Loi sur le marché du travail : le PS n'a presque rien à redire

Par

La lecture des articles est réservée aux abonnés.


Le projet de loi « modernisation du marché du travail », débattu à partir de mardi 15 avril à l'Assemblée nationale, embarrasse les députés socialistes. Censé aménager une « flexisécurité à la française », exhibé comme un trophée par le ministre Xavier Bertrand, ce texte instaure notamment un nouveau type de contrat de travail d'une durée de 18 à 36 mois (pour des missions précises), ainsi qu'une forme inédite de rupture à l'amiable entre employeurs et salariés (baptisée «conventionnelle»). Transposition en dix petits articles d'un accord signé en janvier par les organisations patronales et la quasi-totalité des syndicats représentatifs (à l'exception de la CGT), il confronte le PS à un double dilemme : peut-il s'opposer au produit de la démocratie sociale ? Peut-il, au nom de la défense des travailleurs, "corriger" les syndicats et dégainer une batterie d'amendements ?