«Fuites» dans l'affaire Woerth : la curieuse défense policière de l’Elysée

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Les «vérifications» téléphoniques ayant permis à la police d'identifier la «source» d'un journaliste du Monde sont-elles légales? Effectuées par un service dont les activités sont couvertes par le «secret défense», ces opérations n'ont rien à voir avec la lutte antiterroriste ou la protection de la sécurité nationale.

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La légalité des «vérifications» téléphoniques ayant permis à la police d'identifier la «source» d'un journaliste du Monde peut être fortement discutée. Effectuée par la Direction centrale du renseignement intérieur (DCRI), l'opération n'entre pas dans le champ des missions habituelles de ce nouveau service de police dont les activités sont couvertes par le «secret défense». Ni le «terrorisme», ni la «défense des intérêts nationaux» n'intéressent, jusqu'à plus ample informé, les «fuites» de presse relatives à cette affaire Woerth-Bettencourt qui retient au plus haut point l'attention de l'Elysée.