Présidentielle 2012: Nicolas Sarkozy, président sortant Analyse

Les dix épines dans le pied de Sarkozy

« Il fait campagne tout seul », observent ses alliés radicaux. Un candidat isolé, une équipe de campagne divisée entre deux stratégies, des cafouillages entre parti, QG et Elysée, des ministres qui anticipent la défaite et des militants démoralisés. À une poignée de jours du premier tour, la campagne de Nicolas Sarkozy prend l'eau.

Marine Turchi

17 avril 2012 à 09h11

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Nicolas Sarkozy est sans doute le seul à y croire encore. « Les résultats du 1er tour vous surprendront », a-t-il promis le 14 avril dans un entretien à La Dépêche du Midi. « Ce que je vois, moi, c'est qu'il y avait 120.000 personnes place de la Concorde, beaucoup de gens qui ne s'étaient jamais engagés et qui sont venus parce qu'ils ont une inquiétude sur l'avenir de la France », s'est-il encore félicité, lundi 16 avril. L'objectif ? Toucher cette fameuse « majorité silencieuse » qu'il invoque à chaque discours et créer une dynamique au premier tour.

Le président-candidat a prévu cette semaine une série de déplacements très ciblés : une fonderie dans la Vienne lundi, une entreprise de BTP dans le Finistère mardi, le Pas-de-Calais mercredi, les Alpes-Maritimes vendredi. Mais à quelques jours du premier tour, plus personne ne semble croire à la victoire dans son camp. En “on”, « tout reste possible », mais en “off”, le pessimisme l'emporte et les ministres songent déjà à se recaser. C'est le résultat d'une campagne qui a accumulé handicaps et cafouillages. Explications.

  • 1. Un candidat isolé

« On ne peut pas s’empêcher d’être fasciné par le bonhomme. Mais il est seul, tous les candidats sont contre lui. C’est neuf contre un », explique à Mediapart un membre de la majorité. « Nicolas Sarkozy fait campagne tout seul », observe également Dominique Paillé, ex-porte-parole de l'UMP, évincé du parti en janvier 2011 et recasé depuis au parti radical. « C'est un choix délibéré », ajoute ce proche de Jean-Louis Borloo, qui sera candidat du parti radical aux législatives dans la circonscription des Français de l'étranger du Benelux.

Certes, le président-candidat a réussi à éviter la multiplication des candidatures à droite (Jean-Louis Borloo, Dominique de Villepin, Hervé Morin, Christine Boutin, Frédéric Nihous) et a obtenu leur ralliement (à l’exception de l’ancien premier ministre). Mais ces personnalités ne sont ni visibles, ni audibles dans la campagne, tout comme les sensibilités de la majorité. « Sarkozy reprend certaines propositions de Borloo, mais s’il le laissait lui-même en parler, Borloo pourrait y mettre plus de chair », regrette Paillé.

Nicolas Sarkozy à la La Mutualité, le 13 avril 2012. © M.T.

Autre candidate du parti radical aux législatives, Rama Yade estime qu’« il ne faut pas laisser Nicolas Sarkozy tout seul ». « Il faut que le QG fasse le lien avec les partis amis, estime l’ancienne secrétaire d’État, qui a fini par apporter un soutien (timide) au candidat UMP. La majorité compte beaucoup de personnalités, ministres comme députés. Mais on ne les entend pas assez. C’est à cause de l’égalité du temps de parole. Mais il faut que la diversité des gens à droite s’exprime. Y compris dans les territoires. C’est là que l’élection se joue ».

Mediapart avait fait, en mars, le décompte mensuel des interventions des poids lourds de la majorité dans les médias et les meetings. Bilan : désertion des troupes. Ce qui a fini par énerver Nicolas Sarkozy lui-même. « Si vous voulez que je vous trouve moi-même des interviews, dites-le ! » s'est-il énervé le 28 mars en conseil des ministres, montrant du doigt les mauvais élèves : « J'en vois certains qui font campagne, c'est bien. Mais d'autres, on ne les voit pas assez ! »

« Au parti, certains sont très défaitistes et ne bougent plus. Le reste de l’UMP suit, comme toujours. Mais ce qu’on note sur le terrain, c’est l'absence d’engouement pour faire campagne », assène Dominique Paillé. Les élus UMP à qui Nicolas Sarkozy a tardé à adresser un signe, militent à reculons. À la Mutualité, à Paris, le 13 avril, le président-candidat a ainsi dû faire face à une salle froide, remplie d'élus locaux déconcertés (lire notre reportage).

Pas de matériel de campagne chez les radicaux

François Fillon au meeting de Versailles, le 11 avril 2012. © M.T.
  • 2. Des lieutenants qui ont intérêt à sa défaite

Autre handicap du candidat UMP : « La plupart de ses lieutenants ont intérêt à sa défaite », résume Dominique Paillé, qui note qu’« il n’y a pas une fausse note au PS ». « Copé joue Copé pour 2017. Il n’a aucun intérêt à ce que Sarkozy gagne », ajoute-t-il. Le patron de l'UMP n’est pas le seul. Durant la campagne, les ambitieux “mousquetaires” (Bruno Le Maire, François Baroin, Luc Chatel, Valérie Pécresse, Christian Jacob, patron des députés UMP) sont restés en retrait. Cinq d’entre eux peuvent prétendre au poste de premier ministre en cas de victoire, mais tous anticipent déjà la défaite en préparant l’après-2012. Alors, quand ils mouillent la chemise dans la campagne, c’est pour s’afficher ensemble dans un grand meeting à Provins (Seine-et-Marne), ville du bras droit de Copé.

François Fillon, disparu des radars, a quant à lui effectué un retour... pour défendre son bilan. « Je ne regrette rien. Je ne renie rien. Je ne rougis de rien », a-t-il martelé dimanche à la Concorde. Artisan de la victoire de Sarkozy en 2007, il ne se cache plus, désormais, pour évoquer l'hypothèse d'une défaite : « Aujourd'hui, l'idée que Sarkozy peut gagner n'est pas une idée absurde. Mais ça reste très difficile… », confie-t-il début mars au Figaro. « Peut-être allez-vous trouver que je dramatise, comme à chaque élection, mais pensez un instant à la situation au lendemain de l'élection si par malheur notre candidat ne l'emportait pas ! » lance-t-il à Versailles, le 11 avril.

Le premier ministre a lui aussi d'autres échéances en tête : les législatives de juin et les municipales en 2014, dans la capitale. S'il a finalement renoncé à l'inaugurer, pour ne pas s'attirer les critiques, son QG de candidat parisien est déjà ouvert depuis mars. Le premier ministre prend d'ailleurs peu à peu ses distances. « Après cinq ans à Matignon, j’ai besoin de prendre un peu de recul, de réfléchir », explique-t-il le 16 avril à 20 minutes.

  • 3. Une campagne désorganisée

À ces divisions s'ajoute une accumulation de cafouillages et de manques de coordination entre le QG du candidat, l’UMP et l’Élysée. Un jour, ce sont cinq ministres qui se retrouvent en même temps en déplacement en Lorraine. Un autre, c’est le meeting de François Fillon à Versailles qui ne figure sur aucun agenda et dont l’UMP comme le QG décrètent « ne pas s’occuper » (lire notre reportage).

Le programme change au gré des (très) proches de Nicolas Sarkozy et les informations font défaut au QG de la rue de la Convention. Ainsi, le 15 avril, à la Concorde, Guillaume Peltier, l’étoile montante de l’UMP, et l’ancien ministre socialiste Claude Allègre apprennent en dernière minute qu’ils sont privés de discours. Car Nicolas Sarkozy a décidé dans la matinée d’avancer de trente minutes son discours pour griller la priorité à François Hollande afin d’être diffusé en premier sur les chaînes d’info en continu. Cafouillages aussi entre l'Élysée et le QG, dont Le Monde rapporte un exemple, évoquant les tensions entre Emmanuelle Mignon et Xavier Musca, le secrétaire général de l'Élysée.

Plus surprenant encore, les fédérations du parti radical ne disposent pas du matériel de campagne du candidat Sarkozy. À moins d’aller le chercher. Dans les Hauts-de-Seine par exemple, les militants radicaux ont été contraints de le demander à l’UMP Manuel Aeschlimann, en guerre contre leur candidate Rama Yade dans la circonscription législative d'Asnières/Colombes.

  • 4. Une équipe, deux stratégies

Nicolas Sarkozy a fait le choix d’une équipe de campagne très restreinte, mais pourtant scindée en deux. D’un côté, le pôle mené par le conseiller spécial Henri Guaino, partisan, avec Jean-Louis Borloo ou encore le politologue Pierre Giacometti, d'une orientation plus sociale. De l’autre, Patrick Buisson, conseiller officieux et ancien de Minute, et Emmanuelle Mignon, cerveau de la campagne de 2007, théoriciens de l'actuelle stratégie de droitisation. Depuis plusieurs semaines, Guaino et Borloo réclament l’envoi d’un signal fort aux centristes. En vain.

« Nicolas Sarkozy n’écoute que Buisson car il n’entend que ceux qui lui disent ce qui lui fait plaisir et ce qu’il veut faire », assène Dominique Paillé, proche de Borloo. « Sarkozy a fait une bonne entrée en campagne. Mais depuis deux semaines, il est à nouveau un président diviseur, arrogant, agressif avec Hollande », déplore-t-il. Comme d'autres personnalités centristes, l'ancien porte-parole de l’UMP s'était rendu à l'Elysée, avant l’été 2011, afin de mettre en garde le président sur le rejet de cette droitisation. « Je lui ai dit : “Tu m’as profondément déçu, le discours de Grenoble, je ne l’ai pas digéré. Et avec Copé, tu as fait entrer le loup dans la bergerie.” Il n'a rien voulu entendre », raconte l'ex-porte-parole de l'UMP.

Un agenda dévoilé au compte-gouttes

« En politique expérimenté, Nicolas Sarkozy doit se dire qu'il ne faut pas changer de stratégie en route et garder son premier cap. Quand on change de pied, c’est risqué », analyse Rama Yade. L’ancienne secrétaire d’État, qui avait quitté l’UMP en décembre en dénonçant une course après le FN, jure que le candidat peut encore inverser la tendance avec un déclic « avant le premier tour ».

« Il faut un discours de rassemblement républicain, d'unité nationale », explique-t-elle, évoquant avec nostalgie le discours d’intronisation du candidat Sarkozy, le 14 janvier 2007, porte de Versailles (vidéo ici). Il s’était alors présenté en « petit Français de sang mêlé » et avait multiplié les références historiques. « Même des gens de gauche s'étaient dit “ah ouais” ! Il sortait du classique, il personnifiait la France, il avait su rassembler tout le monde, se souvient-elle. En 2007, il avait basculé dans autre chose, c’est ce qu’il faut refaire. »

  • 5. Des réserves de voix très faibles au centre

Les ténors de droite le savent, pour l’instant les reports des électeurs de François Bayrou ne sont pas assez bons. Alors, ils tentent une vaste intoxication. « Nicolas Sarkozy n’est pas dans le second tour, il est dans l’optique de virer en tête au premier. Donc son entourage raconte que Bayrou appellera à voter Sarkozy. Pécresse, Juppé, NKM, etc., expliquent dans tous les médias qu’il ferait un excellent premier ministre. C’est une bonne stratégie, car cela le vide de sa substance électorale », explique un membre de la majorité.

Pour Rama Yade, les électeurs ne sont « pas dupes ». « L'enjeu n'est pas de débaucher des gens mais de convaincre les électeurs », explique-t-elle. Cela passe, pour l’ancienne secrétaire d’Etat, par « un élargissement du projet de Sarkozy et une reprise d’une partie du programme de François Bayrou où tous les deux peuvent se retrouver : sur l’école, le produire en France, la lutte contre les déficits, la reconnaissance du vote blanc, la moralisation de la vie publique ».

« Nicolas Sarkozy comme François Bayrou ont intérêt à un rapprochement, assure l'ancienne secrétaire d'État. Pour le président, cela permettrait d'élargir son audience pour prendre en compte les idées plus sociales, plus humanistes. Pour François Bayrou, ce serait la confirmation de son discours, du fait que Hollande n'est pas réaliste dans son programme. » D’autant, ajoute-t-elle, que le leader du MoDem « ne peut pas rester dans une posture d'isolement. Ne pas choisir, c’est prendre le même risque qu’en 2007 pour lui : 18 % et 5 ans de silence ».

  • 6. Un siphonnage des voix frontistes incertain

Mais pour l’instant, cette stratégie de l’UMP – déjà tentée plusieurs fois (exemple en juillet 2011) – ne fonctionne pas. Joints par Mediapart, François Bayrou, excédé, explique que ce sont « des âneries », tandis que sa directrice de campagne, Marielle de Sarnez, dénonce une « manœuvre d'intox ». Centristes et frontistes semblent pour l'instant rester dans leurs camps. « La grande erreur de Sarkozy, c’est de ne pas avoir permis une dynamique avec une candidature Borloo au premier tour, comme celle de Mélenchon qui profitera à Hollande », analyse Dominique Paillé. « Et même s’il caresse les électeurs du FN dans le sens du poil, Marine Le Pen mise sur les législatives dans la foulée, donc elle va poursuivre sa ligne anti-sarkozyste. »

  • 7. Un candidat rejeté sur le terrain

L’antisarkozysme ambiant déteint désormais sur la stratégie adoptée. Depuis les huées de Bayonne début mars, l’équipe de campagne de Sarkozy communique son programme la veille pour le lendemain. Les insultes à la Réunion n’ont pas arrangé les choses. Son déplacement en banlieue, à Drancy (Seine-Saint-Denis), le 9 avril, a été tenu secret jusqu’au dernier moment. Les journalistes ont été prévenus à 10h38 par mail qu’un bus partirait du QG... à 11 heures. Par ailleurs, le candidat, qui affectionnait les longs bains de foule en 2007, les écourte en 2012. À la Concorde, la foule n’a pas attendu la fin de sa traversée pour plier bagages. Tandis qu’à Vincennes, Hollande jouait les prolongations en signant des autographes.

Sur le terrain, sortis des quartiers qui leur sont acquis, les militants de la majorité reçoivent un accueil difficile, comme Mediapart a pu le constater dans ses reportages vidéo (ici et ou encore). « On rame à contre-courant », nous confiait un militant, à Caen (Calvados). Le bus UMP, qui circulait dans les rues de Paris en amont du meeting de la Concorde, a lui aussi été mal accueilli. Les militants ne cachent plus leurs difficutés. Tous reconnaissent « le rejet de la personne du président », les dégâts « des premiers mois bling-bling ».

« On agite les peurs comme en 1981, c'est ridicule »

Place de la Concorde, le 15 avril 2012. © M.T.

Les ténors, eux, ont trouvé leur argument, que nous résume un membre de la majorité : « L’anti-sarkozysme a toujours existé. En 2007 on s’en prenait plein la figure. Sarkozy est atypique, et le pays est conservateur. » Autre pirouette, relayée abondamment à droite : cet anti-sarkozysme serait « le fait d’une élite parisienne », qui parlerait à la place de la « majorité silencieuse ». Dominique Paillé, lui, parie qu’« au second tour, ce rejet va s’amplifier ».

  • 8. Pas de projet concret

« Ce sera projet contre projet », ont répété tous les ténors de la majorité pendant des mois. Mais depuis que son candidat est déclaré, l’UMP ne fait campagne ni sur son bilan – mauvais – ni sur son projet – articulé autour d'une idée phare démagogique, « redonner la parole au peuple », avec le recours au référendum pour le système d'indemnisation et de formation des chômeurs, mais aussi pour les droits des étrangers. Accusant ses adversaires de mener une campagne anti-sarkozyste, la droite se déchaîne : vagues de communiqués anti-Hollande, attaques quotidiennes contre les socialistes dans les médias. Depuis une semaine, elle agite même le spectre d’une attaque spéculative en cas de victoire du PS.

À chaque meeting, ce sont encore les mêmes gimmicks contre la gauche qui sont récités par Nicolas Sarkozy. À court d’arguments, le parti présidentiel met sur la table des sujets loin des priorités : l’étiquetage de la viande halal, la réforme du permis de conduire ou encore l’idée de deux ou trois débats d'entre-deux-tours – au lieu d’un. Dans Le Figaro, Nathalie Kosciusko-Morizet tente de polémiquer sur le refus du candidat socialiste de faire deux débats : « Hollande n’aime pas le suffrage universel », décrète-t-elle.

« Comme il n’y a pas de débat de fond, ce sont uniquement du casting et des effets. Sarkozy avance son discours à la Concorde pour doubler Hollande. Il agite les peurs, en prédisant la même menace que Giscard en 1981 avec les chars russes sur les Champs-Elysées. C’est ridicule et ça ne fait pas un argument de campagne ! » dénonce Dominique Paillé. L’ancien porte-parole de l’UMP regarde avec dépit dans le rétroviseur : « En 2007, l’antisarkozysme était moins important car Sarkozy avait un vrai projet, il était le candidat de la rupture, il affichait un dynamisme créatif et il avait face à lui une candidate ni crédible, ni soutenue par son parti. Aujourd’hui, il n’a aucun projet concret, il a un bilan lourd à porter mais qu’il ne sait pas vendre. Il s’en prend violemment à Hollande alors que celui-ci ne suscite aucune antipathie. »

  • 9. Un bilan mal défendu

À écouter dirigeants, élus et militants, le bilan ne serait « pas si mauvais » étant donné « les quatre années de crise ». Mais beaucoup estiment qu’il n’a été ni « valorisé » ni « défendu ». Chez les radicaux, plus critiques, même constat. « On doit mettre plus en avant son action contre la crise, pense Rama Yade. Sarkozy a beaucoup réformé, mais le problème c’est qu’il n’y a pas toujours eu de service après-vente des réformes. Certaines réformes ont été trop vite oubliées, les esprits n’ont pas eu le temps d’en être imprégnés. Et les polémiques (les Roms, la déchéance de la nationalité, etc.) n’aident pas beaucoup à les retenir. »

  • 10. Une multiplication d'affaires

Affaires Karachi, Takieddine, Woerth-Bettencourt, liens noués avec le dictateur libyen Kadhafi, ou, plus récemment, mystère autour du financement de son appartement de l'île de la Jatte. Jamais un président sortant, dès son premier mandat, n’a été cerné par autant d’affaires, entre financement politique et enrichissement personnel (lire notre inventaire). Des affaires qui ont plombé son mandat et empoisonné sa campagne.

Marine Turchi


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