Un enregistrement révèle les dessous de marchés truqués en Essonne

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En novembre 2015, le maire de Vigneux-sur-Seine, Serge Poinsot, recevait deux représentants d’une petite entreprise de propreté urbaine de Corbeil. Objectif : leur faire retirer un recours engagé contre le groupe Nicollin, attributaire des marchés sur sa ville depuis vingt ans.

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« Je suis capable de leur mettre une tarte dans la gueule et ça, ils le savent. » Les arguments du maire (divers droite) de Vigneux-sur-Seine, Serge Poinsot, face à ses collègues élus sont souvent frappants. « Je les emmerde, raconte-t-il. Je ne suis pas comme Dassault. Je m’appelle pas Rothschild, je m’appelle Poinsot. Je suis un petit maître nageur qui est devenu maire d’une ville de plus de 30 000 habitants et ça, ça les fait chier, tous. » Mis en cause depuis plusieurs années par des fonctionnaires de sa ville, l’élu local s’est lâché devant deux chefs d’entreprise, en novembre dernier.