, ses ministres s’en tirent moins bien : Dominique Voynet (Verts) et Jean-Claude Gayssot (PCF) ont été écartés dès le premier tour, Jack Lang, Pierre Moscovici et Elisabeth Guigou sont battus au second.

Sept ans plus tard, c’est pour la droite que l’équation électorale promet d’être complexe. « 56% des grandes villes sont actuellement détenues par la droite. Le curseur a rarement été aussi haut sous la Vème République », insiste Alain Marleix, le Monsieur élections de l’UMP. C'est une manière de justifier la lourde défaite qui s’annonce, d’autant que les municipales, parce qu’elles sont des élections intermédiaires, ne sont traditionnellement pas favorables au pouvoir en place.