Le récit de la soirée électorale, débats, réactions, surprises

Le PS emporte 29,14% des suffrages exprimés. A 26,02%, l'UMP encaisse un vote sanction cinglant. Europe Ecologie (12,18%) devance à peine un Front national, comme toujours sous-estimé (11,42%). En totalisant 5,84%, le Front de gauche écarte l'hypothèse d'alliances du PS à droite, avec un Modem effondré (4,20%). NPA et Lutte ouvrière n'obtiennent, à deux, que 3,40%. Et l'abstention s'élève à 53,64%.

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23h00

Chez Europe Ecologie, beaucoup ne le disent qu'à demi-mot, mais ils sont déçus: tous auraient aimé dépasser les 16% des européennes de 2009. Tout juste débarqué de son marathon télévisuel, un peu avant 23h, Dany Cohn-Bendit crève l'abcès en public: «Il y a des régions où les résultats ne sont pas au rendez-vous: on peut se demander si la forme du rassemblement et la campagne ont été à la hauteur de ce que veut Europe Ecologie... Pourquoi dans certaines régions on ne passe pas les 10%?» Le résultat parisien s'annonce tout de même très prometteur, avec une Cécile Duflot au-dessus du résultat national des écologistes, et un Jean-Paul Huchon en dessous de la moyenne socialiste. La secrétaire nationale des Verts se dit «très soulagée» par son résultat personnel. Pour les nouveaux élus, c'est une aventure qui commence: «On va faire la différence parce qu'on a le couteau entre les dents», se réjouit Augustin Legrand, le fondateur des Enfants de Don Quichotte. Julien Bayou, militant de Génération Précaire et Jeudi Noir, qui a fait campagne dans le Val-d'Oise, a une pensée pour ses camarades de lutte qui ont choisi le NPA: «Europe Ecologie, c'est moderne.»