Nationalisations: le débat à reculons des socialistes

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S'il y a un dossier qui éclaire l'embarras de la gauche face à la crise économique actuelle, en même temps que les lignes de fractures qui la traversent, c'est assurément celui des nationalisations, et, au-delà, du contrôle public. Car si la tourmente dans laquelle les banques sont prises, et notamment les banques françaises, a fait resurgir ce débat, la gauche ne s'y aventure qu'avec d'infinies précautions. Presque à reculons. Et en tout cas en ordre dispersé. Peu de propositions spectaculaires ou audacieuses : tandis que la crise avance à vive allure, la gauche traîne des pieds. Entre partisans de Martine Aubry et partisans de François Hollande, les fusils à tirer dans les coins sont même sortis.