Manifestations: en finir avec ces armes qui mutilent

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Selon plusieurs décomptes, une centaine de « gilets jaunes » ont été grièvement blessés, principalement par des tirs de flashball et de grenades explosives, au cours de la mobilisation. Depuis une dizaine d’années, les victimes de ces armes, dont la dangerosité est unanimement reconnue, en demandent l’interdiction. Il est temps que l’État les entende et comprenne que la stratégie d’escalade dans laquelle il a engagé les forces de l’ordre mène au pire.

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Des mains arrachées, des visages brisés, des hanches déformées, par dizaines, voire par centaines. Après neuf semaines ininterrompues de mobilisation des « gilets jaunes », l’usage immodéré d’armes invalidantes (flashball, grenades explosives, etc.) par les forces de l’ordre a provoqué d’innombrables blessures, pour certaines irréversibles, parmi les manifestants. Jamais autant de munitions n’ont été tirées en un laps de temps si court en France durant la dernière décennie. Jamais autant de personnes ne se sont retrouvées projetées à terre, ensanglantées, une partie de leur corps amputée.