Urvoas, l'homme du «Patriot Act» à la française

Député du Finistère, proche de Valls, il a porté contre toutes les oppositions la loi renseignement. Il en a été l’initiateur, le rapporteur, et celui qui l’a le plus amendé, quitte à mettre le gouvernement en minorité et apparaître comme le relais des services.

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« On fait confiance à Jean-Jacques Urvoas. » De l’Élysée aux députés socialistes, en passant par les ministères, le député du Finistère fait l’unanimité, ou presque. Les principaux hiérarques socialistes s’en remettent à son avis ; à la commission des lois, c’est lui qui fixe la ligne et donne le tempo. Il est devenu incontournable. Que ce soit lors du vote de la loi de programmation militaire (LPM) en décembre 2013, de la loi antiterroriste de décembre 2014 et de la loi sur le renseignement, Jean-Jacques Urvoas s’est imposé en maître d’œuvre, à la fois en amont et en aval du processus législatif.