Le mouvement des sans-papiers sort divisé et esquinté de l’occupation de la Bourse du travail

Après l'expulsion brutale de la Bourse du travail par le service d'ordre de la CGT, un rassemblement est prévu, ce vendredi, place du Châtelet à Paris, à l'initative de la coordination 75 des sans-papiers. Ce collectif a voté pour la fin du campement installé sur le boulevard du Temple, en échange de l'examen prioritaire de 300 demandes de régularisation. Après quatorze mois d'occupation, l'évacuation, avec matraques et grenades lacrymogènes, va laisser des traces dans le mouvement des étrangers en situation irrégulière. Associations, collectifs, partis de gauche, syndicats et soutiens de toutes sortes ont laissé éclater au grand jour leur discorde. Prises de position catégoriques, mails vengeurs et réunions plus qu'houleuses: les tensions ont été si vives qu'elles ont empêché une riposte commune. Enquête.

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Les quatorze mois d'occupation de la Bourse du travail par plusieurs centaines de sans-papiers et l'expulsion brutale organisée par l'union départementale de Paris de la CGT vont laisser des traces dans le mouvement de défense des étrangers en situation irrégulière. Associations, collectifs, partis de gauche, syndicats et soutiens de toutes sortes ont laissé éclater au grand jour leur discorde au point de laisser le champ libre aux pouvoirs publics. Prises de position catégoriques, mails vengeurs et réunions plus qu'houleuses: les tensions ont été si vives qu'elles ont empêché une riposte commune.

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