Depuis 40 ans, les mêmes recettes contre le chômage des jeunes

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Tous les commentaires

Encore une baisse des cotisations qui vous le verrez sera pérennisée ...

Proposition on ne peut plus pertinente, mais tellement aveuglante qu'on ne la voit presque jamais. Et que nos professionnels de la politique "oublient" de défendre. Oui, il faut taxer les robots à l'heure, tous les robots qui envahissent notre quotidien et chassent l'homme du travail ; Double avantage : en priorité, des cotisations sociales en plein essor pour garantir la santé et les retraites dans la durée ; mais aussi le retour potentiel à l'emploi de millions de chômeurs que les petits patrons pourraient préférer à une machine pour un même coût. On peut miser sur l'humain, non ?

Et bien sûr, en seconde mesure  essentielle mais portée avec timidité par les syndicats, une réduction du temps de travail pour partager ce dernier. Economiquement, un chômeur coûte probablement plus cher qu'un salarié et alimente les catastrophes sociales et sociétales. Le chômage n'a d'autre rôle que de permettre au patronat de maintenir en servitude le salariat.

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Vous avez mille fois raison, c'est toujours la faute à monsieur MELENCHON, dîtes le bien fort, allez... ne soyez pas timide...

Le seul ennui, voyez vous, c'est que cela doit le faire marrer... Mais, quelle audace quand même...

"l’exonération de ce qu’ils appellent des charges mais qui sont, en réalité, des cotisations sociales. Cela ne crée pas d’emplois mais retire à la Sécurité sociale des fonds importants. Et souvent le gouvernement ne compense pas ces pertes."

Le gouvernement a justement fait vEAUté a ses godillots de ne plus compenser les exonerations de "charges" q'il accorde. Ceci est destiné à creuser le "trou" de la SECU pour mieux justifier de la remplacer par des assurances privées.

Ma€ron n'a pas encore rempli son contrat avec Blackrock et cie, donc les 'réformes" des retraites et de la SECU vont ressurgir jusqu'à ce que les syndicats et les salariés abdiquent.

Franchement: à quoi cela sert-il de changer des idées qui perdent toujours ?????

Au moins nous connaissons les résultats à l'avance: un échec manifeste.

Si nos girouettes politiques innovent elles ne savent pas quel est le résultat .... C'est angoissant

Quand on perd, on est certain du résultat: on perd . final

oui, mais Mandela dans sa célèbre ou attribuée citation dit que lorsqu'il perd, il apprend...

il y a deux voies à mon avis vers la réduction des inégalités :

1) travailler moins (donc gagner moins) = polluer moins mais exister par une activité minimale (intermittence pour tout le monde).

 2) et mines d'emplois (intermittents forcément) pour ceux qui auraient des activités sociales et non de production : (soin, éducation, justice (ordre), hygiène des villes (balai), réparateurs de godasses ou de vélo....).

comme dans 'l'an 01"

 

Nous sommes d'accord, un sociologue ne juge pas, il analyse :)

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  • 18/07/2020 09:58
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Taux de chômage en Suisse 3%. Il serait intéressant de voir comment ils font. Suite au covid, le taux est passé de 2.9 à 3.2 en juin. Finalement, le patronat suisse après quelques inquiétudes liées au covid, se montre plutôt optimiste concernant l' impact de la crise sur l' emploi

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  • 18/07/2020 11:59
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Non, mais d’un point de vue statistique, ça sera spectaculaire. 100 000 jeunes en service civique, c’est 100 000 jeunes chômeurs de moins. C’est de l’affichage. Pareil pour les 200 000 qui seront en formation - des formations dont, pour l’instant, le gouvernement annonce qu’elles seront qualifiantes et non diplômant.

Il s'agit surtout, par ces mesures de goinfrer les centres de formation privés . N'oublions pas les mesures qui ont affecté les AFPA.

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  • 18/07/2020 12:08
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Par exemple, il y a une chose que ce gouvernement n’imagine même pas, c’est de créer des emplois dans le domaine public.

 

Dès les années 70 l'état organisait des concours pour entrer dans l'administration (La poste, les télécom, l'équipement, les impots ...etc) avec des nombres de poste conséquents . Je suis un de ceux que, après 2 ans de chômage au sortir d'études supérieures (DUT Génie Civil) ? n'a eu que cette bouée de sauvetage pour trouver un emploi . 

 

 

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  • 18/07/2020 12:29
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La jeunesse de ce pays est appelée à se confiner sous le tapis, c'est à dire, à ne pas déranger les beaux quartiers, à se taire, à accepter la répression, à se faire discrète et à se contenter de ce qu'il y a c'est à dire pas grand chose, à devenir invisible si ce n'est dans les beaux quartiers où les voies royales leur sont strictement réservées pourvus qu'elles descendent en droite ligne de vieux influents, ou de vieux fortunés. 

Cette année encore, elle devra accepter des emplois déguisés en service civique et formations bidons gratuitement. 

Elle devra se contenter de peu dans des universités bondés du fait de l'accroissement de la population bachelière cette année. 

Créer des emplois publics c'est plus que nécessaire. 

Réduire le temps de travail comme avancer l'âge de la retraite c'est ouvrir les portes des entreprises  à cette jeunesse qui y apportera son énergie. 

Rappel : les politiques d'austérité sorties tout droit de l'orthodoxie économique néolibérale de Macron ont achevé le taux de fécondité en France comme ces recettes ont atrophié la démographie au sud de l'UE et en Allemagne. La jeunesse est donc en voie de raréfaction. 

Un pays sans jeunesse est un pays qui meurt lorsqu'il n'a ni industrie, ni matières premières en quantité. 

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  • 18/07/2020 15:17
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Peut etre est-il temps de faire baisser d'un ton cet impératif de travailler.

Ca fait longtemps qu'il n'y a plus assez de postes pour tout le monde, bon nombre d'entre nous occupons des postes inutiles ou facilement remplacables par des algorithmes et des automates. Pas forcément tout le temps dans une meme journée, mais je ne dois pas etre le seul a penser que ma journée de huit heures, il y aurait bien moyen de la plier en une seule avec les outils adequats... mais que le faire, et generaliser ces solutions, ne ferait qu'aggraver le probleme du chômage puisqu'on continue a considérer que il FAUT avoir un emploi, peu importe qu'il serve ou non.

Mieux partager la richesse produite (en recuperant une taxe "robots" par exemple) , arreter de culpabiliser les chomeurs, et repartir le temps de travail dans des emplois qui ont un sens parait etre une solution viable.

Il n'y a pas de problème d'emploi des jeunes il y a un problème de l'emploi en général.

Il faut ré activiser la fabrication en France en baissant le cout des charges sociales sur les bas salaires, en fixant le ratio de 1 à 20 pour les sssalaires en entreprises.

Il faut que la taxation des salaies soit appliquée sur 100 % des payes et prélèvements forfaitaires, aussii réduction de 50% des dépenses de l' Etat.

 

en baissant le coût des charges sociales

Les cotisations sociales vous voulez dire ? Sans compensation de l'Etat ? Tant pis pour la sécurité sociale !! C'est bien ça ?

Baisser les cotisations sociales vous voulez dire ? Sans compensation de l'Etat ? Tant pis pour la sécurité sociale !! C'est bien ça ?

Oui, et ne plus soigner les gens, et lancer tous les 2 ans de nouveaux virus pour éliminer les plus vieux au delà de 70 ans .... petit à petit, il est possible de faire bien baisser la population, en ne gardant que les plus jeunes.

Le covid19 c'est une aubaine pour l'économie et avec toutes ces mesures barrière protectrices, il y aura surement une baisse de la nativité dans 8 mois.

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  • 18/07/2020 18:51
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Il y a 2 principes majeurs dans cette entourloupe du chômage des jeunes.

Le premier c'est de baisser pour les entreprises ce qu'ils appellent le coût du travail.

Le deuxième c'est d'habituer les jeunes à avoir des salaires plus bas que leurs aînés.

Vous trouverez des explications d'ordre plus général ici : https://blogs.mediapart.fr/naunau/blog/300319/fiche-pratique-13-la-politique-des-bas-salaires

Beaucoup de critiques et une seule proposition qui est bien bancale... Créer des emplois dans le public, à la charge de l'état.

L'article montre justement que les emplois créés dans le privé seront eux aussi "à la charge" de l'état, via la suppression des cotisations sociales. Si ça c'est pas bancal...

Notre probleme est demographique... trop de nouveaux entrants sur le marché du travail qui se reduit du fait de la crise de la digitalisation de la desindustrialisation organisée par le gouvernement et de l exacerbation de la concurrence organisee par l UE ouverte a tous les vents et en premier lieu a la Chine . Cette derniere pratique un esclavage organisé qui permet de concurrencer et detruire nos entreprises de s approprier notre savoir faire et de vassaliser notre economie . Mais notre gouvernement d opportunistes et de pillards est trop occupé a faire des deals et toucher ses com sans aucun discernement se contentant de changer les lois pour reduire les droits des salaries et les appauvrir ... arrêtons donc de lui fournir cette chair à canons raréfions la main d oeuvre pour mieux la valoriser.

La baisse constante des salaires est encore compensée par les anciennes generations plus chanceuses jusqu au jour ou le salaire meme sera remis en cause par un patronnat toujours plus cupide qui reve d esclave pour concurrencer la Chine

Je confirme la conclusion de l'article : la fonction publique manque cruellement de bras.

Je travaille au Muséum national d'histoire naturelle où les responsables de collections réclament des techniciens pour l'entretien des spécimens et la gestion de leurs mouvements depuis une éternité. Bien au contraire, les départs à la retraite ne font pas l'objet de "remplacements" et CDD ou vacations (un comble de l'emploi précaire) pallient tant bien que mal les déficiences.

Comme quoi, des boulots, il en existe... en conséquence, j'imagine que c'est l'argent pour les financer qui manque... ou qui est mal employé.

C.SdC

 

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La première version de mon article, paru vendredi 17 juillet, comportait une erreur. Lors de l’entretien avec Dominique Glaymann, j’ai mal entendu le terme que le chercheur avait employé et j’ai  remplacé, par erreur, « comptable » par « coupable » dans la phrase : « Il me semble qu’on peut considérer qu’il est en partie comptable des politiques économiques qui ont été mises en œuvre depuis et qui nous amènent à la situation dans laquelle nous sommes aujourd’hui. » La correction a été faite le samedi 18 juillet.