Le Spiil contre la taxe Google

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Le Syndicat de la presse indépendante d’information en ligne (Spiil), dans un communiqué daté du 13 septembre, s'est prononcé contre la taxe Google en faveur des éditeurs de presse.

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La taxe Google, qui prévoit de taxer le site américain et autres agrégateurs d'actualité en faveur des éditeurs de presse, a déjà été adoptée en Allemagne mais continue de faire débat en France. Le Syndicat de la presse indépendante d’information en ligne (Spiil) s'est opposé à la proposition de loi présentée cette semaine par le Syndicat de la presse quotidienne nationale visant à taxer l’indexation des contenus de presse. Si le syndicat reconnaît qu'il faut imposer Google pour ses activités commerciales, il estime que la taxe en question ne ferait « que conforter (la) prédominance » du site et placerait « la presse numérique sous sa tutelle quasi-exclusive ». Tout d'abord car les éditeurs de presse sont déjà dépendants de Google News, avec une « uniformisation des contenus, les mêmes mots-clés et les mêmes thèmes », qui entraîne une « course effrénée à l’audience ». Une taxe Google entraînerait aussi chez eux une « dépendance pour l’audience et (une) dépendance pour les recettes ».