Ce que l'IGPN reproche aux policiers de la BAC Nord

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Tous les commentaires

Une procédure judiciaire est déjà en cours contre ces six policiers. De toute façon, les sanctions disciplinaires se font 'sans préjudice des sanctions pénales' (art. 29 de la loi du 13 juillet 1983), ce qui signifie aussi que même relaxés au pénal, les fonctionnaires peuvent, pourquoi pas, se faire radier.

Vous concluez à la partialité des enquêteurs de l'IGPN, sur la foi de la comparaison entre une transcription à l'oreille et un travail d'expert sur du matériel haut de gamme. L'expertise est plus précise, et le sens entier change, cela ne fait pas de la première transcription un faux.

Déjà qu'au pénal, invoquer la partialité subjective d'un juge ne vous donnera pas grand chose (encore moins celle d'un enquêteur...), dans le cas d'une procédure disciplinaire, l'idée même d'impartialité disparaît (il n'y a pas vraiment de code de procédure, donc pas de vice de procédure). Les syndicats pestent depuis 30 ans, mais comme justement il n'y a pas de loi, cela revient à se plaindre du règlement auprès de celui qui l'a fait. Tout ce qu'ils peuvent faire, c'est faire annuler les sanctions par un juge administratif, ce qui doit arriver à peu près à chaque alignement planétaire !

Vous vous faîtes le défenseur de l'IGPN pour couvrir les comportements pénalement répréhensibles de ce service.

Il y a un problème pénal dans l'orientation à charge des procès verbaux qui ne relève qu'une partie des écoutes en omettant de préciser les éléments à décharge (par. ex le fonctionnaire ayant vendu son bien immobilier et se retrovuant avec du liquide qu'il n'a donc pas volé). Ce procédé malhonnête pour emporter la conviction des juges constitue des faux en écriture publique. C'est qualifié crime et relève de la cour d'assises. Il y a donc une marge certaine de progrès en matière de rigueur intellectuelle au sein de la police, à commencer par la police des police des police.

Je remarque aussi que vous satisfaîtes d'une situation de partialité alors que la partialité d'un enquêteur est sanctionné par la Cour de cassation. Il vous paraît normal qu'il n'y ait pas de procédure disciplinaire et que l'IGPN puisse donc faire n'importe quoi, en violation de l'article 34 de la constitution.

Quant aux syndicats, il est certain que si vous limitez votre appréciation à ceux qui co-gèrent l'imposture et se font le porte-parole de leur employeur, le justiciable n'est pas prêt de voir une évolution positive des pratiques malsaines au sein de l'institution répressive de l'Etat.

Nous ne partageons donc pas la même conception du fonctionnement de la police et je n'admets pas celle qui se résume comme suit :

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Merci, POJ !

Le scandale, c'est l'enquête IGPN.

Oui.

Le problème, c'est l'enquête IGPN.

Oui.

Quelle police va pouvoir enquêter sur  la police des polices, sur la pratique des faux témoignages, des falsifications de documents, des pressions sur témoins et victimes, etc. ?

Pascal LALLE est un chef de service qui a été reconnu par les policiers marseillais comme étant un "grand patron".

Depuis qu'il est à la tête de la DCSP, avec son adjointe Martine NAUTE, la communication interne s'est libérée. La Sécurité Publique s'affirme comme étant une police d'action et de proximité.

Et surtout, enfin, la Sécurité Publique est devenue une "vraie" police, pas la cousine pauvre du ministère de l'intérieur, une image authentique et légitime de police "citoyenne" pour une direction centrale qui traite 80 % de l'activité policière nationale.

Malgré nos difficultés personnelles et les injustices que nous avons connues et subies, il faut se réjouïr de cet article "positif".

Merci, POJ, pour ton honnêteté intellectuelle et pour avoir mis en exergue les fondements des dysfonctionnements institutionnels : l'IGPN.         

 

Un état mafieux a la police qu'il mérite.

Ces flics ont permis ces trafics, les ont favorisé souvent, la république ne saurait leur en vouloir.

Gouvernement décadent, policiers décadents...logique.

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  • 16/12/2013 12:25
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Il y a du ménage à faire dans la Police. Pour faire du chiffre, les policiers ne verbalisaient pas un citoyen porteur de 20 barettes! Ils ne savaient pas taper sur un clavier pour rédiger une procédure simple et rapide? Ils remplissaient juste la main courante! Je suis mdr.....

""" Ne pas surcharger l'OPJ de permanence""". Si un n'est pas suffisant on en rajoute d'autres, c'est simple non? Mais bon, la nuit les opj dorment à Marseille...

Comme le dit Laurent Cuenca il est préférable d'être ripou pour être défendu par des syndicats corrompus.

 

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  • 16/12/2013 12:53
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J'ose à peine poser la question, mais peut-on demander au journaliste comment il a obtenu une transcription aussi précise du rapport d'expertise, alors qu'il y a une instruction en cours, parallèlement à l'enquète administrative ? Parce que reprocher à des flics de prendre quelques libertés avec la loi, c'est bien, mais de la part de journalistes qui en font tout autant, je ne sais plus s'il faut parler d'ironie, ou carrément d'hypocrisie. Ne peut-on pas plutôt considérer que tous ces petits accommodements avec les lois et règlements en vigueur se font avec le même jeu de meilleures ou plus mauvaises intentions du monde, selon le côté où l'on se place : être efficace ou faire du chiffre, informer ou faire du tirage.

Un plaidoyer en faveur des policiers qui racontent ce qu’ils ont bien envie de dire.

Je n’est jamais vus un policier seul avec c’est poing dans les citées, synonyme de lynchage pour lui.

Ce sont juste des profiteurs qui utilise tout les moyens agressifs que leur permettent la loi.

Incompétence Générale de la Police Nationale (IGPN) est un système opaque qui agit et décide dans des endroits tenu secret aux ordres de quelques francs-maçon qui gangrènent le Ministère de l'intérieur ! 

http://www.lexpress.fr/actualite/societe/comment-les-francs-macons-ont-investi-la-police_489886.html

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Et il y a la même chose au sein du Ministère de la Justice. Les Affaires FM sont signalées et encadrées dans les écrits entre un bâtonnier d'un ordre de avocats et le Procureur Général afin d'expliquer pourquoi les Lois de la République ne sont pas respectées. 

Juste une question -et je rejoins la réflexion de XENOS-

Comment la journaliste a-telle pu avoir autant d'informations avec autant de détails (voir transcriptions des écoutes téléphoniques)????

Vous ne saurez pas : secret des sources.

Secret des sources. Soit. Mais peut-on pour autant publier des extraits d'un dossier sensible?

En fait je ne vois pas trop l'intérêt d'un tel article parce qu'on sait par avance que les écoutes ne sont pas une preuve en soi et peuvent porter à confusion.

De toute manière à Marseille, il y a toujours embrouille pour noyer le poisson!Sourire

Une Marseillaise

il y a un gros problème si on ne peux plus faire confiance a la police, qui sont devenu des rippoux     le sont ils devenuent a cause des hommes politiques pourris???           il nous reste la gendarmerie

Si je me souviens bien, il y avait eu, au moment de la révélation de l'affaire, l'interview dans Mediapart d'un sociologue qui expliquait la pratique quotidienne de la BAC et surtout révélait sa profonde inefficacité en matière de lutte contre la criminalité. Pourquoi MDP n'irait-il pas le revoir pour lui demander ce qu'il en pense ?

Pour ma part, je me souviens d'un piquet de grève la nuit en décembre 1995 où une patrouille de police passe pour nous demander où on en est, si tout va bien et nous apporter leur solidarité (on se battait pour leurs retraites à eux aussi). On discute avec eux devant un café et une saucisse. Arrive alors une voiture banalisée, avec des types habillés en noir à la ninja, le flingue en bandoulière et la main dessus. Le brigadier alors se précipite et leur dit : "Allez, allez, tout va bien, circulez". Après avoir hésité et sur les insistances des flics en uniforme, ils finissent par partir. Pendant que la voiture s'éloigne, le brigadier se retourne et nous dit : "Quelle bande d'emmerdeurs ! Vous voyez la cité là-bas, quand on fait notre patrouille, il faut toujours se débrouiller à passer avant eux, sinon on se fait caillasser par les jeunes en colère." Tout est dit....

Vive Taubira...

Pauvres petits flics...innocents.Pourquoi n'auraient-ils pas le même traitement que les petits gars  des cites....?

Et puis  sait - on jamais , même les flics savent Chanter

Marseille , la Bac...circulez y a rien a voir

Vous en voulez encore ! et celle là qui est toujours classé ! Schuuuut !

http://blogs.mediapart.fr/blog/laurent-cuenca/161213/parties-fines-la-crs-24-de-bon-encontre

Estce une nouvelle méthode d'élimination de ceux qui en savent trop ?

http://lci.tf1.fr/france/faits-divers/un-policier-retrouve-tue-d-une-balle-dans-la-nuque-a-vaires-sur-8329083.html

eh oui  ça y ressemble bien ...... c'est aussi arrivé à un policer de Castres il y a quelques années.

Suicidé d'une balle dans la nuque, comme Georges Figon...

Le policier, qui était baillonné et les yeux bandés, avait une balle dans la nuque. Il avait un film plastique fixé avec du gros scotch autour du visage, pouvant laisser penser qu'il avait été victime d'un homicide, selon plusieurs sources policières. Cela "a été fait soigneusement" et on a "du mal à penser que quelqu'un le lui a fait de force", a toutefois tempéré une source judiciaire.

L'arme retrouvée près de lui était bien la sienne. Et d'après les premiers résultats d'autopsie qui a eu lieu jeudi après-midi, les enquêteurs semblaient se diriger effectivement vers la thèse du suicide. La brigade criminelle de la police judiciaire de Versailles a été saisie de l'enquête.

ripoux contre ripoux, qui va gagner, haletant le match...

Quand je repense à la violence des attaques que j'ai subies parce que je maintenais que les policiers de la BAC sont des policiers d'élite.

Oui, il y a eu sans doute, comme partout, le fait que les procédures écrites n'étaient pas toujours respectées et qu'il est plus facile de laisser traîner deux barrettes de chite que de rédiger un PV et faire un scellé, surtout pour un OPJ qui, franchement a d'autres affaires plus importantes à traiter.

Le "red paper", les "Baqueux" sont des flics de terrain, pas des "bécaneux".

Et heureusement que les BAC ont été créées, réinvestissant petit à petit les zones de non-droit.

Je salue le travail objectif de Louise FESSARD qui n'a pas hésité à "casser" tout ce qui avait été monté contre ces policiers, au risque, elle aussi, d'être confrontée à l'esprit "anti-flic" qui sévit sur MEDIAPART.

Je suis très contente pour les collègues de la BAC et les policiers de Marseille.

Dire la vérité, le devoir de vérité, est un travail journalistique.

Il a fallu du courage à notre "Rouletabille" pour dénoncer un montage IGPN qui reste quand même le point noir de cette affaire, l'écueil de procédures dont les falsifications ne visaient qu'à destabiliser un seul chef de service, Pascal LALLE.

Une collègue marseillaise l'a toujours défendue avec vigueur.

Tu avais raison, Nicole. On peut être chef de service et avoir des ami(e)s fidèles, parce qu'on est reconnu pour son humanité et son exemplarité.

Et quelle police va s'occuper de faire l'enquête sur la police des polices ?

Juste une question "philosophique".

Parce que les conséquences pour les collègues "baqueux" sont dévastatrices et ont failli coûter son poste à l'actuel directeur central de la sécurité publique, Pascal LALLE.

Une démonstration de plus que la guerre des chefs dans la police nationale vaut la "Guerre des Etoiles".

De quel côté est la "Force"  publique ?

Pour moi, c'est un signe d'espoir pour tous ceux qui doutent que la vérité puisse être rétablie.

Et surtout, c'est la possibilité de faire savoir que des chefs qu'on apprécie sont aussi des femmes et des hommes "attaqués", victimes de leurs devoirs et de leur honnêteté.

Comme dans un orchestre, si le chef est mauvais, la musique est mauvaise. L'harmonie doit être intérieure, moralité et intégrité, autant qu'extérieure, légitimité des ordres et autorité "naturelle" parce que reconnue par toutes et par tous.

Je suis sûre que Nicole A. va ouvrir une bouteille de champagne pour fêter cette excellente nouvelle, la fin d'une histoire sans fin, juste avant Noël !   

"des bijoux en « métal jaune » (dont la valeur n’a pas été estimée), « instinctivement » glissés dans la poche d’une veste d’hiver"

C'est vrai, ces policiers d'élite qui glissent instinctivement des bijoux dans leurs poches, quel exemple !

Les voleurs ne gardent pas des bijoux, quelle qu'en soit la valeur, dans une poche de veste. Ils les refourguent à un recèleur qui les leur achètera pour les vendre sur le marché noir.

C'est effectivement une différence qui a son importance.

Mais il est difficile de comprendre ce qui se passe sur le terrain tant qu'on n'a pas accompagné ces femmes et ces hommes qui interviennent partout, mobiles et réactifs.

Il est difficile de comprendre, pour un "néophyte", que ramener quelques barrettes de chite peut juste énerver l'OPJ de garde qui a des affaires autrement plus importantes à gérer.  Et que rédiger le PV pour mettre les barrettes de chite sous scellés, c'est du temps qui n'est pas passé sur le terrain. Et le plus important, c'est d'occuper le terrain.

 En plus, l'OPJ va moyennement apprécier qu'on l'encombre avec ce type de "petites" prises répétées et récurrentes. Il se passe beaucoup de choses dans la vie d'un commissariat, dans la vie d'une ville, de nuit comme de jour. Et les "chiteux", ce ne sont pas eux qui représentent un vrai danger sur la voie publique. 

Oui, des bijoux en métal jaune non identifiés, d'autres objets peuvent être retrouvés dans les locaux des commissariats de France et de Navarre, non mis sous scellés ou pas assez vite.

Le principal reste que, lorsque des citoyens sont agressés, comme une mamie qui se fait voler son sac  à main à l'arraché, en étant traînée par terre et "fracassée", ce sont les "baqueux" qui interviennent et coursent  les voleurs. Pas seulement les voleurs, les agresseurs d'une personne âgée et sans défense. Parfois, lorsqu'ils ne sont pas occupés à porter secours à des victimes d'accident ou à escorter des détenus, les policiers des brigades de roulement, polyvalents, taillables et corvéables à merci, sur un rythme H/24.

Mais je suis d'accord avec vous sur le fait que tout devrait être mis sous scellés, une ou deux barrettes de chite, le bijou en métal jaune qui vient d'être arraché, mais à qui ?, la victime ne se déplaçant pas pour déposer plainte, etc..

Oui le monde devrait être idéal. Nous devrions tous être parfaits et honnêtes. Surtout les policiers !

Mais aussi les citoyens qui les critiquent, au moins un petit peu. L'honnêteté est comme le bon sens ce qui est le moins partagé entre les Français.

C'est vrai que l'or est mieux partagée.          

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  • 17/12/2013 00:38
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Mme Frassin, nous verrons ce que cette affaire donnera publiquement devant la Justice.

Je suis un tantinet surpris que la Presse, laquelle  aprés avoirs stgimatisé les "ripoux" de la Bac Marseille se fasse le porte-voix des mis en cause et de leurs avocats, comme vous le faites aprés le Nouvelobs.

S'il est un corps ou règne le corporatisme, avec des "syndicats" -Allance- et d'autres, c'est bien celui de la Police. Ces gens là, je le sais par expérience, ne supportent pas que leurs pratiques soient examinées par une tierce instance.A Marseille plus qu'ailleurs, de curieuses négociatons ont lieu entre des représentants des forces de l'ordre et des trafiquants, plus ou moins d'envergure. La question est complexe et met en jeu, en vrac, la politique du chifrre, la question de la déontologie policière, de basse ntensité dans la mason poulaga, des rivalités personnelles, des liaisons politico-philosophques et secondairement le grenouillage de quelques chefs.

Une Police républicaine est à réinventer dans cette grande vlle encore plus qu'ailleurs.

Ce qui n'est pas une mince affaire, car quelque soient les mutations insttutionnelles, on fait toujours avec les gens qu'on a, leurs traditions et mentalités.

l serait san démocratiquement de sortir de lalogique "bande contre bande" si bien décrte par nombre de sociologues, au premier chef étasuniens, pays où règne la maxime de Woody Allen " la Dctature, c'est ferme ta gueule, la démocrate, c'est cause toujours"

De ce point de vue comme dans d'autres domaines touchant aux libertés publiques, nous sommes un pays endemi-teinte, une sorte de zone grise.

Cf les quelques travaux d'Eric Fassin.

Je pourrais développer, exemples à l'appui, mais je n'en n'ai pas le temps.

Un peu de recul, siouplait, Mediapart!

INFO:

http://tempsreel.nouvelobs.com/societe/20131217.OBS9754/bac-nord-a-marseille-6-policiers-devant-le-conseil-de-discipline.html

"Le premier des six policiers de l'ex-BAC Nord de Marseille convoqués mardi 17 et mercredi 18 décembre devant le conseil de discipline, a été révoqué, a-t-on appris de source proche de l'enquête.

Régis Dutto, au domicile duquel une vingtaine de barrettes de cannabis avaient été retrouvées, avait été mis en examen et écroué en octobre 2012 pour vol et extorsion en bande organisée aux dépens de dealers. Cinq de ses ex-collègues doivent encore passer devant le conseil de discipline de Marseille d'ici à mercredi soir. Tous risquent la révocation."

La retranscritption des écoutes peut avoir ses failles mais il y a aussi d'autres preuves tangibles et qui sait, peut-être aussi des aveux...?

Il faut faire la distinction entre un conseil de discipline et un procès judiciaire, surtout dans la police nationale.

Ce qui est noir pour un lanceur d'alertes révoqué par un conseil de discipline "picrocholesque" deviendrait blanc pour un simple policier de la base.

Si les enquêtes administratives ont été diligentées de la manière dont les enquêtes judiciaires au début ont été diligentées, avec "fausses"  transcriptions, "oublis" judicieux entraînant des suites judiciaires, il est certain que les policiers de la base n'ont aucune chance de pouvoir s'en sortir.

C'est le cas de beaucoup d'agents confrontés à des montages de dossiers disciplinaires dignes de la STASI par une IGPN qui nage en eaux troubles.

Donc parce que je suis moi-même menacée d'être traduite devant un conseil de discipline, étant une lanceuse d'alertes, il faudrait que je me réjouisse du malheur de mes collègues policiers, eux aussi révoqués des cadres, comme des malfrats.

La justice, ce n'est pas de vouloir que l'autre subisse la même injustice que vous. C'est de vouloir la justice pour tous !

Dans la police nationale, les conseils de discipline servent à corriger "politiquement" l'image de la police nationale.

Par un commentaire que je vais rajouter, tout de suite après cette réponse, je me permettrais de rappeler le courage de ces hommes, les policiers de la BAC. Lorsque j'aurais couru après des racketteurs, lorsque j'aurais secouru des victimes au risque de me trouver au centre d'un affrontement entre bandes, lorsque je rentrerais "rompue", brisée de fatigue, le corps vidé de toute son énergie et la tête lessivée par des images d'une rare violence, le quotidien de ces policiers, je me permettrais de les juger et de leur donner des leçons de morale.

Des policiers qui risquent leur vie pour sauver d'autres vies ne sont pas des criminels.

On ne révoque pas un policier pour quelques barrettes de chite.

Parce qu'aujourd'hui ils sont seuls, éprouvés et réprouvés de tous, moi, je serais à leurs cotés.

Il suffirait que tous les policiers de France veuillent bien se rappeler les fois où ils ont "oublié" de mettre sous scellés des barrettes  de chite, des objets saisis lors d'une perquisition, ou récupérés lors d'une interpellation, il suffirait que tous ces policiers viennent témoigner à la barre de l'impossibilité d'être à la fois sur le terrain et devant la bécane, pour que les "baqueux" de Marseille soient juste "blâmés". Ou simplement "avertis".

Ce qui est la juste sanction pour ce qui est ni un délit, ni un crime.

Je rappelle que c'est l'actuel procureur de la république de Marseille  qui attire l'attention des médias sur des manipulations d'une IGPN au service d'un conflit hiérarchique et politique entre chefs.   

Demander justice, ce n'est pas vouloir se venger de la police nationale. 

La justice doit aussi être rendue aux policiers qui ont fauté dans l'exercice de leurs fonctions, comme tant d'autres. Pas l'injustice !

C'est d'un franc parler comme on en voudrais plus souvent, merci pour ce témoignage!

@Veronique Hurtado

J'entends vos cris de révolte. Vous dénoncez la manipulation de la IGPN "qui nage en eaux troubles".   Votre affirmation (qui s'appuie sur le Procureur de la République de Marseille) laisserait sous-entendre que les conflits d'intérêts (Sourirela drogue) se trouveraient au plus haut niveau, celui de la hiérarchie. Soit. Dans ce cas-là, comme il est courant, c'est toujours les plus petits qui "trinquent". Mais s'ils trinquent, ces plus petits, c'est que eux aussi ont trempé dans l'affaire.

Je ne vais pas revenir sur vos arguments,et encore moins dire comme vous "On ne révoque pas un policier pour quelques barrettes de chite." Parce que sincèrement j'estime qu'une seule barrette c'est de trop.

En conclusion, la Police représentant l'ordre républicain doit être exemplaire.

 

En fait, les barrettes de chites ne sont pas pour leur consommation personnelle ou la revente, ce qui serait délictuel.

C'est souvent de la "négligence" coupable pour vous, mais pour moi "organisationnelle". Ce qui ne veut pas dire "volontaire" donc prémédité.

C'est beaucoup plus bête.

La police est très spécialisée et "compartimentée". Donc ceux qui ramènent des prises, les "baqueux" par exemple, ne sont pas ceux qui vont traiter les affaires judiciaires, investigations diverses, réquisitions, saisies, perquisitions et j'en oublie.     

Et il est tout à fait vrai que, vu la diminution du nombre des policiers actifs, ou leur mésemploi dans des postes "administratifs" ou "techniques", bien souvent à leur demande pour fuir la voie publique,  il est vrai que les quelques policiers "bécaneux" qui restent pour traiter les affaires judiciaires sont "submergés" , pas débordés, mais submergés.

Donc lorsque les "baqueux"  amènent de tristes sires, petits dealers et autres crapules aux OPJ, officiers de police judiciaire, franchement, ils se font purement et simplement "rembarrer".

Quelquefois ils sont même obligés de "libérer" leurs "prises de guerre". Et dans ces cas-là, que font-ils ? Ils ont coursé une petite frappe qu'ils doivent relâcher. Et ? Il faudrait lui rendre le chite, les colliers volés, les armes blanches, etc.. Non, bien sûr. Ils procèdent d'eux-mêmes à des prises conservatoires et confiscatoires qui s'accumulent dans les recoins des services BAC. Et pas  seulement à Marseille !

Mettez-vous à leur place : - "Euh, excusez-nous, Monsieur, de vous avoir interpellé. Vous pouvez partir. Surtout n'oubliez pas de repartir avec vos barrettes de chite, les portables volés et le bijou assimilé "or". Encore toutes nos excuses pour ce malentendu qui ne se reproduira plus. Vous pourrez continuer à dealer et voler, comme bon vous semblera dans l'avenir." 

Et pourquoi les OPJ ne prennent pas les petites affaires ? Non seulement parce qu'ils sont "submergés" par des affaires plus importantes, mais aussi parce que les magistrats du Parquet, les substituts ne pourraient pas suivre.

La France veut une police exemplaire mais accepte d'avoir une Justice délétère, parce que famélique et pathétique. 

A quoi ça sert d'arrêter des dealers, des racketteurs et des voleurs de rue si la Justice ne peut plus traiter les affaires de droit commun ?

Budget de la Justice en France en proportion égal à celui de l'Azerbaidjan. A qui la faute ? Pourquoi nos élus ne se battent-ils pas pour donner à la Justice les moyens, ressources et effectifs, de fonctionner normalement ?

Oui,  là je vous rejoins. Il y a en France une très grande crainte de la République des Juges. Pourquoi ? Pourquoi nos élus laissent-ils "pourrir" la démocratie française ?

Conclusion : pour moi, les policiers de la BAC sont d'abord les victimes d'un système "corrompu" au sens d'un corps qui pourrit de l'intérieur, à cause d'une Justice  corrodée par l'extérieur.

Perpignan : il tire sur un jeune homme avec un fusil de sniper

Midilibre.fr

18/12/2013, 13 h 09 | Mis à jour le 18/12/2013, 13 h 34

 

 

 

Un fusil de type Remington 700 avec lunette et viseur, utilisée par les tireurs d'élite.

Un fusil de type Remington 700 avec lunette et viseur, utilisée par les tireurs d'élite. (PHOTO L'INDEPENDANT - D.R)                       

A Perpignan (P.-O.), mardi,  un jeune homme âgé de 18 ans aurait essuyé un tir d'arme de guerre, dans le quartier du Bas-Vernet. L'arme utilisée serait un fusil de type Remington 700 avec lunette et viseur. Un fusil  utilisé par les tireurs d'élite. 

Selon une information révélée par nos confrères de l'Indépendant, mardi, à Perpignan (P.-O.) dans le quartier du Bas-Vernet, un jeune homme de 18 ans aurait essuyé un tir d'arme de guerre. Un fusil de type Remington 700 avec lunette et viseur, utilisée par les tireurs d'élite. Par chance, le projectile lui serait passé au-dessus de la tête.

Deux SDF, âgés de 45 et 50 ans

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Toujours selon nos confrères, les policiers de la Bac, appelés à la suite de coups de feu, repèrent un individu correspondant au signalement donné par le jeune homme visé. Ce dernier ayant repéré un tireur le mettant en joue, depuis un pont de chemin de fer. Les policiers réussissent finalement  à maîtriser, sans violence, non pas un mais deux suspects. Il s'agit de deux SDF, âgés de 45 et 50 ans, et déjà connus des services de police. Ils ont été placés en garde à vue pour 'tentative d'homicide, détention illégale d'arme et recel de vol', en attendant la poursuite des investigations pour faire la lumière sur cette affaire. 

Source l'Indépendant

Nîmes : un forcené interpellé après une course-poursuite

HOCINE ROUAGDIA

19/12/2013, 11 h 55 | Mis à jour le 19/12/2013, 12 h 17

 

 


 

Au total, deux voitures de la Bac ont été accidentées mardi soir.

Au total, deux voitures de la Bac ont été accidentées mardi soir. (Photo DR)                       

Mardi soir en ville, la police a dû ouvrir le feu pour stopper un fuyard armé. Il a ensuite été placé en garde à vue.

Intervention mouvementée mardi soir pour la police de Nîmes qui était appelée pour un différend familial. Il est 20 h 30 environ quand une dame entre au commissariat pour y dénoncer des violences conjugales. La situation conduit les policiers au domicile du couple mais avec prudence car la plaignante explique que son concubin est sous l’emprise de drogue et serait manifestement armé d’un fusil voire d’une grenade.

Les policiers décident d’ouvrir le feu dans les pneus et dans le moteur

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Une fois sur les lieux, les policiers ne trouvent personne et se mettent à la recherche du véhicule du suspect. L’homme est finalement retrouvé au volant de sa voiture dans le centre-ville nîmois. Ils tentent de réaliser un contrôle d’identité mais l’homme s’enfuit à bord d’une Mercedes de forte cylindrée. Puis, au cours de cette échappée, le conducteur se retrouve coincé entre la voiture de la Bac et celle d’un automobiliste. Il aurait alors foncé dans les deux sens à plusieurs reprises provoquant des dégâts sur les véhicules dont celui de la Bac. Les policiers décident d’ouvrir le feu dans les pneus et dans le moteur pour essayer de stopper la berline. La voiture s’arrête finalement mais le forcené parvient à prendre à nouveau la fuite à pied non sans avoir pris un fusil pour le pointer en direction des policiers, a-t-on appris de source proche de l’enquête. Un des fonctionnaires, craignant pour sa vie et celle de ses collègues, aurait à nouveau ouvert le feu.

Le trentenaire abandonne la voiture après avoir percuté un deuxième véhicule de la brigade anticriminalité

Malgré tout, cet homme âgé d’une trentaine d’années aurait réussi à s’emparer d’une autre voiture (un 4x4) à bord de laquelle il s’échappe une nouvelle fois. Le signalement du véhicule et celui du suspect sont alors largement diffusés, notamment chez les gendarmes qui repèrent le tout-terrain dans le secteur de Marguerittes où le trentenaire abandonne la voiture après avoir percuté un deuxième véhicule de la brigade anticriminalité. Policiers, gendarmes et policiers municipaux réussissent à localiser le fuyard parti à travers champs et l’interpellent dans un second temps avant de le placer en garde à vue. Mais son état médical impose de le conduire au CHU Carémeau car il semble qu’il a consommé une quantité importante de drogue, peut-être de la cocaïne. Il est donc maintenu en garde à vue dans un cadre hospitalier.

Cette affaire a provoqué des blessures sur un policier touché aux membres inférieurs. La suite de l’enquête a permis aux policiers de saisir le fusil - un pistolet automatique - et une grenade à plâtre. Les investigations se poursuivent pour comprendre ce qui a provoqué cette hallucinante course-poursuite dans les rues nîmoises.

 

Le jeune homme sur qui  on a tiré d'un pont avec un arme de "sniper", la jeune femme qui vient chercher de l'aide au commissariat contre un conjoint violent, drogué et armé, ce ne sont pas des dealers.

Le travail de la BAC, c'est d'abord ce travail de protection des vies humaines, au péril de leurs vies.

Et je peux témoigner que ces courses-poursuites haletantes, ces "tirs" sporadiques deviennent de plus en plus le quotidien de policiers sur lesquels bon nombre d'entre vous viennent "cracher". Sauf lorsqu'ils les appelleront au secours...

Cette haine "anti-flics" est révélatrice d'un malaise profond entre la population et sa police nationale.   Parce que quelques "baqueux" n'auraient pas eu le temps de mettre sous scellés des barrettes de  chite, il faudrait oublier tous leurs moments de bravoure et toutes les fois où ils ont risqué leurs vies pour des citoyens anonymes et peu reconnaissants.

Non, la BAC ne chasse pas les "chiteux". Elle va les contrôler dans une stratégie d'occupation d'un territoire qui relève effectivement du fonctionnement des "bandes", c'est vrai. Des sociologues ont démontré avec raison l'instauration d'une guerrilla urbaine entre deux clans de jeunes, les jeunes des cités et des jeunes policiers peu encadrés et trop livrés à eux-mêmes. Les "vieux" gradés et expérimentés partent au soleil pour ne plus travailler sur la voie publique.

Le problème est d'ordre collectif et systémique. Faire "tomber des têtes" pour faire plaisir au bon peuple de France ne changera rien au malaise entre la population française et sa police nationale. Faire tomber des têtes ne changera rien au malaise de policiers très mal gérés par une hiérarchie policière carriériste et opportuniste. 

La BAC protège des vies, en arrêtant des individus armés et dangereux.  

 Il n'y a pas beaucoup de policiers, il faut l'écrire,  même dans la police nationale, qui sont capables d'intervenir dans des conditions aussi dures, sans avoir peur de se confronter à un danger qui n'existe pas qu'au "cinéma". 

Enfin j'ajouterais, en tant que "philosophe", lorsque je vois ces Français se régaler de séries policières où les flics sont plus que "borderlines" dans le non-respect des textes réglementaires, sinon dans leurs vies personnelles,

-  je voudrais comprendre pourquoi les policiers sont des héros au cinéma quand ils foncent dans une voiture banalisée, au mépris de toutes les règles du code de la route, tirant à vue sur n'importe quoi et n'importe qui,

- je voudrais comprendre pourquoi les policiers sont des héros au cinéma lorsqu'ils "castagnent" et tuent des méchants,

et pourquoi dans la vie réelle ils deviennent des "salauds" pour quelques barrettes de chite.

Je ne suis pas sûre que le problème en France soit uniquement due à la police nationale. Je pense que les Français sont schizophrènes ou de très mauvaise foi, amoureux de l'autorité, se rêvant en super-héros et ne supportant pas qu'on leur interdise de vivre comme ils le veulent, sans respecter les règles du droit et de la république française.     

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