Procès du Carlton: DSK et l'ivresse du pouvoir

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Pour Dominique Strauss-Kahn, l'issue de l'affaire du Carlton ne fait guère de doute, il devrait être relaxé. Sa présence devant le tribunal correctionnel de Lille aura cependant permis « de se pencher sur le syndrome de la toute-puissance ». Et de dessiner les contours d'un monde où le pouvoir confine à l'aveuglement. Un pouvoir qui s'organise sur la courtisanerie, le cynisme et l'impunité.

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Lille, de notre envoyée spéciale.-  Il n’a rien laissé transparaître. Il s’est contenté de poser un regard noir sur les avocats des parties civiles. De temps à autre, seulement. Toujours furtivement. Il est resté assis toute la journée sur le banc des prévenus, coincé entre ses anciens compagnons de soirées, David Roquet et Fabrice Paszkowski, à écouter les plaidoiries de maîtres Dalmasso, Daoud, Lepidi, Maton et Laporte. À s’entendre rappeler combien il fut grand, combien il fut admiré, combien il fut porteur d'espoirs. Et combien il a « déçu ».