Usul. Polanski, Haenel, Despentes... la France a-t-elle raté le coche #MeToo?

Par Usul et Rémi Liechti
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  • 16/03/2020 14:32
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J’aime beaucoup la chute.
Néanmoins, le texte de Despentes est à un autre niveau et vous l’avez bien raconté.

Oui, c'est au moins une jolie construction rhétorique (je ne dénigre pas, au contraire), j'apprécie la forme, le retournement. Du coup je vais lire le texte de Despentes.
Mon appréciation montre que moi-même je n'ai pas beaucoup suivi ce #MeToo... (bien qu'étant trop beau, il faut croire, je sois parfois victime d'hommes aussi, à délires homos).

C'est du trolling la fin de votre commentaire ?

#MeToo, mais pas violé: insulté, frappé, coït simulé

C'est rare, mais déjà trop souvent, j’attire les délires à thème homo de tarés ou cons.

despentes, celle qui a avoué son amour des freres kouachi, après qi'ils aient aligné chacun des victimes de charlie avant de leur mettre une balle dans la tete ?

comment dire que comme maitre à penser je vais me passer d'elle

sinon cher usul, vous devriez lire le texte de chloé des lys sur la femme qu'est despentes

Bizarre, aucune occurrence ne sort quand j'associe Depentes et Kouachi dans mon moteur de recherche ...

Et aucune info sur cette chloé des lys non plus ...

un conseil: arrêtez l'informatique!

lesinrocks.com/2015/01/17/actualite/actualite/virginie-despentes-les-hommes-nous-rappellent-qui-commande-et-comment/ …

https://www.bellica.fr/lettre-ouverte-a-virginie-despentes-par-une-femme-qui-la-trop-bien-connue/

 

Chloé des Lys est une ex-star du porno qui a eu droit à quelques émissions sur différentes radios. C’est surtout une grosse fachote, tendance néonazi, appelant au meurtre des "chances pour la France". Elle a exposé ses délires sur twitter sous différents pseudos (elle se faisait virer puis revenait sous un nouveau pseudo mais elle était tellement débile qu’elle se faisait immédiatement repérer). Elle a eu je ne sais combien de procès. Ça fait 2/3 ans qu’elle s’est faite discrète. M’étonne pas que fearofthedark préfère Chloé des Lys à Despentes.

fake news encore texte tronqué .

Ou sinon pour un peu plus de contexte, ce bel article sur le soi-disant 'amour' de Despentes pour les terroristes.

https://www.nouvelobs.com/bibliobs/20200303.OBS25560/virginie-despentes-les-cesar-et-le-retour-de-baton.html

Je ne peux pas donner le texte originel qui est derrière paywall chez les Inrocks: https://www.lesinrocks.com/2015/01/17/actualite/actualite/virginie-despentes-les-hommes-nous-rappellent-qui-commande-et-comment/

Mais ce serait pas mal de se renseigner un peu avant de répéter les magnifiques attaques hors contexte de Naulleau et compagnie.

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  • 16/03/2020 17:01
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Ah ben avec les empoignades que vous allez lancer, comment on va faire pour éviter la promiscuité ?

Atchoum !!! © Chansons pour enfants

Ce commentaire a été dépublié par son auteur.
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Long P-S 2 (écrit après le P-S de l'aube !): Relisant mon trop long commentaire de ce matin, avec son P-S (ci-dessous ^^), je confirme mon idée de "convergence des luttes" morales et sociales: lutte contre les violences sexistes et sexuelles, droit à la réhabilitation "humaine" et non diabolisée du cinéaste Polanski comme homme et artiste, qui a d'ailleurs plaidé coupable en 1977, et relance d'un véritable féminisme révolutionnaire, plus ouvert et généreux. Cela dit, je trouve mon ton virulent trop sévère à l'égard d'Adèle Haenel et de Virginie Despentes, que, comme Polanski, je respecte en tant qu'artistes. Ce que je n'aime pas dans l'attitude de la première, ce n'est pas son départ fracassant d'une cérémonie des Césars académique et assez ringarde (qui peut se comprendre étant donné son malaise et sa souffrance, quelle qu'en soient les origines), c'est son entretien vindicatif et imprécateur au New York Times (sans doute un des journaux les plus influents au monde) qui a mis le feu aux poudres avant les Césars. Par celui-ci, elle s'autoproclame l'égérie de "toutes les victimes" et désigne Polanski comme le bouc émissaire de celles-ci. "Récompenser Polanski, ce serait cracher au visage de toutes les victimes": non, à mon avis, c'est vraiment dangereux d'écrire ça; un seul homme, artiste ou non, qui a reconnu sa culpabilité, n'a pas à être pour toujours le symbole ou la diabole de toutes les souffrances des femmes et des autres victimes d'abus sexuels, qui restent évidemment condamnables et graves (au-delà de toute récompense publique pour un travail). Et puis, encore à mon avis – forcément discutable –, dans cet entretien elle instrumentalise médiatiquement et narcissiquement les souffrances d'autrui (comme l'exprime bien Samantha Geimer, seule victime juridiquement prouvée de Polanski, qui a payé au moins pour cette faute-là et s'est excusé). Quant à Virginie Despentes, je déteste sa tribune en forme de bouillie, dont l'opportunisme bourgeois et la confusion généralisée me font davantage penser au style des pires pamphlets de Céline qu'à l'article mémorable de Zola... mais bon, sur le fond, elle a raison de défendre toutes les opprimées et tous les opprimés de la terre ! Reste que d'autres l'ont fait beaucoup mieux qu'elle... Bref, ce que je critique fermement chez ces deux femmes artistes, avec du pouvoir et au demeurant estimables, ce sont simplement un entretien et un texte: je reproche à ces deux écrits nocifs leur intolérance vindicative à l'égard d'un seul homme, désigné coupable de toutes les violences sexistes et sexuelles (Haenel) et de toute la misère du monde (Despentes). Mieux vaut lutter contre toutes les violences collectivement et ensemble, hommes et femmes, sans désigner un "coupable idéal", mieux vaut désigner plus précisément les vrais dirigeantes et surtout dirigeants qui abusent véritablement et encore de nos capacités, et mieux vaut écouter Samantha Geimer, réécouter Barbara (ou Brigitte Fontaine !), relire Louise Michel, Angela Davis et tant d'autres nombreuses femmes vraiment révolutionnaires, qu'elles soient ou non artistes, qui prônèrent et prônent encore vraiment l'émancipation politique et simplement humaine de toutes et tous.

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  • 17/03/2020 06:41
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P-S: Et avant tout, il me semble devenu vraiment nécessaire de ne pas dénaturer la nécessaire lutte contre toutes les violences sexuelles et sexistes, comme toutes les autres luttes, par des éructations confuses, simplistes et finalement nocives. C'était au coeur de mon propos, autant que "ramener Roman Polanski parmi les êtres humains" et que redonner du panache au véritable féminisme révolutionnaire – qui manque un peu aujourd'hui, à mon humble avis. Ces trois objectifs – évidemment et heureusement discutables – pourraient former une autre forme de "convergence des luttes", sur un terrain encore plus sensible et délicat que les autres.

Pour ma part, la situation est devenue tellement grotesques, ubuesque et si vulgairement choquante que les mots de Despentes m' apparaissent comme trop modérés en comparaison.

 

Quelle tartine pour une bête polémique ! Comme quoi, y'en a qu'ça gratte, hein...

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  • 17/03/2020 11:34
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Les gens pauvres se marginalisent de plus en plus, se détournent de la politique et du vote, ou pirent votent FN. Mais comme c'est désormais une question intersectionnelle, pour cette fameuse "gauche" ultraminoitaire, aucune considération pour cette question.

Cette "gauche" fait le jeu du néolibéralisme.

La révolution n'existe que de manière totalitaire. Le caractère affirmatif et péremptoire de ce billet l'atteste d'ailleurs.

Les évolutions s'inscrivent, elles, dans un processus intergénérationnel.

Les inégalités salariales concernent presque uniquement les hauts revenus et cela ne regarde donc pas la gauche. L'idée de la gauche est de tirer les hauts revenus vers le bas, ce sera la meilleure façon de les rendre plus égalitaires.

Certaines féministes radicales comme Despentes secouent la société en dépit du bon sens en agitant des chiffres constamment biaisés et en prenant en otage les médias. Pourtant les choses ont évolué, évoluent et évolueront.

Ces mêmes personnes veulent substituer leur vision de la morale à la loi. Une vision de la morale qui victimise le genre féminin contre le gré de la majorité des femmes.

Tous les chiffres liés aux violences (en général et aux femmes en particulier) baissent continuellement depuis des années.

La stratégie de ces féministes est d'occuper constamment l'espace médiatique et ça va être compliqué pendant le coronavirus (alors que des violences vont se perpétrer dans le huis clos du confinement ça c'est indéniable, des violences envers les deux sexes faites par les deux sexes).

La gauche en a profondément marre d'être envahie par des questions sociétales et demande à redevenir la promotrice de l'égalité sociale.

 

 

 

 

 

 

On peut faire semblant  que les chiffres de l'  l'IFOP n'existent pas,  que 86% des Françaises ne soient victimes d'au moins une forme d'atteinte ou d’agression sexuelle dans la rue 

Un enquête pourtant  menée auprès d’un échantillon de 1 004 femmes, composé d’un échantillon représentatif de la population féminine âgée de 18 ans et plus. La représentativité a été assurée par la méthode des quotas (âge, profession de la personne interrogée) après stratification par région. Les interviews ont été réalisées par questionnaire auto-administré en ligne du 25 au 30 octobre 2018.

On peut dire que les 1% des violeurs condamnés en justice n'ont ont aucune réalité.

On peut faire comme si les richesses des 1 % les plus riches de la planète qui correspondent à plus de deux fois la richesse de 90 % de la population (6,9 milliards de personnes) n'existaient pas. 

Que les milliardaires du monde entier, c’est-à-dire seulement 2 153 personnes, ne possèdent pas plus de richesses que 4,6 milliards de personnes, soit 60 % de la population mondiale.

 Qu' en France, 7 milliardaires ne possèdent pas plus que les 30 % les plus pauvres et les 10% les plus riches possèdent 50 % des richesses.

Que dans le monde, les hommes ne détiennent pas 50 % de richesses en plus que les femmes.

Que les femmes n'assurent pas plus des 3/4 du travail domestique non rémunéré et comptent pour 2/3 des travailleurs dans le secteur du soin.
 

Que  Les 2/3 des milliardaires ne tirent pas leur richesse d’une situation d’héritage, de monopole ou de népotisme.

On peut faire faire comme cette réalité n'existait pas, ou pour le moins qu'il n'aurait aucune incidence sur l'états des  rapports humains.

Comme ce monde enchanté doit être merveilleux, plein de poésie et délicatesse humaine.

Comme je vous envie.

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  • 17/03/2020 12:05
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Je ne vous permets pas de m'envier, ni de vous adresser à moi sur ce ton. Je trouve cela très aggressif et contreproductif. Vous ne prêcherez ainsi que des convaincus.

Vous avez copié collé votre commentaire et c'est très irréspectueux.

Ce qui se passe dans le monde n'a rien à voir avec la société française. Adressez vous aux hommes concernés.

Les chiffres de l'ifop sont selon des critères qui n'existent pas dans la loi. Voilà la seule vraie réalité.

Sondages et témoignages ne sont pas fiables. Seules les enquêtes de terrain comptent. Il y en a une qui a été menée et dont on attend impatiemment les résultats.

Vous ne savez pas combien d'hommes ont été vicrimes de violences sexuelles de la part des femmes parce que vous ne le cherchez pas.

Je suis en discussion permanente avec ma compagne à ce sujet, avec mes filles.

Ma compagne a une postition sociale bien plus élevée que la mienne et me confitrme chaque jour ne pas adhérer à ce type de féminisme. Elle travaille dans le social et me rapporte de nombreux cas de violence anonyme et de maltraitance qui sont l'apanage des deux sexes.

Je ne voit nullement d'agressivité dans mon commentaire? Éclairez-moi ou se trouve l'agression car moi, je n'en vois pas.

Quel copié-collé? j'ai fait une erreur en m'en adressant à Guinz, alors que c'était adressé à vous, j'ai simplement corrigé l'erreur, Si vous y voyez une quelconque malveillance, tant pis pour vous, vous insinuations sont insultantes.

Vous faut-il une loi pour apprécier ces chiffres? Quel étrange attitude! Tout ce qui n'est pas dans une loi n'existe pas?

Si vous avez des chiffres fiables concernant les chiffres de victimes sexuelles concernant les hommes, pourquoi ne pas les apporter pour enrichir le débat? Au lieu de se servir du flou pour s'en victimiser ensuite?

En quoi l'opinion de votre femme et de votre fille aie quelque chose à voir avec ce débat?

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  • 17/03/2020 12:36
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J'ai lu votre commentaire avant de poster le mien..... et vous vous êtes contentée de le copier coller pour répondre au mien.

Je vous invite à écouter le podcast de l'émission que j'ai mise en lien dans mon premier commentaire. Si vous l'avez vraiment lu, vous auriez dû écouter ce lien avant de répondre à ce premier commentaire que j'ai posté il y a à peine une demi-heure.

Vous évoquer un sondage pour étayer votre propos (et qui va dans son sens), sondage qui ne recueille donc que des données subjectives, et vous ne voulez pas tenir conpte de l'avis d'autres femmes tout autant subjectifs ?

Oui le descritpif des violences et aggressions sexuelles sont inscrites dans la loi. On ne peut pas décréter soi-même de ce qui nous dérange.

Cela s'appelle la démocratie.

 

J'ai lu votre commentaire avant de poster le mien..... et vous vous êtes contentée de le copier coller pour répondre au mien.

Après avoir posté mon commentaire, je me suis aperçu qu'il n'était pas posté au bon destinataire; J'ai donc simplement corrigé mon erreur! 

Merci pour votre invitation, néanmoins Il serait peut-être  judicieux  de nous faire un résumé de votre podcast car tout le monde n' à  qu'un temps limité à consacrer pour décortiquer une heure 05 d'émission en détail, j'en suis à 10 minutes d'écoute et toujours rien sur les chiffres et les sources.

 Vaut mieux les  afficher dès le départ, ça évite une perte de temps non négligeable et si elles sont discutables, expliquer  en quoi  elles le sont, seule façon selon moi d'avancer un peut sérieusement sur le sujet.

 Une opinion personnelle déterminée n’a qu’une portée limitée du point de vue de l’analyse sociologique. (même si elle est à prendre en compte)

Vu que mes chiffres sont issus de l'IFOP ou du gouvernement, je ne voit pas bien en quoi vous en quoi elles sont subjectives ou décrétées?

 

Il y a des violences notamment faites aux femmes, je ne les conteste pas. Les violences physiques baissent constamment, les violences conjugales restent majoritairement le fait d'hommes violentant des femmes physiquement, c'est équilibré en termes de violences psychologiques.

Mais si ce n'est pas à négliger, ce n'est que très minoritaire par rapport aux violences que beaucoup vivent au quotidien. Mais vous en conviendrez que la place qu'elles prennent dans les medias est disproportionnée. C'est un peu plus que les infanticides (c'est évoqué dans le podcast) dont on ne parle que très rarement en proportion.

Si vous n'avez pas le temps d"écouter ce podcast, tant pis. Il tort le cou aux chiffres sur la violence conjugal (c'est très sourcé) et il montre comment certaines mouvances féministes idéologiques font du tort à tout le monde. Il explique comment un chercheur de l'INSERM a bidonné certains chiffres (qui ont été depuis rectifié) certainement par pure idéologie.

Dans ce podcast justement il est expliqué que des chercheurs français ont effectué une immense enquête scientifique sur la question des violences et que l'on attend encore les résultats qui n'arrivent qu'au compte-goutte.

IFOP ce ne sont que des sondages, donc des témoignages. Même les chiffres du gouvernement que vous évoquez ne sont pas scientifiques.

Si vous me demandez mon avis sur ma participation aux tâches ménagères, je vous dirai que j'en fait moins que ma compagne. Mais en réalité je n'en sais rien, si on se penche sur le temps passé par chacun dans l'implication familiale, il est possible que cela s'équilibre bien plus qu'on le dit. Il faut établir des protocoles scientifiques pour éclairer au mieux cette question.

Vous savez, je pense souvent à cet exemple pour expliquer ce qui contrebalance la violence physique de certains hommes à l'encontre des femmes : les chansons populaires...

Le nombre de chansons où les hommes font leur mea culpa est très important, mais les seules chansons où une femme fait son mea culpa c'est pour dire qu'elle a été trop conne....wink

De plus en plus de femmes écrivent de merveilleuses chansons d'amour qui ne souffrent aucune plainte ni victimisation. 

Nous sommes chacune et chacun les uniques responsables de la douleur que nous provoquent à toutes et à tous le chagrin d'amour. Que ce soit un amour hétéro ou homo.

Le sondage IFOP dont vous parlez évoque des comportements ressentis comme aggressifs, mais pas forcément répréhensibles aux yeux de la loi. Ça peut aller du viol, ce qui est terrible, au simple regard jugé comme insistant... Les données objectives quant à ces aggressions au jour le jour, sont en baisse constante, malgré le bienfait d'une parole qui se libère.

En réalité certaines féministes sont dans ce comportement militant qui tient absolument à maintenir la pression et le drama sur la société. Et diaboliser les hommes.

Les autres chiffres que vous citez évoquent surtout les inégalités à travers le monde. C'est bien dommage pour les personnes concernées et je les condamne de toute ma force ces inégalités, mais ce ne sont pas les chiffres pour la France.

À moins que vous vouliez que l'on parte en guerre ? Pour ma part j'ai fait mon service militaire obligatoire uniquement pour les hommes et je n'ai pas envie de remettre le kaki.

Croyez-moi, je pense que les choses ont évolué, évoluent et évolueront pour les deux sexes. Il suffit juste de dépassionner le débat et arrêter de faire des femmes d'éternelles victimes. Je vous garantis que cela saoule tout le monde (à commencer par les femmes) et c'est contreproductif.

Et encore une fois, je me contrefous des inégalités entre riches.

Bon courage à vous et vos proches pour cette période qui s'annonce difficile.

Pardonnez ma candeur, mais en attendant vos résultats scientifiques, je m'en tient à mes chiffres , une enquête journalistique aussi fouillée soit-elle ou même un sondage ne peut être comparée à une enquête venant d'un institut d'opinion publique  avec une méthode des quotas menée sur un échantillon de 1000 personnes au minimum, représentative de la population, avec marge d'erreur intégrée. certes, un dispositif imparfaits, mais à ce jour le plus fiable à ce jour.

Si je vous entends bien, ce que vous reprochez aux militantes féministes, c'est de faire de la militance. Un comble!

Sachez tout de même TOUTES les parties prenante sur le sujets excepté les institutions concernées font de la militance idéologique plus ou moins avouées, vous y compris.

 

Polanski est un pédophile violeur en fuite devant la justice de son pays.

C'est un fait.

Avéré, incontournable.

Que sa victime, dont la famille a accepté une transaction avec le criminel en fuite le pardonne, la regarde, c'est logique et plus que logique. Qu'elle écrive un livre pour réitérer son pardon la regarde.

La justice et la répression des viols sur mineurs ne dépend heureusement pas des désidérata des victimes et elle relève de la justice. Que le violeur pédophile soit un artiste ou un enseignant, ou un ouvrier, ou un agriculteur ne change rien à l'affaire. Ce type est un violeur et un pédophile en fuite. Et ce qu'il peut être d'autre ne m'intéresse pas.

En ce qui me concerne, je demande à l'Etat français de renvoyer ce criminel en fuite devant la justice de son pays.

Quant à dénoncer une femme parce qu'elle s'en prend au violeur pédophile honoré personnellement par un club masculin sexiste, c'est très révélateur de la société française et ses évolutions.

Je n'ai pas été violé.

Ni adulte, ni enfant.

Je n'ai pas été victime d'une tentative de meurtre.

Je ne suis pas une femme victime de violences sexuelles.

Pas plus que je ne suis un migrant que la politique de Macron et cie condamne à mort, ou à l'esclavage, ou à l'enfermement dans des conditions terribles à Lesbos.

Pas plus que je ne suis juif, ou ROM, ni ai des parents morts en déportation dans un camp nazi.

Cela ne m'empêche pas de demander justice pour tous ces crimes.

C'est ce qu'a fait Despentes, c'est ce qu'a fait Haenel et tous les choeurs des mâles revanchards et solidaires d'un pédophile violeur ne peuvent entamer la légitimité totale de leur démarche.

Je ne demande pas la "prison à vie" pour les pédophiles violeurs. Je ne demande pas leur mise à mort.

Je demande qu'ils soient jugés pour leurs crimes et qu'ils accomplissent la peine qui leur sera donnée par un tribunal devant lequel ils auront eu la possibilité de se défendre correctement. 

C'est ce que Polanski fuit très exactement, en se cachant derrière le succès de ses films, j'en ai aimés certains d'ailleurs, et ce n'est pas la question. 

Que des cohortes d'hommes le protègent, l'encensent, l'honorent et crachent sur ses accusatrices ne m'étonne pas.

Nous sommes encore dans un pays qui tolère la violence sexuelle sur les femmes et dans lequel nombre de mâles sont toujours prompts à se mobiliser pour défendre les auteurs de violences, a fortiori riches, puissants ou célèbres, de Polanski à Strauss Kahn.

Vivent les féministes!

Pour ma part j'ai été violé et abusé enfant. Une femme adulte a couvert ces actes, non contrainte de le faire par un homme.

En outre je trouve que votre commentaire est respectable même s'il n'est pas du tout rationnel.

Ce commentaire a été dépublié par son auteur.
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  • 17/03/2020 17:10
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Je pense que celui ou celle qui critique le titre ' J'ACCUSE" du film de Polansky ne connait pas ou mal l'histoire de ce que le Mallet-Isaac et d'autres nomment "l'Affaire Dreyfus" Une telle ignorance du titre de l'article de Zola ne m'étonne pas de la part de mme V.Despentes c elle qui a clamé urbi et orbi sa solidarité avec les frères Kouach les assassins de Charlie On peut noter que mise en cause à nouveau à propos du film de Polansky ou l'on a exhumé ses propos débiles elle n'a ,à ma connaissance  

Au delà des agissements de Polanski, heureusement que personne n'a eu l'indécence d'évoquer l'antisémitisme dans la tribune de Despentes, sinon c'était la guerre civile.

On voit bien là les limites de l'intersectionnalité, une vision tronquée et très très dangereuse de la société.

Les gens qui nourrissent de près ou de loin cette idéologie sont des apprentis sorciers irresponsables.

Bon je me répète, mais les phrases citées par Naulleau sont totalement sorties de leur contexte. Ce serait pas mal d'éviter de répéter tous en boucle les mêmes âneries.

Je vous invite à lire cet article  sur le soi-disant 'amour' de Despentes pour les terroristes.

https://www.nouvelobs.com/bibliobs/20200303.OBS25560/virginie-despentes-les-cesar-et-le-retour-de-baton.html

Je ne peux pas donner le texte originel malheureusement, qui est derrière paywall chez les Inrocks: https://www.lesinrocks.com/2015/01/17/actualite/actualite/virginie-despentes-les-hommes-nous-rappellent-qui-commande-et-comment/

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  • 17/03/2020 17:15
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Et ça se prend par le col, et ça postillonne...

Oui au moins virtuellement, c'est déjà ça.

Vous connaissez la loi de Foulkland ?

 

Pas besoin.

Haine de classe et sexiste contre Aïssa Maïga, Adèle Haenel et Virginie Despentes Après la cérémonie des Césars, le torrent de boue déversé sur les comédiennes Aïssa Maïga, Adèle Haenel et l’auteure Virginie Despentes est l’expression d’une haine de classe sexiste et raciste des classes dominantes contre les dominé-s et les discriminé-e-s qui accèdent à une reconnaissance sociale et artistique tout en refusant de devenir les complices de leur système capitaliste et patriarcal. Suite à la parution de sa tribune intitulée « Césars : «Désormais on se lève et on se barre», dans le Journal Libération, Virginie Despentes a été attaquée par une universitaire, entre autre parce qu'elle serait « la représentante, la quintessence de l’establishment », d’autres « intellectuel-e-s », « Journalistes », « hommes et femmes politiques » n’hésiterons pas, en plus, à lui reprocher, de manière sous entendue et (ou) directe, ses revenus financiers, conséquence de son talent d’auteure , d’avoir été membre de l’Académie Goncourt : en un mot sa « réussite sociale ».
Fille d’un couple de postiers, militants CGT, elle serait devenue, socialement, une bourgeoise, dont la seule attitude acceptable et décente serait de défendre avec zèle l’idéologie dominante capitaliste et patriarcale.
C’est ce même type de reproche, qui a été exprimé implicitement à Edouard Louis, fils d’ouvrier, originaire d’Amiens, devenu un célèbre écrivain traduit dans de nombreux pays, pour avoir publié : « Qui a tué mon père », livre dans lequel il dénonce les politiques ultra libérales des gouvernements successifs, de droite et (ou) sociaux libéraux qui ont détérioré progressivement la santé de son père. Ainsi, Jérémy Collado, journaliste à Slate.fr et conseiller d'Éric Ciotti, critique « Qui a tué mon père » en écrivant « que ce roman est un chantage à la sociologie et une autofiction qui sent bon la prolophobie », marquée par un « déterminisme extrême » et un « charabia intellectuel ».
Quand des enfants de prolétaires deviennent créateur-trice-s, artistes, comédien-ne-s, chanteur-euses, universitaires de renom, et même sportif-ve-s de haut niveau, et accèdent, à la notoriété et à des conditions matérielles et financières proches ou similaires à ceux de la bourgeoisie, cette dernière exigera qu’ils adoptent les références, les valeurs et le prêt à penser qui légitiment sa position de classe dominante.
Et pourtant, comme l’a écrit Léo Ferré, ils-elles pourraient déclarer à ces dominants : « Vois-tu, la différence qu'il y a entre moi et Monsieur Ford ou Monsieur Fiat, c'est que Ford ou Fiat envoient des ouvriers dans des usines et qu'ils font de l'argent avec eux. Moi, j'envoie mes idées dans la rue et je fais de l'argent avec elles. Ça te gêne ? Moi, non ! Et voilà ! ».
Quand des « célébrités », issues de la classe des dominés, et, à fortiori si elle sont femmes, homosexuel-le-s, « sortent des rails » idéologiques bien pensantes autorisées par les classes dominantes, en refusant de se soumettre à leur diktat, les « Chiens de garde », à leurs ordres, ne s’embarrasserons pas de débattre intellectuellement avec elles. Ils chercherons à les invalider, les faire disparaître, les détruire en s’attaquant à leurs parcours, leurs histoires personnelles, leur entité profonde.
Cela ira de pair avec la volonté de les jeter en pâture, en cherchant à provoquer haine et jalousie de la part des dominé-e-s. Cette pratique politique fasciste, consistant à détourner la haine « du peuple » contre les dominants sur ceux qui ont réussi à s’extraire des « ghettos » où on les avait assigné à résidence utilise les mêmes ressorts pervers que ceux de l’antisémitisme.
Quant aux minorités visibles, issues de l’immigration des pays ex-coloniaux et (ou) ex- esclavagiste, ayant acquis une notoriété intellectuelle et (ou) une reconnaissance sociale grâce à leur opiniâtreté, leur rage et leur désirs, qui refusent de s’intégrer dans le « moule » idéologique des dominants, elles subissent, à la fois des attaques contre la soit disante trahison de leurs origines sociales et ethnique, et un racisme paternaliste, décomplexé et souvent ignoble.
Ainsi, lors de la Cérémonie des César, parce que la comédienne Aïssa Maïga a voulu dénoncer le manque de diversité évident dans le cinéma français, en comptant symboliquement «douze noirs» dans la salle, puis sur le ton de la plaisanterie s’est adressée à Vincent Cassel en lui disant : « c'était toi le renoi du cinéma français avant la diversité ! Je te mets dans le quota ou pas ? », dans les jours qui ont suivi, la quasi totalité des journalistes et de la classe politique s’est déchaîné contre elle, se hissant dans les wagons accrochés à locomotive éditoriale d’Eric Zemmour, journaliste d’extrême droite et raciste.
Quand les « minorités visibles », ayant eu l’outrecuidance d’accéder à la réussite sociale, refusent de devenir les zélateurs du système, ces journalistes préposé-e-s à la défense des dominants de cette société capitaliste, patriarcale et blanche, n’hésitent pas a les calomnier et à les désigner comme bouc émissaires. Leur but étant, étant de les infantiliser et de les réduire à un statut d’exception et de curiosité « exotique » dont toute expression intellectuelle indépendante ne peut être que niées, méprisées, et déconsidérée.
Pour discréditer l’expression revendicative et subversive de la révolte de ces personnalités issues de la classe des opprimés/dominés subissant depuis toujours la relégation, ils usent et abusent de leur nouvel « Hochet idéologique » : la dénonciation d’un soit disant racisme anti-blanc en l’agrémentant de la défense bien pensante d’une méritocratie, alibi d’un système, qui, encore et toujours, continue à générer exclusion sociale et discrimination raciste.

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  • 24/05/2020 10:08
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La question des rapports inégalitaires entre hommes et femmes dépasse très largement la question des violences sexuelles qui agissent ici comme un révélateur de troubles plus profonds concernant les identités sexuelles. Ce trouble, régulièrement exprimé par la presse réactionnaire, les bouffées de violence masculinistes, le mouvement La manif pour tous, si souvent méprisée, est très peu questionné par #MeToo sur un mode autre que celui de la déclaration de guerre faite aux femmes ou d’anathèmes faciles (la « culture du viol »). #MeToo, dans sa version militante, peine à penser ce qui fait société et à donner de la profondeur historique. #MeToo peine à comprendre l’ambivalence fondamentale du féminisme.  

Pour prendre un peu de hauteur sur les enjeux du féminisme (une juste cause), lire Les non-dits de #MeToo sur les violences sexuelles

Chaque année,

des enfants,

1 fille sur 5    -     1 garçon sur 13

subissent des viols et agressions sexuelles par un proche.

90% des prostituées ou prostitués ont subi des violences sexuelles avant l'âge de 18 ans.

http://www.memoiretraumatique.org

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