Cantonales: notre sélection des 28 départements-clés

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Mediapart a sélectionné les 28 départements qu'il faudra suivre de près pour ce second tour des cantonales.
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Ne l’oublions pas, dimanche 16 mars, les Français votent aussi dans 1015 cantons pour élire leurs conseillers généraux, renouvelés par moitié tous les six ans. Dans la balance, la présidence des départements, qui gèrent la majorité des prestations sociales, l’entretien d’une grande partie des routes, les collèges, le tourisme, l’économie et la culture locale. En 2001, cinq départements avaient basculé à gauche, contre un seul à droite. Aujourd’hui, le rapport de force est légèrement favorable à lagauche, qui détient 51 départements, contre 50 pour la droite. Mais l’avantage de la gauche est ailleurs : « Au premier tour, la droite devait renouveler 1200 de ses cantons, contre seulement 800 pour nous, précise Bruno Le Roux, spécialiste des élections au PS. Notre but est de conforter notre majorité à l’assemblée des départements de France ». Jeudi 13 mars, François Hollande précisait son objectif de remporter « cinq ou six départements », tout en espérant secrètement en rafler une dizaine, au maximum quinze.

Mediapart vous propose un tableau récapitulant les enjeux dans les 28 départements-clés de ces cantonales. (pdf, 0 B).

Dans la ligne de mire du PS, les départements où la droitene dispose que d’un siège d’avance : l’Indre-et-Loire, le Lot-et-Garonne, les Deux-Sèvres et la Somme. « C’est également jouable là où nous n’avons que deux cantons de retard, la Charente maritime, la Côte d’Or,l’Eure-et-Loir, voire trois, comme en Corrèze, ainsi que dans l’Allier », affirme Bruno Le Roux. Pour le premier secrétaire, « dans la Corrèze et l’Allier, c’est fait ».

Deux autres départements seront suivis à la loupe : la Vienne et le Vald’Oise, où il manque à la gauche quatre sièges pour l’emporter. « Le Val d’Oise est à notre portée, puisque la droite doit renouveler quinze de sescantons, contre cinq pour nous ». Remporter la Vienne permettrait au PS de prendre le contrôle de tous les départements du Poitou-Charentes, le fief de Ségolène Royal, puisque lessocialistes détiennent déjà la Charente et pourraient empocher la CharenteMaritime et les Deux-Sèvres. Rangés derrière Claude Bartolone en Seine-Saint-Denis, ils sont également en passe de ravir le conseil général aux communistes.

 

La droite qui tablait quant à elle sur la conquête de « sept ou huit département, selon Alain Marleix, le Monsieur élections de l'UMP, (la Seine-et-Marne, le Territoire de Belfort, les Hautes-Alpes, les Pyrénées-Orientales, l’Oise, la Drôme, le Doubs, le Cher), va devoir revoir ses ambitions à la baisse au vu des résultats du premier tour, qui ne tournent pas à son avantage dans certains départements comme la Drôme. L'UMP surveille aussi le Vaucluse, où la gauche n’a que deux siège d’avance, et le Val de Marne, détenu par le PCF. Mais les communistes bataillent ferme dans ce département, l’un des deux derniers encore entre leurs mains.

 

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