Le «candidat de fait divers» ou l’affaissement de la politique

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Mis en examen, le candidat Fillon prend la présidentielle en otage pour régler ses déboires avec la justice. Le choix de la droite de le maintenir est le carburant du désastre à venir.

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La Ve République meurt sous nos yeux, dans une agonie que précipitent deux crises. La première est politique, suscitée par le double échec des quinquennats Sarkozy et Hollande, les deux présidents sortants ayant été soit battu, soit dans l’incapacité même de se représenter. La deuxième crise est un désastre éthique, celui provoqué par l’affaire François Fillon, qui va bien au-delà des petits arrangements d’un homme s’obstinant contre toute évidence à demeurer candidat.