Vidé de ses cadres, déchiré par les querelles de succession, le FN est à l'agonie

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Terrassé par la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy, le parti de Le Pen vogue de crise en crise. Concurrencé par le souverainisme de Philippe de Villiers, menacé sur son extrême droite par le parti de Carl Lang, il apparaît à court d’idées neuves et fragilisé par l'hémorragie de ses cadres. Les règlements de comptes au sein du mouvement, la place grandissante de Marine Le Pen, occupent la vie du mouvement. En pleine crise idéologique et querelles de succession, le Front national est-il en fin de cycle? Enquête. (Photo © Fabien Dany).

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«Le Pen ne peut plus écarter sa fille, il peut juste reprendre ponctuellement la main avec un discours traditionnel, comme il le fait depuis trois mois», se réjouit son ancien secrétaire général, Carl Lang, qui a quitté le FN pour créer son «Parti de la France». Lors de la convention européenne du Front, qui a réuni le 14 mars à Arras (Pas-de-Calais), un millier de ses cadres, élus et militants, l’objectif était clair : remobiliser les troupes à quelques mois des élections européennes, montrer que le FN n’est pas mort, et qu’il compte bien rebondir en surfant sur la crise (voir le discours de Jean-Marie Le Pen).