«Oui, je suis candidat à l'élection présidentielle»

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C'est officiel.

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JT de 20h de TF1. Sans surprise aucune. Nicolas Sarkozy est candidat à sa réélection. 

Question de Laurence Ferrari : «Avez-vous décidé de vous lancer ?»

Réponse du président : «Oui, je suis candidat à l'élection présidentielle.»

Ferrari : «Pourquoi avez-vous pris cette décision ?»

Le candidat : «Parce que la succession de crises sans précédent fait que ne pas solliciter à nouveau les Français serait un abandon de poste.» «J'ai des choses à annoncer aux Français, j'ai des propositions à leur faire.»

Mais de propositions, au long de cette interview, il n'y en aura pas. Tout juste Nicolas Sarkozy justifiera-t-il à nouveau ses propositions de référendum, et notamment sur les chômeurs : «Y a beaucoup (sic) de Français qui ont l'impression d'être dépossédés de leur pouvoir, y a une France (sic) qui ne croit plus en rien.» Ce sera «l'idée centrale» de son second quinquennat (bien que le candidat ait un temps évoqué un «septennat» avant de se reprendre): «donner la parole aux Français par le référendum». Et le candidat de reprendre son couplet de la campagne 2007: «depuis 30 ou 40 ans, on a dévalorisé le travail, mon projet c'est de remettre le travail au centre de tout». Place ensuite aux valeurs, redite de son interview au Figaro Magazine.

Puis insistant : «Je me présente devant (les Français) comme je l'ai toujours fait: en vérité. Ma campagne ça ne sera pas consisté (sic) à dire du matin au soir du mal des autres.» A propos du reportage précédent diffusé par TF1 sur le meeting de Rouen de François Hollande : «C'était une longue litanie contre moi. Y a pas des idées à mettre sur la table ?» Le candidat de la droite (l'UMP, son parti, n'a pas été évoquée) a ensuite redonné les deux contre-vérités déjà employées par lui-même ou son camp contre le candidat PS : pas d'économies prévues et une régularisation massive des sans-papiers, ce qui ne figure pas dans le projet.

Enfin, le candidat a lancé à propos du «rêve français» de François Hollande : «Le rêve, ça se termine toujours en cauchemar.» En 2007, pour son discours d'intronisation par l'UMP en tant que candidat le 14 janvier à Versailles, Nicolas Sarkozy avait lancé : «Toute ma vie j'ai rêvé d'être utile à la France, à mon pays, à ma patrie. Aujourd'hui vous venez de réaliser la première étape de ce rêve»...

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