Eglise et pédophilie: jusqu'à quand remonter?

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Même s’il a plaidé « l’erreur de langage », la phrase lui collera longtemps à la soutane : « La majorité des faits, grâce à Dieu, sont prescrits », a déclaré le 15 mars le cardinal Philippe Barbarin lors d’une conférence de presse consacrée aux scandales pédophiles qui secouent le diocèse de Lyon (voir ici la vidéo). Au-delà du lapsus, la question est centrale : dans l’affaire Preynat, mis en examen pour des agressions sexuelles sur des jeunes scouts lyonnais entre 1986 et 1991, La Parole Libérée, association d’aide aux victimes de ce prêtre pédophile, a retrouvé une cinquantaine de victimes présumées. Seules quatre d’entre elles ont pu porter plainte. Pour les autres, il est trop tard.