L'école de demain? L'UMP la voit dans le laboratoire des Eclair

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« Préfets des études », recrutement local, évaluation à tous les étages… L’éducation prioritaire, à travers le dispositif Eclair, est devenue le laboratoire d’une nouvelle politique de gestion des ressources humaines. Une forme d’organisation qu’a érigée en modèle la convention sur l’éducation de l’UMP. Sur le terrain, l’expérience est pourtant loin d’être concluante.

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La convention UMP l'a révélé mardi dernier. L'autonomie des établissements scolaires est le pilier de son programme pour l'école en 2012. Cette autonomie est déjà expérimentée depuis deux ans au travers du dispositif Eclair (Ecoles, collèges, lycées pour l'ambition, l'innovation et la réussite) généralisé dans les zones d'éducation prioritaire. «Je suis fier qu'il y ait 300 collèges (les Eclair) où il y a une autonomie de recrutement, où les chefs d'établissement ont choisi leur équipe pédagogique. Quelque part, c'est révolutionnaire ! Il faudra aller plus loin», s'est ainsi enflammé Luc Chatel, affirmant que le management mis en place dans ces établissements était bien l'aiguillon de sa politique. Un modèle à suivre d’urgence.