«On va crever»: ces précaires que la réforme de l’assurance-chômage brise en silence

Par Cécile Hautefeuille

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«Reporter cette réforme nous donnerait de l’oxygène. Un peu d’air. Parce que là, on va crever dans notre coin. » C’est un appel de détresse que lance aujourd’hui Sonia, 56 ans. Il lui manque quatre jours de travail pour ouvrir des droits au chômage. Mais du travail, il n’y en a plus. Sonia n’a plus aucune ressource. Elle n’a pas droit au RSA. Plus de perspectives pour quatre jours manquants.