Falsification au détriment d'un détenu : la justice récidive

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En novembre 2011, un suspect placé en détention provisoire à la maison d'arrêt des Hauts-de-Seine fait appel de son incarcération. Sa demande est modifiée à son insu, une case étant grossièrement blancotée, comme le constatera un huissier. Malgré ce, la Cour de cassation a rejetté sa demande de remise en liberté. La justice peut-elle couvrir impunément des faux pour éviter la libération de suspects ? En juillet 2010, un autre détenu avait fait les frais d'une falsification semblable, sans, là non plus, que la Cour de cassation ne s'en émeuve.

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La justice peut-elle impunément commettre un faux ? Par exemple, blancoter un document pour modifier, à ses dépens, les choix d'un détenu ? L'affaire concerne un homme de 31 ans, arrêté le 24 novembre 2011 en Indre-et-Loire, dans le cadre d'une enquête sur une équipe de go fast soupçonnée d'avoir convoyé des centaines de kilo de résine de cannabis depuis l'Espagne.