Les indignés de la Défense demandent justice

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Vingt-trois personnes déposent plainte, mardi 17 janvier, au tribunal de Nanterre, contre l’entrave à la liberté d’expression et les violences policières subies lors de l'évacuation du parvis de la Défense. Les "indignés" avaient tenté, du 4 novembre dernier au 4 décembre, d'occuper le parvis et de s'installer au pied de l'arche de La Défense. Une vingtaine d'entre eux avaient même été placés en garde à vue.

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Une procédure sensible doit être déposée mardi 17 janvier au matin sur le bureau du procureur de la République de Nanterre, Philippe Courroye. Vingt-trois « indignés de la Défense », défendus par l’avocat parisien Christophe Ayela, déposent plainte contre X pour « entrave à la liberté d’expression, atteintes volontaires à l’intégrité physique de la personne, non-assistance à personne en danger, destructions de biens, discrimination du fait du refus de recevoir les plaintes, et propos injurieux ».

« Face aux violences policières contre un rassemblement pacifique, face aux intimidations et aux menaces, nous avons choisi de riposter sur le plan juridique », expliquent plusieurs des « indignés », rencontrés lundi 16 janvier avec leur défenseur. Pour Me Ayela, « ce rassemblement était tout à fait légal, et on ne pouvait pas le disperser, encore moins en recourant à la violence ».

Une indignée Une indignée
La plainte rédigée par l’avocat (bénévole) des « indignés », que Mediapart a consultée, recense minutieusement les coups donnés sans raison par les forces de l’ordre, cela en contradiction avec le Code pénal, le code de déontologie policière, et les arrêts de la Cour européenne des droits de l’homme. Début novembre 2011, ils étaient plusieurs à vouloir occuper le parvis de La Défense. Leur installation au pied de l'arche le 4 novembre n'avait duré que quelques heures pour cause d'évacuation musclée (lire ici notre reportage).

Certains plaignants ont reçu des coups de matraque, d’autres se sont fait marcher dessus, d’autres ont subi des étouffements. Leur nourriture a été piétinée. Les cartons et les tentes arrachés et emmenés on ne sait où. Des sacs, du matériel de secours, des couvertures de survie et des sacs de couchage ont disparu.

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