Vite, changer de mode de scrutin, changer de République

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Une vague rose a installé, au soir de ce 17 juin, François Hollande et le parti socialiste dans une situation de pleins pouvoirs. C’est une situation « cohérente » mais porteuse d’immenses dangers, le premier étant celui d’une accélération de la crise de représentation politique. Il est urgent de modifier l’organisation de notre République pour refonder la citoyenneté.

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Au moins la situation est-elle claire. Dix-huit mois après l’annonce de sa candidature à la présidence de la République, en janvier 2011, François Hollande dispose aujourd’hui d’à peu près tous les pouvoirs. Des pouvoirs qu’aucun autre chef d’État ou de gouvernement n’a aujourd’hui en Europe, tant le présidentialisme de nos institutions est puissant. L’ancien premier secrétaire du PS, oublié ou simplement méprisé de 2007 à l’automne 2011, aura ainsi réussi un parcours sans faute. Un long parcours qui le met désormais dans une position similaire à celle de François Mitterrand en 1981, lorsque la gauche accédait enfin au pouvoir pour la première fois sous la Ve République.