15 mai 2012, un ennui revigorant

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Un président trop normal. Un premier ministre plus que trop normal. Un décorum républicain a minima. Ce mardi 15 mai fut d’une affreuse banalité. Et cela fait du bien. Sauf si François Hollande cédait à son tour à l'hyperprésidence. Parti pris.

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Un président trop normal. Un premier ministre plus que trop normal. Un décorum républicain a minima. Pas de sac Prada, encore moins d’images people. Quelques petits bains de foule mais pas trop. De l’émotion, par intermittence seulement. De la pluie mais un peu de soleil. Des discours, mais point trop longs, des hommages mais mesurés, des costumes tire-bouchonnés sous la pluie, une Citroën aussi quelconque qu’une Citroën... Bref, ce mardi 15 mai fut d’une affreuse banalité. Et cela fait du bien. L’ennui et l’absence de surprise sont parfois revigorants.