En finir avec quelques idées reçues sur la radicalisation

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N’importe quel bavard a son idée arrêtée sur la « radicalisation » et sur le terrorisme. Désormais, il est possible de confronter toute cette glose à la réalité des dossiers instruits par la justice française. Et l’on découvre alors la place réelle qu’occupent l’échec scolaire, les réseaux sociaux, la volonté de provoquer, la sexualité, la religion dans le basculement de milliers de jeunes vers la violence.

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Les attentats qui frappent la France et l’Europe et le départ de plusieurs milliers de jeunes vers la zone irako-syrienne ont propulsé la « radicalisation » au centre du débat public. Ils ont aussi déclenché une effervescence institutionnelle d’une ampleur inusuelle. Des lois, des circulaires, des plans d’action, des financements spécifiques et des modules de formation mobilisant la police, la justice, les services sociaux, l’école, les prisons, la diplomatie, des acteurs communautaires et religieux ou encore les collectivités locales ont vu le jour en un court laps de temps.

Des milliers d’agents consacrent désormais tout ou partie de leur activité à détecter, signaler, comptabiliser, surveiller, poursuivre ou prendre en charge des individus dont les comportements, les attitudes ou les actes ont été classés dans ce registre. Au point qu’un officier du renseignement souligne non sans malice : « Il y aura bientôt plus de gens qui vivent de la radicalisation que de radicaux. »

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