Dopage: Les syndicats de sportifs français déboutés à Strasbourg

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La Cour européenne des droits de l’homme a débouté jeudi la Fédération des syndicats de sportifs français qui dénonçait le caractère intrusif de l’obligation faite à certains d’entre eux d’être "localisables" une heure par jour à leur domicile en vue d’un éventuel contrôle antidopage.
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STRASBOURG (Reuters) - La Cour européenne des droits de l’homme a débouté jeudi la Fédération des syndicats de sportifs français qui dénonçait le caractère intrusif de l’obligation faite à certains d’entre eux d’être "localisables" une heure par jour à leur domicile en vue d’un éventuel contrôle antidopage.

Le gouvernement avait instauré cette obligation visant un "groupe cible" en 2010 pour se mettre en conformité avec les principes du code mondial antidopage qui prescrivait des contrôles inopinés.

Les requérants, la Fédération nationale des associations et des syndicats sportifs (FNASS), plusieurs de ces syndicats et la cycliste Jeannie Longo à titre personnel, estimaient que ce dispositif constituait une violation du droit au respect de leur vie privée et familiale.

La juridiction du Conseil de l’Europe reconnaît que, si la mesure litigieuse porte "atteinte" à ce droit, cette atteinte est relative et répond à une obligation de "protection de la santé", inscrite dans les textes nationaux et internationaux relatifs à la lutte antidopage.

"Les intéressés doivent prendre leur part de contraintes inhérentes aux mesures nécessaires pour lutter contre un mal qui sévit particulièrement dans le milieu de la compétition de haut niveau", affirme-t-elle.

L’arrêt, qui a été rendu à l’unanimité des juges, est susceptible d’appel.

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