Le gouvernement sait-il naviguer en basses eaux?

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On se souvient du «je jubile, je jubile» de Christine Lagarde à l'annonce de la révision par l'Insee de la prévision de croissance pour 2007 : 2,1% au lieu du 1,9% annoncé. C'était en mai dernier. Deux chiffres sont venus jeudi doucher l'euphorie qui enveloppe les dirigeants hexagonaux: la croissance française a été négative au second trimestre (-0,3% de PIB) et le secteur concurrentiel a détruit 12.000 emplois sur la même période. Les ministres en charge des affaires économiques, financières et des entreprises sont convoqués lundi chez François Fillon.

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Les autruches sortent enfin la tête de terre. Contrairement à l'antienne optimiste en vogue depuis ce printemps- et entonnée ce jeudi matin encore par Christine Lagarde-, le coup de mou que connaît la zone euro aura bien une incidence sur la politique conduite par le gouvernement français. A peine les chiffres publiés, François Fillon ne tardait pas à prendre la mesure du décalage entre le discours officiel et la réalité. Il réunira lundi prochain les ministres en charge des affaires économiques, financières et des entreprises pour «analyser les causes de cette dégradation de la conjoncture internationale, et identifier les réponses qui devront y être apportées.» Le 21 août, le premier conseil des ministres de rentrée se penchera sur la situation.