Elections: quelques règles pour un bon "charcutage" des circonscriptions

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L'opposition dénonce un manque de transparence; le ministre veut calmer le jeu. Avant même les véritables négociations, le redécoupage de la carte électorale (inchangée depuis 1986) suscite une polémique. Le secrétaire d'Etat aux collectivités territoriales, Alain Marleix, sera officiellement chargé, lors du conseil des ministres de ce mercredi, de mener à bien ce chantier explosif sur lequel pèsent les suspicions de «charcutage électoral». Mais quelle est la réelle marge de manœuvre du gouvernement? Mediapart a décrypté les enjeux (et les dangers) de ce redécoupage.

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En coulisses, les tractations ont commencé depuis des mois. Des mois au cours desquels les parlementaires ont brossé dans le sens du poil Alain Marleix, le secrétaire d'Etat aux collectivités territoriales chargé de l'opération de redécoupage de la carte électorale. Ce projet est loin d'être finalisé – il faudra attendre le recensement de l'Insee, en janvier 2009 –, mais c'est ce mercredi que la "loi d'habilitation" (lire sous l'onglet Prolonger) est examinée en conseil des ministres. Une simple officialisation du choix de Nicolas Sarkozy de confier cette refonte des circonscriptions législatives à son fidèle secrétaire d'Etat aux collectivités territoriales, quand cette tâche revient traditionnellement au ministre de l'intérieur, en l'occurrence Michèle Alliot-Marie.