Santé environnementale : des ONG interpellent les candidats à l'Élysée

Mediator, bisphénol A, amiante, pesticides... Autant de scandales sanitaires qui, selon des ONG, appellent à la refonte totale du système de veille et de contrôle sanitaire. Cinq d’entre elles ont, lundi 16 avril, interpellé les candidats à l’élection présidentielle autour de leurs 25 propositions.

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Mediator, bisphénol A, amiante, pesticides... Autant de scandales sanitaires qui, selon des ONG, appellent à la refonte totale du système de veille et de contrôle sanitaire. Cinq d’entre elles ont, lundi 16 avril, interpellé les candidats à l’élection présidentielle autour de leurs 25 propositions.
Presque tous les partis ont répondu à l’appel : le Modem, le PS, Europe Ecologie-Les Verts, le Front de gauche et l’UMP. A moins d’une semaine du premier tour de l’élection présidentielle et alors que les questions de santé environnementale ont été absentes du débat, les représentants des candidats sont venus, dans une salle du Sénat, affirmer leurs soutiens à l’initiative de Robin des toits, Génération futures, Ecologie sans frontière, Respire et du Réseau environnement santé.
« C’est très positif, cela montre qu’il y a une sensibilisation croissante des partis politiques sur les questions de santé et d’environnement», se félicite André Cicocella, du Réseau environnement santé et chercheur en évaluation des risques sanitaires à l’Ineris (Institut national de l'environnement industriel et des risques), qui se dit «convaincu que le prochain quinquennat sera celui des réformes». «On ne nous refera pas le coup (du Grenelle)», assure-t-il, fustigeant l'annulation de la création d'un institut de veille environnementale pourtant prévue par le Grenelle.
Les scandales sanitaires ne «sont pas dus à de malheureux concours de circonstances, mais sont la conséquence d’un système. C’est ce système qu’il faut réformer pour mettre fin à ces scandales», affirment les ONG. Elles proposent notamment de mettre fin aux conflits d’intérêts au sein des organes de contrôle et d'expertise sur les sujets de santé environnementale, donnant en exemple le Centre interprofessionnel technique d’études de la pollution atmosphérique (Citepa), dont le conseil d’administration est «composé à 65 %» de membres de l’industrie automobile, pétrolière, énergétique. Les ONG prônent la transformation des EPIC (Etablissements publics à caractère industriel et commercial) et des associations ayant une mission de service public d’expertise en EPA (Etablissement public à caractère administratif) afin d'assurer aux expertises une totale indépendance. Les associations écologistes demandent également la création d’un institut de veille environnementale, l’ajout systématique d’un volet environnement à tous les plans des pathologies (Alzheimer, obésité, autisme...) afin de prendre en compte les liens possibles entre ces maladies et l’environnement, la création auprès des tribunaux d’un pôle de santé publique et de procureur spécialisé dans la délinquance en santé environnementale.

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