#MeToo dans le cinéma: votre dialogue avec la rédaction

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Ana,
Equipe Modération

Bonjour, je ne parviens pas à mettre un commentaire sur le tchat. Je me suis loguée via twitter. Le message d'erreur est "Params error" et je ne sais pas comment me déloguer/reloguer. Merci de votre aide.

Marion

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Bonjour,

Est-ce que vous pensez que du côté de Besson, il va s'en tirer par un non lieu ? Pour le moment ça semble un peu parti comme ça, non ?

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  • 15/11/2019 12:34
  • Par

Il y a entre 15 et 20 ans, à une fête de famille, j'ai rencontré une femme me disant qu'elle était en train de réaliser une thèse sur le thème des femmes battues mortellement. Elle m'annonçait alors les statistiques que maintenant tout le monde connaît. J'en fus abasourdi.

Pourquoi notre société a mis tant de temps pour médiatiser et dénoncer ce drame ?

Je viens de poster un commentaire et le message d'erreur est apparu??

 

Nous rencontrons des soucis techniques avec l'outil du Tchat. Vous pouvez poster votre question en commentaire si vous le souhaitez.

Bonjour, merci de mettre au premier plan cette question trop souvent ignorée. Beaucoup de réactions suite au témoignage d'Adèle Haenel montrent une incompréhension face à son refus d'aller en justice. Envisagez-vous de faire des articles illustrant par des cas particuliers, plutôt que par les seules statistiques, les problèmes relatifs au traitement par la Justice des violences faites aux femmes ?

Marion

Bonjour à tous et merci pour votre travail !

Quelles sont les réactions à l'international ?

 

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  • 15/11/2019 13:07
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params error pour mon comfrown

encore et encore ... dèg

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  • 15/11/2019 13:12
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Bonjour,(je poste ma question ici à tout hasard...)

Le témoignage d'A.Haenel a eu beaucoup d'écho car, comme elle l'a soulignée, elle est plus puissante que Ruggia donc "la grande famille du cinéma" la soutint (est-ce sincère ou est-ce pour se dédouaner ?)mais lorsqu'il s'agit de Polanski, l'effet s'inverse à nouveau et "cette famille" et beaucoup de gens, reprennent les bons vieux réflexes en arguant une chasse aux sorcières, la censure, j'en passe et des meilleures.

Pensez-vous réellement que le cinéma (régenté par hiérarchisation, patriarcat et parfois (souvent?) humiliation) est prêt à évoluer tant que l'arrière garde machiste est encore là (au pouvoir) ?

J'ai transmis votre question ;)

merci smile

Ce commentaire a été dépublié par son auteur.
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  • 15/11/2019 13:23
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Merci merci pour ce travail formidable. Je suis abasourdie par la violence des commentaires masculinistes sur les fils des articles. Bien sûr, cela prouve à quel point les témoignages sont justes puisqu'ils touchent tant tous ces hommes dont les commentaires sont souvent absurdes. Mais surtout, j'ai l'impression que nous sommes en train de vivre une vraie révolution dont les ronds dans l'eau iront très loin. A travers le cinéma, c'est l'image même des femmes, véhiculée par tant de films célèbres, où nous devons pour être vues à l'écran nous conformer à des critères physiques contraignants, voire dictatoriaux, où nous sommes souvent décrites comme des garces ou des gourdes... combien de films racontent comme des moments heureux ce que désormais nous pouvons nous les femmes nommer humiliation, viol, terreur. 

Une question que je me pose, c'est quel sera l'impact de ce mouvement sur le statut de l'artiste et de l'art ? Cela ne repose-t-il pas la question oh combien tabou de la responsabilité de l'artiste. Le capitalisme qui sait si bien manipuler les fantasmes n'a-t-il pas fabriqué cette figure de l'artiste qui a le droit de tout dire, auquel on ne peut demander d'être responsable. Sous prétexte de refuser la censure, tout est autorisé et qu'importe le flacon pourvu qu'on ait l'ivresse. Combien de réalisateurs complaisants étalent leurs fantasmes de meurtres, de violences, de racisme, de sexisme. Et si on se posait un peu, non pas pour jouer les mères ou les pères la vertu mais juste pour réfléchir au rôle que nous avons fini par faire jouer à l'art et aux artistes et à nous, auxquelles sont destinées les oeuvres. Juste prendre le temps de se questionner.

Certes, se poser ces questions est risqué. Mais des femmes meurent, sont violées, maltraitées. Pour elles ce n'est pas seulement risqué, c'est carrément arrivé.

Votre réponse est l illustration même de mon propos. Et je le comprends,  difficile de s extraire de tant de siècles d une pensée  jamais vraiment remise en question. Vous avez un long travail à faire.  Bon courage. 

Quel niveau d'argumentation !

sa condescesdance est top bonne, je mérite amplement la bastonnade pour crime de penséefrown

vous ne voyez pas le probleme ?

imaginez que je vous ai repondu ce que vous venez de me répondre, vous auriez hurlé au sexisme patriarcal, alors que je n'y vois de votre part qu'ignorance et préjugés

je vous dit qu'une pensée alternative à la votre n'est pas une agression, vous le vivez comme une agression...

je vous explique que la violence masculine a surtout une piste génétique, plutôt que sociale, et vous vivez ca comme une regression de la pensée humaine

je vous invite a me donner un exemple d'un "viol ..;heureux" dans un film, et vous tentez de me prendre de haut

qui est civilisé felizia dans notre échange ?

vous ?

vraiment vous ?

Merci beaucoup pour votre travail journalistique sur les violences sexistes et sexuelles. 

Ce sont pour le moment avant tout des milieux publics qui sont concernés par vos enquêtes : cinema, politique, milieu du travail… 

Pensez-vous à l’avenir mener un travail journalistique sur le domaine privé, c’est-à-dire les familles, où les victimes de viols et agressions sexuelles par inceste sont nombreuses, et ce, dès l'enfance? La famille n'est-elle pas le "berceau des dominations" pour reprendre le titre de l'ouvrage de Dorothée Dussy?

Pourquoi refuser de porter plainte.... Car il est toujours difficile de prouver ce qu on avance, parce que la victime devient très souvent la coupable, parce que les peine sont ridicules comparer à la destruction de la victime, parce que cela amène à revivre ce moment que l on aimerait bannir, parce qu il faut que la victime se justifie en permanence. .. Voilà, je pense les raisons. On parle du viol dans le cinema, mais le viol en général est toujours traité d une manière bien singulière et intolérable.

15 à 20 ans de prison est une peine bien ridicule en effet et c'est vrai qu'il ne faut froisser personne dans un procès quitte à envoyer quelqu'un au gniouf pendant cette durée par erreur.

Qui ignorerait que le ''Cinéma'', c'est très près du ''corps''... et si, parfois ce n'est pas seulement le ''corps'' et rien que le ''corps''. Tout le monde ne peut avoir fait le ''Potemkine'', ou ''Lawrence d'Arabie''... Pas une actrice, si plantureuse soit-elle, n'arrive à la cheville d'une majestueuse chamelle, foulant le sable avec la grâce d'une ''ballerine''... Quelle adolescente n'a point rêvé de faire du ''Cinéma'' ? Avec la mise en garde des parents sous-entendant ce que nous venons d'apprendre... par le menu. Plus on avance, plus on comprend... C'est la règle du jeu... Et, qui va ramasser la mise ? Ils sont assez nombreux... Mais, c'est bien connu, le ''Cinéma'', c'est juteux...et, explique ces empoignades de série ''B''.

Très bon travail journalistique.

1. A la base, des stratégies d'emprise.  A étudier. Le témoignage décrit la difficulté de s'en extraire, surtout si elle est subie depuis l'enfance.

2. On a vu comment les gens du gouvernement d'une part nient leurs méfaits, d'autre part parlent des souffrances dans le peuple, de telle façon qu'ils en écartent implicitement toute responsabilité : un vocabulaire déconnecté de la société, qui évoque un ordre naturel qui permet de disserter de loin. La précarité. La pauvreté...

A quels artifices recourent les mis en cause pour s'échapper ? Étudier leurs méthodes verbales de défense.

Très gêné par certains termes employés: enquête, témoignage, accusation... Des termes qui me semblent réservés à la Justice et à leurs pairs. Qui êtes vous pour affirmer, livrer, condamner sans à aucun moment avoir de preuves factuelles. Rumeurs? On-dit? Possibilités? Eventualités? ... Et sans contradiction, base de "notre justice" sans laquelle cela devient tribunal d'exception, voire de colonels. 
Des dénonciations après 45 années n'ont pas à être amplifiées par les tambours médiatiques. Le temps à dévoré les preuves et le réveil des victimes est bien tardif. Opportunisme? Vengeance?  Souvenir d'éviction? 
Comme pour P. Joxe, précisément à une semaine de l'examen par la cour d'appel d'un précédent jugement fondé sur des faits similaires. Je ne suis pas couturier, mais le fil blanc semble assembler le patchwork de façon un peu trop évidente...

Et puis bon: Toutes les majorités ont été abaissées au fur et à mesure. 21 ans, 18 ans pour la majorité civile. Entre 12  et 15 ans  pour la "majorité sexuelle" consentie. 
Donc ne vous inquiétez pas: on arrivera bientôt à la majorité sexuelle à 9ans !!!!! 

Il n'apparaît pas suffisamment, dans la presse et les médias, que les hommes, dans leur immense majorité, sont aussi révoltés que les femmes par les comportements immondes de quelques brebis galeuses, qui s' accordent généreusement une immunité en raison de leur pouvoir ou de leur appartenance à un milieu opaque . Il faudrait que cette solidarité apparaisse, afin que les délinquants se sentent traqués par la vigilance commune des hommes et des femmes.  Ce combat,  initié avec une grande clairvoyance par Adèle Haenel,  ne doit surtout  pas apparaître comme féministe,  mais plus largement mené par l'ensemble d'une société révulsée, déterminée à en finir avec les pédophiles et les violeurs. 

.

Personnellement, je soutiens malheureusement la position d'Adèle Haenel quant à ne pas porter plainte face à une justice innefficace voire culpabilisante. Le souci c'est que tout le monde n'est pas une célébrité et donc la plupart des témoignages sont invisibilisés. Je pense qu'une solution serait d'investir en masse le site Balance Ton Porc et que les médias rapportent régulièrement les chiffres. Comme il a été dit dans France Inter récemment, s'il y a présomption d'innocence, il ya également présomption de confiance. Et de nombreuses personnes dans le monde feront confiance aux témoignages pour avoir vécu ou avoir connu des proches dans cette situation. C'est ensuite dans les élections que se feront des choix de vote pour engager des changements. On croise les doigts.

 

Je voulais répondre au dernier message du tchat posté mais il y a eu un bug, ou alors il n'a pas été envoyé en entier je ne sais pas vraiment. Ce n'est donc pas une question mais un commentaire, une prise de position.

Bah oui c'est tellement mieux de jeter des gens coupables ou non à la vindicte publique. Encore mieux que le Maccarthysme.

Elle est tellement belle cette réalité ou il vaut mieux se faire justice soi même. Vivement les élections, bientôt le Far West !

Suis passée de la perplexité à la colère en lisant et relisant les colonnes de Médiapart  accusant monsieur Polansky de faits pas encore jugés par nos tribunaux. Je suis âgées très âgée et me sont revenus en mémoire les actes habituels des propriétaires terriens gros producteurs de blé, betteraves ,lait etc de mon bourg, de ma rue, du nord de la France dont les vachères adolescentes ou adultes "passaient à la casserole"! J'explique cette grossièreté :couchaient contrainte ou non avec le fermier pour un morceau de beurre ou la facture hebdomadaire de lait .Ces messieurs les hobereaux  n'ont jamais été inquiétés et plutôt honorés. parce que puissants Nous achetions leurs produits et aujourd'hui je serais presque obligée de ne pas voir un film par rapport à des actes par encore reconnus comme réels, pratiquées presque à de la même époque par ces fermiers oh combien minables. J'en ai presque regretté mon abonnement  depuis sa création à Médiapart .

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  • 17/11/2019 17:10
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Un très grand Bravo à Marine Turchi et un immense MERCI à elle et à Adèle Haenel, qui, en lui ayant permis d'avoir une parole libre, libère aussi celle de toute une frange de population qui se résignait. Adèle Haenel est bouleversante autant par cette rage à fleur de peau, de rester exclusivement sur les FAITS, que la retenue dans sa volonté de vouloir juste que les auteurs de ces actes "Se regardent en face"; pas de guerre, pas de revanche!! Quel travail pour cette jeune femme! C'est ainsi que nous pourrons Vivre Ensemble.

Sur le problème des violences je suis convaincue qu'il s'agit en fait d'un problème de Domination, de toute-puissance; et malheureusement de sexualité mal assumée pour les hommes (majoritairement dans le cas de viols); dans le milieu du spectacle, ce problème de toute-puissance est augmenté avec la précarité économique, vécue par les femmes, en état de quasi soumission.

N'étant pas une adepte de tout cet étalage multiple et divers lors du festival de  Cannes, on doit toutefois bien reconnaître, que cet exemple n'est pas flatteur pour le cinéma, lui-même; ni pour les femmes! et fait davantage l'apologie de la sexualité "à portée de main" à travers la célébration du  corps des femmes; qui pour beaucoup trouvent là un moyen (pervers et pervertissant) de se faire connaître. Une comédie où les apparences sont sanctuarisées, aux conséquences souvent douloureuses.

Merci Merci encore à MEDIAPART de cet état d'esprit de liberté, de son souci de justice quel qu'en soit le domaine.

Je suis allée voir "J'accuse" après m'être réconciliée avec moi-même; ce film absolument REMARQUABLE aurait dû être titré "L'Honneur d'un Homme pour l'Homme". Il devrait être projeté dans tous les établissements scolaires. 

Et Polanski ne devrait pas échapper à la Justice (mais pas celle de Belloubet).

Et des Polanski, dans le cinéma, la mode, la finance, chez les élus, les familles.....combien de divisions?

 

Vous avez bien conscience du problème, contrairement à beaucoup de gens dans le déni dont on peut lire les commentaires affligeants, même ici sur Mediapart.

Je respecte votre choix d'avoir vu le film de Polanski, mais comment avez-vous fait pour vous y intéresser sans éprouver un grand malaise? Que veut dire se réconcilier avec soi-même? 

Oui beaucoup de divisions partout, mais surtout le silence et l'impunité. 

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  • 17/11/2019 20:53
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Le film est JUSTE; "s'y intéresser, sans éprouver un grand malaise"? parce que j'avais vu le Pianiste; et on savait la vie personnelle et sulfureuse de Polanski. On ne découvre pas cela en 2019. Et je pense que le film même porté par Polanski est aussi une affaire collective. On célèbre des "héros" de la Révolution française, on donne des noms de bouchers à des Avenues, des Boulevards. Disant cela, je n'exonère pas Polanski de ses actes. SUREMENT PAS; reste que le traitement de cette histoire Dreyfus, dans notre Histoire commune est SANS FAILLE. Et au bout du bout, un militaire avec le souci de Justice et de Vérité, se mettant en danger pour la faire éclater (alors que comme tout bon militaire de la fin du 19eme, il était en 1894 antisémite de l'Armée) c'est vraiment une lumière dans la conscience Humaine. Vous ne pensez pas?

Là, véritablement, je suis admirative du parti pris du cinéaste d'avoir abordé le problème, du traitement très rigoureux du sujet; l'aspect cinéma est irréprochable;  mais je pense qu'il s'est trompé sur le titre du film.

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