En France, frondeurs et gauche de la gauche sont désorientés

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Lorsqu’on est contre l’austérité, peut-on voter pour un accord qui l’aggrave ? Quand Alexis Tsipras lui-même assure « ne pas croire » à l’accord signé sous la contrainte dans la nuit de dimanche à lundi, le maintien de la Grèce dans la zone euro vaut-il un « oui » du Parlement français ? Depuis dimanche soir et la fin de la négociation au long cours sur le plan d’aide à la Grèce, les frondeurs socialistes, les écologistes et le Front de gauche, soutiens de Tsipras et partisans d’une politique européenne alternative, sont désarçonnés : le premier ministre grec, héraut de la lutte contre l’austérité en Europe, l’homme qui a osé convoquer un référendum pour faire voter son peuple, a dû rendre les armes à Bruxelles.