Henri Guaino sauvé par la Cour de cassation

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C’est une bonne nouvelle pour la liberté d’expression, mais aussi une porte ouverte à tous les excès de langage. La chambre criminelle de la Cour de cassation vient, ce mardi 15 novembre, de casser la condamnation pour outrage à magistrat du député (LR) des Yvelines Henri Guaino, pour un motif qui peut paraître assez surprenant. Alors que l’élu avait été condamné à 2 000 euros d’amende par la cour d’appel de Paris, pour avoir durement attaqué le juge d'instruction Jean-Michel Gentil sur plusieurs grands médias après la mise en examen de Nicolas Sarkozy dans l’affaire Bettencourt, la chambre criminelle, elle, dit ceci : « ces propos n'avaient pas été adressés au magistrat visé, mais diffusés auprès du public selon l'un des moyens énoncés à l'article 23 de la loi du 29 juillet 1881 sur la liberté de la presse » et « la cour d'appel a méconnu les textes précités et le principe ci-dessus énoncé ».