Le gouvernement entrave le désarmement de l’ETA

Par

Enlisé depuis cinq ans, le processus de paix au Pays basque bute sur le désarmement de l’ETA. Des personnalités de la société civile ayant pris en main ce désarmement ont été interpellées. Unanimes, les élus locaux dénoncent le « cynisme » du gouvernement.

La lecture des articles est réservée aux abonnés.

Le nouveau ministre de l’intérieur Bruno Le Roux n’a pas tardé à enfiler son plus beau costume de premier flic de France. Vendredi 16 décembre au soir, une vaste opération policière menée par la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI), la brigade de recherche et d’intervention (BRI) de Bayonne (Pyrénées-Atlantiques) et des policiers de l’unité d’élite du RAID, assistés de policiers de la guardia civil espagnole, a conduit à l’interpellation de cinq « individus en relation avec l’organisation terroriste basque ETA » en présence d’un important arsenal (armes, explosifs et munitions) dans une maison de Louhossoa (Pyrénées-Atlantiques), village de 800 habitants au creux des montagnes basques.