PS: une difficile convalescence

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Et que deviennent les socialistes? Entre réunification et remise au travail, Martine Aubry connaît déjà l'épreuve du pouvoir à la tête du parti. Après son élection contestée au poste de première secrétaire, elle tente d'imprimer sa marque sur un appareil cabossé par les divisions. Benoît Hamon, fortement critiqué, tente un recadrage; les royalistes s'organisent; les élections européennes compliquent la donne. Ainsi va le PS de 2009, toujours inaudible dans l'opinion, tâtonnant mais pas désespéré, divisé mais tentant de soigner ses blessures, lentement. En pleine convalescence. Lire aussi:

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«C'est l'acte manqué par excellence: Martine Aubry ne parle pas, doit parler, doit parler… et ne parle pas.» Avec un brin d'embarras désolé, un dirigeant socialiste préfère sourire du report des vœux de la nouvelle patronne socialiste à la presse, mise au repos forcé mardi soir pour 72h, en raison d'un «problème oculaire». Après avoir conquis le parti de la rose, Aubry s'attaque à ses épines.