Le mystère des classes d’accueil vides pour les élèves étrangers

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  • 14/10/2017 15:00
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"Au regard de la loi, c'est limpide : tous les enfants de 6 à 16 ans, sans restriction, bénéficient du droit à être scolarisés, et ce, quelle que soit la situation de leurs parents, dont ils ne sont pas comptables. Y compris si ceux-ci sont en situation irrégulière ou qu’ils ne les ont pas rejoints dans le cadre du regroupement familial."

Mais quand la police est à l'affût à la sortie des écoles pour attraper les parents en situation irrégulière venus chercher leurs enfants…

mais la loi n'est pas respectée

 

et les droits de l'homme sont de plus en plus menacés en France - dans l'indifférence quasi générale.

Une précision. De six à seize ans, la scolarité est obligatoire pour les élèves. Par contre l'obligation de scolariser s'impose à l'Etat et aux communes dès trois ans, la maternelle n'étant pas une obligation, mais un droit inscrit dans le code de l'éducation.

M.A.P. "La chasse est ouverte" © Emmanuel Pampuri

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  • 14/10/2017 15:40
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Rien d'étonnant à tout ça, la routine justement, s'il fallait s'émouvoir pour chaque tâche, on s'en sortirait pas.

A Montauban, ils ont bien baptisé «Rond-point des Droits de l'Enfant» le rond-point, tout neuf et sans aucun aménagement cyclable, où un lycéen cycliste a été écrasé par un poids-lourd...

Un scandale. Il faut faire du bruit autour de ce déni de droits.

Alerter la CEDH? (même si la France a montré qu'elle se tamponnait de ses décisions).

Saisir le Défenseur des droits? (qui doit commencer à être surmené)

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  • 14/10/2017 16:21
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Excellent papier. Le titre et le chapeau ne laissent pas comprendre qu'il concerne avant tout la Seine-Saint-Denis : cette "atonie" administrative se retrouve-telle dans de nombreux départements français ?

A Athis-Mons (Essonne), au sud de l'aéroport d'Orly, de sa PAF et de son CRA de Villeneuve-le-Roi, pour cause d'expulsion des parents de la Cité de l'air, de maisons vides de puis plus de 6 ans, abandonnés par la DGAC : 150 personnes en instance d'expulsion, dont 70 enfants que la maire LR refuse de scolariser, cf. Le Courrier de l'Atlas, Le Courrier Picard, EssoneInfo, LeRépublicain, etc.

Il faut assigner la maire en justice! Elle n'a pas le droit de refuser de scolariser des enfants.

Oui, je sais... Le préfet fait mine d'activer son bras gauche, genre « T'inquiète, je prends l'affaire en main », tout en raflant à tour de bras (l'autre), direction les CRA : déjà douze familles sous procédure d'expulsion, les autres en attente d'un relogement hypothétique, ailleurs dit la maire.

Quant à la "justice administrative", elle fait mine de condamner les agissements illégaux de l'Etat, voir ici par exemple : l'an dernier, le préfet de police de Paris a été condamné 135 fois en 15 jours pour violation du droit d'asile, sans effet...

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  • 14/10/2017 16:54
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<< la direction académique reste muette.>>

Le recteur peut-être, puis le ministre, puis le président de la république...

L'année sera passée...

 

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  • 14/10/2017 20:46
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« Si la France ne remplit pas ses obligations, elle risque de construire des réserves d’enfants qui ne seront pas bienveillants à l’égard d’un pays qui les aura rejetés »

L'article est bon, je craignais ce genre de morale : on produit de futurs terroristes.

Reprenons : l'Etat poursuit une politique d'autoamputation de sa partie sociale. On tue l'offre en sachant que c'est la meilleure façon de tuer l'expression du besoin. Même tarif pour tous les enfants pauvres, issus de familles qui n'ont pas la capacité de s'exprimer. Les petits du quart-monde nordiste, bien français et "bien blancs", sont à la même enseigne. Quelle est l'évolution des crédits consacrés à l'aide sociale à l'enfance, svp ?

Les sur-interprétations sous-jacentes sur le racisme d'Etat sont de trop. L'Etat poursuit une politique de classe, peu importe l'origine du pauvre. Les ultra-riches ont un mépris très tolérant à la couleur, ils sont bien au dessus de tout ça.

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  • 14/10/2017 22:24
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« Si la France ne remplit pas ses obligations, elle risque de construire des réserves d’enfants qui ne seront pas bienveillants à l’égard d’un pays qui les aura rejetés », Jean-Yves Lesage de la LDH

Je touve cette conclusion d'un responsable de la LDH absolument renversante; ces enfants sont exclus de fait de l'ecole; qu'est ce que fait la LDH pour que ça change ? elle a des troupes de la notoriete et du fric; à ce jour je n'ai pas entendu parler d'une campagne soutenant ces enfants et denonçant cette situation en IDF mais sans doute aussi ailleurs; alors des conclusions pareilles on s'en passe; on prefererait une campagne contre l'actuelle saloperie du gouvernement et  de l'education nationale et un appel au peuple pour soutenir ces enfants via les syndicats les asso de parents d'eleves les asso anti racistes & co

 

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  • 14/10/2017 23:55
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Le problème se pose d'une autre façon dans mon département où la grande majorité des enfants non francophones sont issus de l'Europe (Union européenne ou non) et accompagnent leurs parents qui espèrent trouver un emploi dans la région. Ils sont donc affectés dans des classes ordinaires avec un soutien de plusieurs heures par semaine en français langue étrangère.

Leur nombre s'est accru fortement, ces enfants et adolescents doivent donc maintenant attendre plusieurs semaines pour être testés par les CIO. Mais le plus dur arrive ensuite : la plupart des collèges ont commencé l'année scolaire avec 30 élèves par classe et ne sont donc pas en mesure d'en accueillir de nouveaux, y compris ceux relevant du dispositif UPE2A !

Pour les profanes, je précise que ce sont les DSDEN qui décident du nombre de divisions (classes) par niveau dans chaque collège et que les établissements n'ont aucune autonomie dans ce domaine.

Que d'enfants scolarisés dans les classes d'accueil et qui dorment dehors !!! Le professeur se retrouve complètement démuni face à des situations tragiques. La scolarisation seule ne suffit pas il faut leur trouver des logements qu'ils soient isolés ou en famille.

D'ailleurs je me demande si ce n'est pas une volonté délibérée de fermer ces classes /dispositifs d'accueil qui, depuis une dizaine d'années, ne fonctionnent plus comme auparavant lorsqu'il y avait des groupes de niveau.Plusieurs académies  ont décidé des restrictions budgétaires, ayant pour conséquence un bricolage ubuesque et des injonctions d'inclusion des élèves  nouveaux arrivants dans des classes ordinaires alors qu'ils ne maitrisaient pas le français !

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  • 15/10/2017 21:33
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Je peux dire une co...rie?

OUI!!!!!

Ben yaka modifier le logiciel de répartition des étudiants et d'y envoyer tous ceux qui postulent en STAPS et qui ne savent ni lire ni écrire.

Tapez pas au visage!!!!

Je ne sais pas si ce que j'ai à dire concerne la France entière ou simplement mon département... Mais dans le genre "on ne met pas les moyens, on les retire et on s'en fout", vous avez l'UPE2A en Haute-Vienne.

Depuis 2016, le dispositif d'accueil des élèves allophones est intégré à la scolarité classique. En d'autres termes, un élève relevant de l'UPE2A alterne une semaine de classe "non francophone" et une semaine dans la division où il est inscrit.

La raison invoquée, c'est de leur offrir une meilleure intégration dans leur établissement de rattachement. On nous prend pour des truffes. C'est un non-sens, les élèves sont baladés, ils ont un mal fou (ou ne cherchent même pas tant ils sont dépassés) à s'intégrer dans la classe... C'est un échec total mais notre DSDEN s'en contrefiche royalement. Enfin, elle prend note de nos remarques.
Car ce non-sens a un sens parfait pour le budget. Cette alternance divise par deux les dotations horaires puisqu'un même enseignant peut, ainsi, prendre en charge deux groupes. Et pour notre administration, c'est certainement plus important que le destin de ces enfants.

Dans les cas plus particuliers, pour montrer les aberrations administratives et qu'elles peuvent aussi provenir des établissements,  nous avons deux élèves de l'Europe de l'Est qui viennent d'arriver. L'un est scolarisé en 4e, il relève du dispositif et semble qu'il va bien s'intégrer, il comprend plutôt bien la langue. Rien à dire. L'autre a 15 ans, devrait être en seconde, parle couramment le Russe, l'Anglais mais n'a qu'un niveau B1 en Français. Elle a clairement le profil de quelqu'un d'autonome qui devrait être à l'aise en fin d'année... Mais le lycée n'a pas voulu d'elle prétextant le niveau de Français. Elle est scolarisée dans notre 3e, elle va y perdre son temps. Nous sommes tous abasourdi par cette mauvaise gestion de l'humain.

Quand tu vois les immenses moyens mis en œuvre par l'Allemagne, tu te rends compte que nos administrations et nos politiques n'ont rien compris.

Mais hein, ce sont les enseignants qui essuieront les plâtres. Comme d'habitude.

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* Les prénoms suivis d'un astérisque ont été modifiés à la demande des personnes interrogées pour cet article.