Allocation adulte handicapé : « La réforme est une question de dignité »...

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J'ai partager le même point de vu.. Ou comme première ministre. 

+++++++ smile

Merci à madame Rojas et à la rédaction pour cette passionnante ITW!

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  • 16/06/2021 22:44
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Aucun changement pour moi, j'ai vécu célibataire depuis mon début d'AAH, et je pense rester célibataire encore longtemps; donc ça ne fait pas un chamboulement pour autant.

Faut voir du côté de la PCH, car sur Senat.fr il est écrit :

"Actuellement, le plafond pour percevoir l'AAH lorsqu'on est en couple est de 3000 euros si c'est la personne handicapée qui travaille, et de 2270 euros si c'est son conjoint qui travaille en raison d'un abattement supérieur à 50% sur les revenus du bénéficiaire. "

Je ne sais pas comment ça ferait pour une personne qui touche 2270 euros par mois AAH + Travail et marié ? C'est individualisé aussi celle là ? Car si un couple d'handicapé percevant l'AAH avec travail se marie ensemble, et vivent ensemble, ça risque de plafonné haut. 2270 euros fois deux pour le couple ?

Merci pour votre réflexion. Je ne comprends pas la vision de ceux qui décident des plafonds, qui estiment, visiblement, que l'AAH est un revenu, et non-pas une allocation, une aide à la personne handicapée qui souvent a des frais SUPPLÉMENTAIRES NÉCESSAIRES (contrairement à une personne qui a la chance de ne pas avoir de handicap), souvent obligatoires, pour vivre, se déplacer, accéder à une certaine autonomie, etc...

Je pense que ces allocations devraient être perçues totalement par TOUTES les personnes qui ont un ou plusieurs handicap, quelques soient les revenus de leur conjoint. En cas d'activité lucrative de la personne qui a un handicap, j'imagine que cette allocation pourrait être dégressive en fonction de ses revenus propres, tout en en octroyant une partie minimum SANS condition. Ce minima est justifié par le caractère obligatoire des dépenses liées à son autonomie ou même à son confort, besoins supplémentaires par rapport à tout à chacun.

Le montant de l'"allocation adulte handicapé" devrait être revalorisée en tenant compte que la sécurité sociale et les complémentaires ne prennent pas en charge à 100% le matériel (parfois il n'y aucun remboursement), les prothèses, les protections pour l'incontinence, les sondes urinaires, les fauteuils roulants, les accessoires spécifiques, etc... Les restes à charge sont souvent importants, voir inaccessibles quand les proches n'ont pas les moyens ou l'envie de participer aux frais. Le montant AAH ne correspond en rien à une réelle autonomie des personnes concernées. Elle représente une aide financière importante, mais insuffisante, même si les "maisons du handicap" subventionnent en partie, dans certains cas et sur dossier, des travaux d'aménagement, du matériel adapté.

La normalité c'est l'entraide, l'aide à l'indépendance et au logement des personnes en difficulté, quelles que soient leurs difficultés. La normalité c'est l'empathie, l'intégration, l'écoute et la bienveillance. Nous ne sommes pas égaux mais nous pouvons prétendre à une certaine équité pour tou-te-s. 

L'hopital qui suivait mon fils, handicapé psychique,  ne lui a pas accordé l'allocation AAH parce que je l'hébergeait. Ce n'est pas qu'une histoire de couple.

Très bonne intervention.

En revanchTrès bon intervention.

En revanche, j’aurai une petite question pour les journalistes en général :

si on parle en français, je pense qu’il y a une différence importante entre une personne handicapée, et une personne en situation de handicap : selon moi, une personne handicapée n’a pas le choix et vit son handicap au quotidien, alors qu’une personne en situation de handicap est mise dans une telle situation par exemple si on lui bande les yeux pour lui faire vivre ce que vit un aveugle… Oui, j’ai dit aveugle et pas non-voyant…

une personne en situation de handicap =une personne handicapée. C'est juste un vocabulaire différent, des synonymes. 

Je ne comprends pas votre commentaire. Un handicap n'est pas choisi, il est forcément imposé !

Le handicap ne constitue pas une personne, il ne la définit pas. C'est pourquoi, aujourd'hui, logiquement et par bienveillance, on nomme les personnes "en situation de handicap" plutôt que "handicapées".

Bien heureusement, une langue vivante évolue, tout autant que notre société devrait le faire ! 

Une personne en situation de handicap, c'est une personne qui, en raison d'un handicap, est empêchée d'avoir la vie qu'elle aurait sans ce handicap.

Une personne handicapée...

C'est la même personne chez laquelle on ne decide de voir "que" le handicap.

Comme on qualifierait une personne de "rousse", "grosse", "de forte corpulence", "de petite taille".... Sans voir les autres aspects de la personne....

Elisa Rojas est une femme.

Elle est avocate.

Elle est militante.

Elle a aussi un handicap.

Elle est donc:

Une femme avocate et militante, en situation de handicap.

Ou bien

Une handicapée qui est avocate et militante.

Je prefère la premiere proposition.

Et vous?

Tant que l'aah n'est pas un droit, cette situation perdurera c'est un des faux prétextes admnistratifs.

Car n'oublions pas l'aah est une solidarité et non un droit. La pension d'invalidité de la sécurité sociale est un droit.

L'AAH est un revenu non imposable versé sous conditions de ressources, conditions contrôlées par la CAF.

Je trouve qu'Elisa Rojas écarte trop rapidement l'objection des autres minimas sociaux : RSA, ASPA (minimum vieillesse) etc.Une question de principe se pose aussi pour ces revenus. L'autonomie financière de la personne âgée qui perçoit le minimum vieillesse et qui se met en couple est également une question.

Il faudrait donc faire un choix cohérent : soit l'AAH est imposable et le couple déclare ce revenu et il reste à chacun son revenu après impôt. Soit l'AAH reste sous conditions de ressources et effectivement à partir d'un certain niveau de vie du couple, la personne handicapée n'a plus qu'un revenu très réduit voire inexistant.

Je regrette que ne soit pas abordé la question de la Prestation de compensation du handicap qui permet à une personne de financer une aide à domicile, soit par un aidant familial, soit par un emploi salarié, soit par un service, ce qui favorise un projet de vie autonome, hors institution. Cette prestation permet de financer également équipements (fauteuils, appareils auditifs, aménagement du logement..) et les dépenses liées au handicap. Elle a des lacunes qu'il faudrait analyser précisément.

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