Affaire Dray : le venin du soupçon

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En annonçant jeudi 17 décembre qu’il ne citerait pas devant le tribunal correctionnel Julien Dray, visé depuis un an par une enquête préliminaire (menée sous le seul contrôle du parquet, dépendant hiérarchiquement de la chancellerie), le procureur de Paris, Jean-Claude Marin, a involontairement relancé le débat sur la suppression du juge d'instruction. Sa décision de blanchir le député socialiste, mis en cause dans des mouvements financiers suspects, ne serait pas dénuée d'arrière-pensées politiques, soupçonnent les détracteurs du magistrat. Une critique inévitable dès lors que ce dossier “sensible” n'a pas été confiée à un juge indépendant.

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En annonçant jeudi 17 décembre, après en avoir informé la chancellerie, qu’il ne citerait pas devant le tribunal correctionnel le député socialiste Julien Dray, visé depuis un an par une enquête préliminaire (menée sous le seul contrôle du parquet), le procureur de Paris, Jean-Claude Marin, a involontairement déclenché une nouvelle polémique dans cette affaire décidément vouée à la controverse.