Les retraites privilégiées d'élus parisiens légèrement écornées

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Grâce à un discret régime d'exception, des élus parisiens n'avaient pas à payer d'impôts sur leurs retraites d'élus. Le parlement a sévi: ils en payeront, un peu.

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Les anciens élus de la Ville de Paris ont failli perdre d'un coup tous leurs privilèges de retraités. Heureusement pour eux, les sénateurs veillaient. Dans la nuit du lundi 13 au mardi 14 décembre, en commission mixte paritaire, les parlementaires se sont mis d'accord sur un compromis. Certes, ces retraités parmi lesquels on trouve Jacques Chirac, Alain Juppé ou encore Lionel Jospin, payeront enfin un peu d'impôts sur les droits qu'ils ont acquis avant 1992. L'apparence est donc sauve, alors que les Français vivent une réforme douloureuse. Mais dans les faits, le régime de ces anciens élus restera encore très privilégié.